Elle s’appelait Sonia Verjik

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Dominique Lebel

édition Hélène Jacob

Dila a 32 ans. Elle est désormais plus âgée que sa mère lorsque celle-ci est morte. La jeune femme a donc besoin d’en savoir plus sur la femme qui l’a mise au monde, mais qu’elle n’a jamais connu.

On commence alors à découvrir l’histoire de Sonia, jeune Yougoslave à la beauté sauvage. À 25 ans, elle rencontre François, un ingénieur qui la ramènera en France, en Bretagne. Elle le quittera rapidement pour Jean-Baptiste, un comédien de théâtre où elle aura obtenu une petite place comme femme de ménage.

Les destins se croisent, les personnages s’effleurent dans ce poétique ballet. Sonia et son indépendance ; François et Jean-Baptiste, les hommes qui l’ont aimé ; Madeleine qui dirigeait le théâtre et l’ancienne compagne de Jean-Baptiste ; les deux frères de Sonia, l’un à Paris, l’autre pris dans la guerre de Yougoslavie ; Florence, dans le temps présent, la compagne de Dila.

Ce roman est plein d’émotion et chacune des parties apporte un regard nouveau sur l’histoire et sur la femme qu’était Sonia. J’ai un peu regretté malgré tout que Sonia soit aussi présente dans la première partie. En effet, elle écrase un peu sa fille, Dila, et notamment sa relation avec Florence qui semble prendre même moins de place que la relation de Dila avec ses élèves, c’était d’après moi un peu dommage. De même tout ce qui concerne le théâtre de Dix heures, Madeleine et Jean-Baptiste, je trouve que ça aurait été plus judicieux de le placer dans la seconde partie, ne serait-ce que par des flash-back. Certes ça aurait ralenti la fin du roman, mais d’un autre côté ça aurait redynamiser la première partie et recentrer l’intrigue sur Sonia et Dila plutôt que d’ajouter Madeleine dans l’équation (alors qu’elle aurait eu totalement sa place dans la partie racontée par Jean-Baptiste).

La troisième partie, très surprenante se finit peut-être un peu abruptement compte tenu du fait qu’on comprend finalement très vite ce qu’il en découle, mais elle apporte une vraie valeur ajoutée et j’ai beaucoup aimé ce retournement de situation.

En somme, un joli petit roman, il m’a juste manqué un peu plus de situation dans le présent de Dila que j’aurais mieux aimé connaître (encore une fois par rapport à Florence, plus de petites scènes de la vie quotidienne de ces deux femmes ensembles comme on en voyait pour Dila et ses élèves), même si j’ai bien conscience que Sonia est le personnage principal du roman. De plus, j’ai bien aimé le fait de découvrir la Yougoslavie à cet époque, avec beaucoup de pudeur d’ailleurs, le côté historique est très intéressant et n’alourdit pas du tout le roman.

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Un commentaire pour Elle s’appelait Sonia Verjik

  1. Oui celui-là relevait le niveau ! pas un énorme coup de cœur, mais c’était plutôt sympa !

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