Les Colocataires

College Friends in Poverty Style Appartment

Aujourd’hui, je vais vous parler des colocataires. Oui, parce qu’il existe tellement de sortes de colocataires différents, qu’on pourrait en remplir des pages.

Vous en avez déjà tous eu, croyez-moi, mais prenez le terme au sens large, de personne(s) avec qui vous vivez. Donc ça peut être vos parents, frères et sœurs, votre compagne-compagnon. Les véritables colocataires… Le squatteur qui ne fait jamais rien à la maison, mais qui occupe le canapé… Le petit-ami de votre coloc qui est toujours collé à elle, vous empêchant de partager avec elle votre série préférée et des séances de discussion « girl only », si seulement il avait la délicatesse de faire la vaisselle à ce moment ! Il y a l’ami bourré que vous retrouvez sur le canapé au lendemain d’une soirée et à qui il fait donner doliprane, grand verre d’eau et surtout ne pas parler trop fort alors que vous avez dû nettoyer la salle de bain à sa place. Il y a le gars super gentil qui vous raccompagne tous les jours de la fac, qui prend un café tous les jours avec vous, vous aide pour vos devoirs de droit, qui se fait des idées, mais bon, il vous prépare de bons petits plats, il regarde avec votre série préférée avec vous, alors vos n’avez pas le cœur d’être trop ferme. Il y a la super fille que vous espérez mettre dans votre lit, mais qui repart toujours après vous avoir allumé.

Et bien d’autres !

Mais, en fait, ce n’est pas du tout de ça dont je veux vous parler !

Moi je m’intéresse aux colocataires qui ont plus de deux pattes ! Généralement six, huit, ou plus. Parfois moins, ça arrive aussi de temps en temps (des fois la chasse tourne mal et ils perdent des pattes en route).

Oui, parce que mes colocataires je les « choisis » avec soin. Moi, j’habite en France, ne vous attendez pas à beaucoup d’exotisme, pas de scorpions, d’araignées géantes, mais vous aurez donc la joie de vous reconnaître dans ces situations-là !

Colocataires classiques :

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1/ Les araignées : personnellement tant qu’elles ne me courent pas dessus, je n’ai pas trop de soucis avec elles. Ce sont souvent mes colocataires à deux pattes qui ne les aiment pas et parfois ça peut être drôle. Je passe parfois même des pactes avec certaines araignées, si elles sont dans l’angle le plus reculé de la pièce, au plafond, et qu’elles ne me gênent pas, je les laisse tranquille et elles mangent moustiques et mouches.

2/ Les moustiques et les mouches : quand on vit à la campagne, près de points d’eau, ou près d’animaux, c’est parfois pénible. Cette année j’ai acheté deux tapettes, rien que ça et gare à vous !

3/ abeilles, guêpes, guêpes maçonnes, frelons : alors non, je ne cohabite pas avec ces bêbêtes, si elles entrent dans une pièce, je quitte pas pièce et j’attends qu’elles partent. Une guêpe maçonne avait malgré tout commencé à faire son nid dans ma chambre, chez mes parents. Sale bête !

Tout le monde n’en a pas (pas à chaque fois en tout cas!)

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1/ Les invasions de coccinelles. Ça a l’air mignon comme ça, mais croyez-vous plusieurs années de suite on a été envahi de coccinelles chez mes parents, elles entraient par centaines dans ma chambre, chez mes parents, pour mourir par terre. Ce n’est pas méchant, certes. Mais ça se glisse un peu partout et ça mord (eh oui). Donc mieux vaut secouer ses vêtements, parce qu’avant de s’habiller, on peut avoir des surprises !

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2/ Dans mon tout premier appart’, j’ai eu des blattes. Pas moi toute seule, hein, mais j’habitais dans un très vieil immeuble et en fait il y avait une double paroi, en gros ça faisait : mur, espace d’au moins dix centimètres, et nouveau mur où il y avait les appartements. Donc ce superbe espace, multiplié par une dizaine d’appart’ sur une dizaine d’étage devait faire une ville entière pour les cafards et impossible de les tuer. La seule période où j’en ai moins eu c’est lorsque que l’appart’ deux étages en dessous du mien a brûlé (oui oui, très sain là-bas, je garde de merveilleux souvenirs de ce 1er appart’). Bref, les cafards, c’est l’horreur, ils étaient assez gros, y’en avait partout, ils passaient parfois à quelques centimètres de mon visage, et quand la première chose que vous voyez en vous réveillant c’est un cafard, ça laisse des traces. Ça ne me manque pas DU TOUT !!

