6 Janvier 2016 : Epiphanie

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Quel pouvait bien être le rapport entre Eurêka, Zeus et… une galette des rois ? Clairement, si les deux premiers faisaient référence au monde grec, Emma n’avait jamais entendu dire que les grecs dégustaient des galettes de pâtes feuilletées (d’ailleurs quant a-t-elle été inventée ? (au XVIIeme siècle en France, mais les grecs connaissaient déjà le feuilletage)) avec de la frangipane (inventée certainement au Xvème en Italie, même s’il y avait certainement quelque chose qui s’en approchait dans l’Antiquité). Bon, est-ce qu’Archimède dégustait une part de galette des rois dans son bain lorsqu’il trouva son fameux Eurêka ? Peu probable.

Et Zeus alors ? Le coureur de jupons de l’Olympe. Si la publicité nous le présente comme fin amateur de Ferrero Rocher, on a jamais entendu parler d’un faible pour la galette des rois. Et pourtant, avec quelques recherches, on s’aperçoit qu’il est dit comme « epiphane » (« épis » »fan » ? « et puis fan » ? De qui, de quoi?)

Emma s’amusa toute seule des lignes qu’elle écrivait. Avant de se mordre les lèvres, peu de chance que son professeur apprécie cette introduction peu commune. Où était la phrase d’en-tête, la problématique et son explication ? Quant au plan, qu’il aille au diable, passons à l’explication !

En réalité, une épiphanie n’est pas seulement une fête où on se gave de galette et où on se lamente de ne pas avoir eu la fève. Une épiphanie est le sentiment soudain, alors qu’on cherche depuis longtemps, d’avoir enfin trouvé la pièce manquante du puzzle (la fève ?, non, restons concentrés!).

Du coup, Eurêka (« j’ai trouvé », pour ceux qui ne parleraient pas le grec ancien couramment) est le mot utilisé par Archimède lorsqu’il trouva (of course) la réponse à ce qui le turlupinait depuis des lustres !

Bon, vous avez compris le principe, il y a également une épiphanie dans quasiment toutes les séries policières, mais aussi dans Doctor House (vous savez le moment où quelqu’un lui parle de tout autre chose et que soudainement il compend ses erreurs et peut guérir le malade qui allait mourir dans les prochaines heures ! (si on lui avait donné une galette des rois à chaque fois, il aurait été probablement moins grognon (mais ce que j’en dis, moi…))) (oui, ça fait beaucoup de parenthèses à fermer, mais depuis qu’Emma avait lu « La Petite femelle » de Jaenada (critique à venir prochainement) l’utilisation des parenthèses apparaissaient comme un jeu plutôt amusant).

Du coup l’épiphanie c’est également le moment où les rois mages trouvent enfin l’Enfant Jésus, parce que leur étoile-GPS les a fait tourné en rond dans le désert quelques jours supplémentaires.

Quant à Zeus ? Eh bien lui, il est souvent la fève que les jeunes mortelles auraient préféré ne pas trouver. Oui, parce que ce dieu apparaissaient sans prévenir, et bam, la fille tombait amoureuse (peu importe son apparence du moment et Zeus avait de l’imagination et des ressources), et bam elle tombait enceinte, et bam elle tombait sous le courroux d’Héra, plutôt jalouse. Et donc à force de tomber, on finit par se faire mal et c’est souvent ainsi que se finissait l’histoire pour elles.

Tout ça pour vous dire, qu’à moins de vous casser une dent sur la fève, les épiphanies sont moins dangereuses aujourd’hui. Et que si vous faîtes face à un problème insoluble, allez manger une part de galette, peut-être trouverez votre Eurêka et dans ce cas-là penserez-vous à moi !

Sujet du 7 Janvier : Créez un animal

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20 commentaires pour 6 Janvier 2016 : Epiphanie

  1. Herb'au logis dit :

    sacré Emma, elle nous en raconte ….!!

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  2. Herb'au logis dit :

    Epiphanie

    Des quatre coins du monde, ils accouraient.

    Gaspard, le roi noir, en blêmissait, c’était plus de son âge de courir en suivant les étoiles ! D’ailleurs c’était cette nuit la nuit des étoiles et il y avait tellement de nuages qu’il n’en a vu qu’une, qui filait à toute allure…

    Melchior se prenait les pieds dans sa barbe, en courant le nez en l’air, ce n’est pas étonnant.

    Balthazar pestait contre sa femme, qui avait insisté : « Si, si, il faut leur apporter des cadeaux, ça se fait dans ces circonstances. Fouille dans ta malle aux trésors, tu trouveras bien quelque chose ». Et c’est comme ça qu’il se trouvait maintenant avec un sac à dos bourré d’or, de myrrhe et d’encens. Pas facile à transporter en plus. Enfin, l’avantage, c’est qu’au moins certains de ses présents sentaient bon.

    Et pis… Fanny…elle, elle venait du midi, vé ! Elle aussi était bien chargée, peuchère ! Ils avaient fait la fête à Noël et il restait encore plein des treize desserts : des calissons d’Aix en Provence, des nougats de Montélimar, des fruits confits (de Tourette sur Loup, chez Florian, ce sont les meilleurs), la pâte de coing de sa maman (miam !), etc, etc… bon, elle se demandait bien si c’était bien compatible avec le lait premier âge, mais ça ferait toujours plaisir à la Vierge Marie et à son copain Joseph.

    Ça a mis du temps, mais ils ont fini par arriver.

    Ils ont trouvé un joli bambin, un peu maigrelet (la Vierge Marie était bien fatiguée après ce long voyage, elle avait un peu du mal à le nourrir entièrement, et la pharmacie était loin de l’étable). Il babillait déjà, racontant des histoires que, seul lui, comprenait (et ça, ça allait durer longtemps, mais personne ne le savait encore).

    Autour de lui, un âne. C’est gentil, un âne, ça a les oreilles toutes douces, et puisque personne ne lui avait apporté de doudou, il fallait bien que l’enfant Jésus s’en contente.

    Et un bœuf. Qui soufflait comme un bœuf, d’ailleurs, il devait être un peu asthmatique. Enfin, il ne fallait pas se plaindre, ça compensait le manque de chauffage central (dans ces pays, ils en ont rarement besoin, et encore moins dans une étable).

    Il y avait aussi des moutons, des bergers, tout un monde admiratif de ce petit bout. Ils se penchaient sur sa crèche (ils n’avaient pas encore acheté de berceau, les soldes de début janvier n’étaient pas encore commencées) et faisaient des vœux.

    Mais, bon, le petit Jésus, lui, n’en avait que faire. Il avait d’ores et déjà décidé qu’il n’en ferait qu’à sa tête. Mais ça c’est une autre histoire…

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  3. LadyButterfly dit :

    Idem , j’ai pondu une belle ânerie aussi – je vais la mettre en ligne 🙂

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  4. Joëlle dit :

    Je constate que je ne suis pas la seule à (ab)user des parenthèses! 😀
    Ce défi me donne l’occasion de lire de très plaisantes choses pendant que mon thé matinal infuse… Merci à toutes celles qui y participent!

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  5. Passion Culture dit :

    Après une dizaine de jours d’absence, me voici de retour, et j’espère bien rattraper mon retard ! Voici donc mon épiphanie : http://passionculture.be/2016/01/16/epiphanie/

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