17 Janvier 2016 : Squelette

Le matin je n’ai pas été inspirée. Je vous laisse quand même cet essais :

Vous saviez que squelette est le seul mot de la langue française qui finit par -ette, mais qui est masculin ?

Aveline avait été confronté à la mort, comme tout le monde. Mais elle ne s’attendait certainement pas à trouver un squelette cloué à un arbre devant un verger qui regorgeait de fruits alléchants. Prenant l’avertissement très au sérieux, elle décida de s’éloigner rapidement. Le son des os qui cliquetaient dans le vent restèrent longtemps dans sa mémoire…

En revanche le soir j’ai été plus inspirée ^^

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ici

Un jour, je serais morte

Telle une poussière devant la porte.

Pâle, froide et immobile

Sourire de façade au coin des cils.

Mais pas de cercueil pour moi

Je n’aime pas cette boîte en bois

Où je serais forcée à rester couchée

Sur le dos pour l’éternité.

Habillez-moi d’une robe de lin

Un roman entre les mains

Couronne de fleurs dans les cheveux

C’est tout ce que je veux.

Enterrez-moi entre les racines d’un amandier

Ou peut-être d’un pommier

En position fœtale, comme un enfant

Qui dormirait pour longtemps.

Je grandirais avec le temps

Des racines aux jeunes pousses

Mon squelette sera souriant

Voilà la requête d’une rousse.

Sujet du 18 Janvier :

Troisième mot de la page 263

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11 commentaires pour 17 Janvier 2016 : Squelette

  1. Herb'au logis dit :

    moi aussi j’ai eu du mal à trouver l’inspiration et je m’en suis moins bien sortie que toi. très beau ton poème, je souhaite seulement à ne jamais avoir à l’exécuter…

    voici donc mon écrit du jour :

    Arthur

    J’ignore si cela se fait encore, mais à mon époque, au collège, il y avait un squelette dans chaque classe de « sciences nat ».
    J’avoue n’avoir jamais beaucoup apprécié rencontrer sa silhouette dégingandée, flottant suspendue par des multiples bouts de ferrailles. Lorsque je me trouvais nez à nez (si l’on peut dire) avec lui, son regard vide et son sourire un peu trop large m’impressionnaient.
    Quelques-uns plus délurés (ou alors, c’était pour se donner du courage) l’affublaient parfois d’un chapeau ou d’une écharpe et lui donnaient le petit nom d’Arthur.
    Je me demandais souvent qui il avait bien pu être. Un médecin, pour avoir donné son corps à la science ? Un prof passionné, qui souhaitait encore enseigner à ses « chères têtes blondes » ? Lui avait-on seulement demandé son avis ? Il était peut-être un pauvre clodo inconnu d’une banlieue misérable. Ou un Indien, se sacrifiant pour aider sa famille…
    Bien qu’étant plutôt écolo, et convaincue de la nécessité de recyclage, il me semble que pour des ados encore bien fragiles, quelques bouts de plastiques feraient tout aussi bien l’affaire.

    Aimé par 2 people

  2. Isa dit :

    très beau texte!!!
    et initiative intéressante (oui j’ai cliqué sur le lien ^^)

    https://adrenaline1971.wordpress.com/2016/01/17/17-01-2016/

    bon dimanche

    J'aime

  3. Merci, j’ai bien aimé cette idée pour après notre mort… on n’aime pas parler de ça…
    j’aime bien ton texte poétique.
    Bon dimanche !

    J'aime

  4. LadyButterfly dit :

    Joli poème –
    et je suis du même avis pour l’enterrement (j’aimerais une solution naturelle aussi….)
    Je finis mon texte « squelette »

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