17 Janvier 2016 : Décrire un paysage vu par un oiseau

Rouge-gorge-familier_sybarite48_flickr

Enfin, je rejoins le sud. C’est la fin de l’été, je quitte les terres qui m’ont vu naître. Je vais découvrir l’Afrique, des pays vraiment chaud pour échapper à la neige et au gel, à la disparition des petits insectes dont je me délecte. Je vais traverser des plaines, des forêts, des montagnes, la mer, peut-être même le désert. Je le sais, tout cela, tout ce chemin, est inscrit dans mon patrimoine génétique. J’ai hâte de sentir les courants d’air chaud glisser le long des mes plumes, de sentir l’air pur.

Soudain, je me réveille ou sors de cette rêverie éveillée, je ne sais.

L’air glisse sous mes plumes, mais son odeur est nauséabonde. Nulle forêt à l’horizon, juste cette horrible couleur grise. Des constructions de pierre ont remplacées les arbres. Parfois, on pense passer à travers et un mur invisible nous arrête brutalement et parfois même nous tue. Les animaux à quatre pattes ont été remplacés par des monstres de métal effrayant et bruyant.

Je ne sais même pas si je verrais l’Afrique un jour. Mais si elle est aussi décevante que mon berceau, je ne manque certainement pas grand chose.

Seul avantage, par rapport aux souvenirs de mes ancêtres, parfois les bipèdes nous donnent des petites boules de graines (peut-être pour engraisser leurs chats, mais je suis plus rapide !), voilà de quoi refaire du gras !

Sujet du 18 Janvier : Céladon, n, m.

Familièrement et ordinairement avec ironie, amant délicat et langoureux.

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9 commentaires pour 17 Janvier 2016 : Décrire un paysage vu par un oiseau

  1. Herb'au logis dit :

    Comme beaucoup d’oiseaux, je préfère vivre à la campagne. Pourtant, poussé par la curiosité, je m’en vais parfois survoler ce que les humains appellent des villes. Ils ont de drôles de nids, tous regroupés les uns à côté des autres, parfois même les uns sur les autres. Ils sont complètement fermés, je me demande comment on peut respirer à l’intérieur. Ils ont des petits trous qui s’ouvrent et se ferment pour les laisser entrer ou sortir. Ils sont presque tous pointus sur le dessus, de couleur rouge ou noire. Ils y vivent toute leur vie durant. Même quand leurs petits sont partis, ils ne les quittent pas, allez savoir pourquoi, ça doit être tout sens dessus dessous à force de tourner en rond à l’intérieur.

    Ils ont parfois un tout petit bout de campagne autour de leur nid. Avec un petit lac (très bleu) dans lequel ils se baignent. J’ai bien essayé d’aller y boire une fois, mais pas deux !
    De ces nids sort parfois une épaisse fumée. Quand elle se rajoute aux nuages, bien malin, l’oiseau qui y voit encore quelque chose pour voler sans danger.

    Non, je préfère nettement la campagne, moins agitée.

    J’aime surtout survoler les montagnes, les forêts immenses, les douces prairies (où on voit d’énormes animaux, à quatre pattes). J’aime contempler les différentes couleurs qui s’offrent à mes yeux perçants. C’est incroyable la diversité de ces verts, du plus foncé au plus clair, du plus vif au plus discret ! Il y a aussi le blanc des neiges, les mille et une couleurs des fleurs, le gris-vert des lacs (les vrais), sans compter le bleu si beau du ciel dans lequel je plane. Les couleurs changent selon les saisons, c’est une contemplation qui apporte chaque jour un immense et tranquille bonheur.

    Mon regard parfois distingue un jaune plus puissant que le reste : c’est un épi de maïs abandonné vers lequel je plonge avec délice pour en picorer les grains.

    J’aperçois dans les rivières d’autres drôles d’oiseaux qui volent eux aussi, mais dans l’eau…
    Parmi les nuages, je croise d’autres espèces, nous conversons parfois, ou alors nous nous chamaillons. Tous sont différents, les plumages, les tailles, la façon de voler. Il y a aussi de très grands oiseaux, tout raides, et qui ne disent pas grand-chose, ils font un bruit bizarre et passent leur chemin sans s’occuper de nous. Il faut d’ailleurs bien faire attention, j’ai plusieurs amis qui se sont fait abimer les ailes en s’approchant trop près.

    Ce qu’il y a de sûr, c’est que je n’ai de contraintes que la recherche de ma nourriture et celle d’un lieu propice pour installer mon nid. Un seul coup d’ailes me permet de fuir un endroit peu accueillant, dangereux. Nous n’y arrivons pas tous, malheureusement, mais l’important c’est que je me sens libre, comme l’air qui m’entoure.

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  2. Herb'au logis dit :

    à la lecture des différents textes, c’est à croire qu’on a tous envie d’être un oiseau… ou de voir le monde d’en haut!

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