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3/ J’ai ensuite eu un appart’ où, miracle, il n’y a eu qu’une colloc’ à deux pattes qui n’avait peur que des colloc’ à huit pattes et pas trop de cette dernière espèce-là, donc ça a été. Mais maintenant, je suis descendue un peu dans le sud, donc j’ai la joie d’expérimenter de nouvelles espèces : les mille-pattes ! La première fois que j’en ai vu un traverser ma chambre (juste à côté de moi, je faisais mes abdos couchée par terre), j’ai fait beurk, saisi une chaussure et plus de mille-pattes. La deuxième fois, c’était moins sympa, je lisais dans mon lit, heureusement c’était le matin. Et cette chose a foncé droit sur moi. J’ai bondi hors du lit (en prenant malgré tout l’échelle parce qu’encore une fois j’ai un lit en mezzanine) et j’ai déguerpi devant l’ennemi aux multiples pattes. Lorsque j’ai osé repointer le bout de mon nez, armée d’une godasse… plus aucune patte à l’horizon. Je ne l’ai jamais retrouvé, nul part dans la chambre, pourtant pas immense. Mystère… La troisième fois, j’ai tué la bête et j’ai poussé son cadavre en offrande vers une huit pattes pour qu’elle m’en débarrasse ce qu’elle a fait, comme quoi, faut pas toute les tuer !

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4/ Dernier épisode en date : les souris (je crois que c’est le titre d’une nouvelle de Dino Buzatti, mais mon histoire fait moins peur). L’autre jour, j’entends un drôle de bruit dans la salle de zine (comprenez la pièce qui me sert de salle de bain ET de cuisine, eh oui, les joies de la vie de ni tout à fait étudiante, ni tout à fait salariée!), au début je pense qu’un paquet de pâtes (et non pattes, cette fois) glissait dans mon placard, mais au bout d’un moment, je vais voir et je vois deux pattes (et non pâtes) et une queue qui se sauvent sous le placard ! Après le week-end où j’étais absente, le verdict tombe, de petites crottes sont laissées un peu partout, il y a une souris ! Alors personnellement, je n’ai pas peur d’une petite souris, mais bon, ça essaye de s’infiltrer partout, de manger mes provisions, ça fait des crottes sur le plan de travail où je cuisine, près de ma brosse à dent, c’est pas super hygiénique tout ça ! Donc première attaque, la tapette ! Tout le monde sait en théorie comment ça marche, devant l’engin, c’est intéressant de savoir réellement comment armer le piège pour qu’il soit le plus sensible possible sans se coincer soi-même les doigts sous le ressort, parce que si ça brise le cou de la petite bête, ça serait capable si ce n’est de nous briser un doigt, au moins de nous faire perdre un ongle ! La première nuit, le piège ne devait pas être assez sensible, la souris a tout mangé sans rien déclencher. J’ai recommencé et la seconde nuit plus de souris. Après un super ménage, j’entends de nouveau du bruit. Je mets un petit morceau de galette (pour faire des trucs mexicains chez soi, tapas, etc), vu que je n’ai ni pain ni fromage, par terre, toute la nuit, en me disant que si c’est grignoté le lendemain, c’est qu’il y a encore une autre souris. Ce n’est pas mangé, donc pas de souris, ouf.

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Le surlendemain, il y a de nouveau des crottes partout !

Cette fois on va passer au poison !

Pour les souris affaire à suivre !

Et je n’ai pas d’autre colocataire en ce moment.

Et vous, qu’elles sont vos mésaventures ?

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18 commentaires pour Les Colocataires

  1. Kimysmile dit :

    ça me donne froid dans le dos 😀

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  2. Manihola dit :

    Etant étudiante, mes chevilles avaient été royalement « mangées » par des puces… Et cet été, j’ai découvert que les mouches (très prolifiques cette année je crois) piquaient !

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  3. 07marie dit :

    Ahah! Tres bon article!! En ce moment j’en ai 4 a 2 pattes!!! Mais j’aimerai pas croiser trop de « plus de pattes »!!

