14 Janvier 2016 : Souvenirs d’enfance

fireflies

C’était l’été, pendant les grandes vacances. Je suis petite, certainement en primaire. Il fait beau, mais il fait chaud, malgré la nuit qui est finalement tombée. On a mangé dehors, sur la terrasse, avec des invités. À une certaine heure, j’ai été envoyée au lit.

Dans celui-ci, un simple drap dont je m’entortille pour avoir l’impression d’être un peu couverte, mais le moins possible, il fait tellement chaud ! La chambre est plongée dans une pénombre un peu bleuté, à cause des rideaux épais qui cachent l’extérieur. La fenêtre est ouverte, les volets entrouverts, seuls les rideaux isolent vraiment de l’extérieur.

Je suis allongée sur le dos, pas encore prête à dormir, et j’écoute les bruits de la nuit. Les grillons qui chantent, les grenouilles qui coassent par moment. Mais surtout j’entends le bruit qui me parvient étouffés des conversations des adultes, des éclats de rire, des tintements de verre, une impression de bonne humeur, de vacances, de soirée estivale libre de tout soucis.

Et je m’endors en les imaginant encore autour de la table, à raconter je ne sais quoi d’amusant, et ce son paisible berce mes songes.

Sujet du 15 janvier : élection

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16 commentaires pour 14 Janvier 2016 : Souvenirs d’enfance

  1. melpradalie dit :

    Une soirée d’été très joliment décrite, on s’y croirait! Bisous

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  2. Très jolie description on s’y croirait ! et merci pour ce sujet qui m’a permis de me replonger avec beaucoup de joie dans mes souvenirs d’enfance : https://lafabriqueasourires.wordpress.com/2016/01/14/365-jours-decriture-14/

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  3. Herb'au logis dit :

    1 ) Composition française Sujet : Quelques jours de votre enfance. Souvenez-vous !

    Avant mes 10 ans, j’habitais dans un petit village de moyenne montagne. Cela remonte à quelques décennies déjà…
    Mes parents étaient les instituteurs d’une toute petite école. Nous habitions au-dessus des deux classes.
    La première tâche de mon père, en se levant, était de rallumer le feu. Je l’entendais, de mon lit, ma chambre étant juste à côté, charger la cuisinière à charbon dans la cuisine. Puis, il descendait dans les classes s’occuper de chacun des poêles, ainsi que celui de la cantine du RC.
    Les enfants avaient parfois jusqu’à 4 km à faire à pied pour arriver jusqu’à l’école. Moi, je n’avais qu’un étage à descendre, mais il m’arrivait pourtant d’être en retard !
    Des années passées dans la classe de ma mère, j’ai peu de souvenirs, si ce n’est « Poucet et l’écureuil », méthode avec laquelle j’ai appris à lire. Et aussi les bons points. Qui se transformaient en image au bout d’un certain nombre obtenus.
    Les matins, chez les grands, donc à partir du CM1, commençaient immuablement par la leçon de morale. Puis s’enchaînaient le français (dictées, conjugaison…), le calcul, la géographie et ses cartes de France à dessiner, l’histoire, les leçons de choses, mais aussi le dessin, la musique (nous écoutions parfois le poste radio, ou un disque sur l’électrophone), la gym (aïe, la corde à nœud, sous le préau !).
    Je me souviens de l’odeur de la craie, de l’encre dans les encriers, et sur les doigts ! Pas facile d’écrire à la plume, sans faire de taches, les pleins et les déliés nous en faisaient baver.
    Mes parents étaient-ils alors mes parents ou bien mes instituteurs ? Fallait-il que je les appelle Papa et Maman, ou bien Monsieur et Madame ?
    Le soir, après la classe, nous allions souvent nous promener. En automne, nous ramassions des champignons : bolets, mousserons, charbonniers, crêtes de coq, chanterelles… dire que maintenant, je n’en reconnais plus un seul !
    J’avais peu de contacts avec les enfants de mon âge, les instituteurs étaient à l’époque un peu à part, comme le maire et le curé. De plus, nous n’étions pas originaires du village. Je n’étais donc invitée que chez une seule petite copine, et les autres enfants n’osaient pas venir chez « le Monsieur et la Dame ».
    Pas de télé, pas de téléphone, bien sûr. Nous étions tout de même privilégiés puisque nous avions de quoi écouter de la musique. Maman avait aussi un piano, dont elle jouait les dimanches, pendant que mon père s’occupait de sa collection de timbres et que je lisais « Les lettres de mon moulin » ou « La petite sœur de Trott ».

    2) Analyse grammaticale : Soulignez les verbes en vert, les noms communs en rouge, les compléments en bleu.

    Aimé par 1 personne

    • ahah, je passe l’analyse grammaticale, mon job, maintenant, ce n’est que de lire !

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    • C’est un souvenir joliment raconté. Moi aussi j’ai choisi un souvenir de vacances d’été.
      J’aime beaucoup aussi le récit de Herb’au logis, j’ai connu la classe chauffée par un poêle (bois ou charbon ? je ne sais plus mais fallait en remettre), la craie et puis apprendre à écrire à la plume, ça me plaisait bien. Je me souviens des leçons de morale et aussi qu’on chantait en écoutant une émission exprès à la radio, et aussi qu’on a fait une année des exercices physiques avant de s’asseoir à notre pupitre, une sorte d’échauffement du cou, des bras, des mains… En CM2 on avait couture, je n’aimais pas tellement.Voilà, c’était ma minute de nostalgie !

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  4. Ana dit :

    Je t’ai lu ce matin : très beau texte ! Je sèche celui-ci et vous retrouve au prochain round 😋

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  5. C’était très réaliste, j’avais aussi l’impression de vivre la scène!

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