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  4. moino dit :

    Coucou!
    J’ai beau être sous les tropique je n’ai pas beaucoup plus d’exotisme, si on oublie que les blatte peuvent être longue comme une paume et que les mille pattes font tellement mal que le jour où j’en ai vue trainé un dans ma chambre, j’ai préparé la pompe à venin pour moi et le couteau de poche pour lui, et j’ai pas beaucoup dormis… Les souris c’est sympa! A Madagascar on m’a même donné ce conseil : « si la première fois que tu dors chez ton compagnon et que tu n’entends pas de souris, change de compagnon celui-ci n’a pas de nourriture »!

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  5. Herb'au logis dit :

    moi je les choisis mes coloc !
    j’en ai un à deux pattes et une barbe
    et une à quatre pattes et une moustache
    quant aux autres :
    araignées surtout si velues
    coccinelles même colorées
    libellules ou oiseaux égarés dans la véranda
    souris vives (très vives) rapportées pas la coloc à 4 pattes, et souris mortes (très mortes, voir prédécoupées ou prédigérées) rapportées par la même coloc
    écureuil se faisant un nid douillet dans l’isolation du toit
    limaces ou escargots installés dans mon frigo au chaud dans la salade

    je les invite (parfois sans grande délicatesse, je le reconnais) à retrouver TRES rapidement le chemin de l’air libre

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    • mais peut-on appeler colocataire ceux qui sont déjà pré-mâchés, mdr ?
      je connaissais quelqu’un qui en avait eu un de ce genre, mais dans le frigo (une souris morte dans le bac du frigo (dans le circuit d’eau qui se remplissait et se vidait d’eau, je suis pas douée en technologie des frigos, bref, il régnait régulièrement une horrible odeur de viande pourrie sans qu’ils arrivent à comprendre pourquoi ^^)
      en même temps, si tu voles la maison des limaces pour la mettre dans la tienne, elles viennent te dire bonjour 😉

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  6. Lullaby dit :

    Brrr ! J’aime pas tous ces colocataires ! Les araignées, je les tolère dehors, pas à l’intérieur, alors si elles ne sont pas trop grosses, je les capture et les met dehors.
    Les coccinelles, c’est parce que ce sont des chinoises : les cocci » européennes ne rentrent pas, mais pour favoriser la lutte écolo contre les pucerons, des milliers de cocci » ont été importées de Chine (ce qui n’est pas très écolo, surtout qu’on en a en Europe, mais bref, passons). Or, les cocci » chinoises ne supportent pas les hivers de chez nous ! Du coup, elles rentrent dans les habitations et y meurent. On les reconnaît à leur couleur, souvent orangées et moins rouges que leurs cousines françaises. Mes parents aussi étaient envahis, quand ils habitaient encore à la campagne.
    Les autres bébètes pénibles, aussi, c’est les bêtes d’orage – on subissait des invasions tous les ans, chez mes parents, à la campagne ! Ces petits machins minuscules, comme des traits d’union noirs, se faufilaient partout – sous les cadres, même. Le pire c’est quand on faisait du vélo : on en avait plein les bras, le T-shirt et tout. Je crois que ma mère a encore des cadres où des bestioles se sont fourrées entre le sous-verre et l’illustration (tout de suite, ça fait moche). Après, j’ai su que ces bêtes d’orage arrivaient en masse durant les moissons et comme on était entourés de champs, ben j’ai compris.
    Beurk beurk en tout cas tout ça !

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    • oui, les coccinelles japonaises c’est vraiment une plaie, en plus elles tuent les nôtres ! de tte manière, la plupart des espèces ramenées de pays lointains (les frelons asiatiques, la renouée du Japon, et autres bêtes et plantes, ont tendance à pourrir notre eco-système, comme nos gentilles bêtes et plantes pourrissent le leur quand on en leur apporte par mégarde !)
      ah je ne connais pas les bêtes d’orage, mais ça doit pas être facile de s’en débarrasser ! bon courage avec ça ! tu es dans quelle région toi ?

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  7. Herb'au logis dit :

    l’autre soir, alors que je venais de donner lecture de ton article aux personnes
    chez qui nous sommes dans le midi, je vais dans ma salle de bain, et plash ! bruit caractéristique pourtant pas entendu depuis longtemps : un margouillat s’est laissé choir de derrière la glace pour aller se réfugier sous un meuble… malgré des efforts héroïques nous ne l’avons pas retrouvé, il a bien fallu « colocater » avec lui pendant la nuit, et espérer qu’il retrouve le chemin de la liberté le lendemain? mais… nous n’avons eu aucun moyen de le vérifier, peut-être est-il encore là? ! …

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