25 Février 2016 : Souvenirs, souvenirs

A background texture of dirty snow

A background texture of dirty snow

Descente du bus du ski club. On arrive, assaillis par les odeurs, c’est ce dont je me souviens le plus. Le froid, oui, la vue, certes, mais il s’agit simplement du parking, une petite montée et on sera sur les pistes.

Les odeurs, je disais donc, tout d’abord celle de la neige, mais une neige sale. Foulée aux pieds, écrasées par les roues du bus. Elle est noir par endroit et garde l’odeur des pots d’échappement. Par-dessus tout cette fragrances si particulière de neige froide et de pollution restera gravée dans mes souvenirs comme celle de l’arrivée sur les pistes.

Il y a d’autres odeurs aussi, les oranges et les barres de céréales sucrées, collantes dans leurs papiers glacés, qu’on mangeait en descendant du bus pour prendre des forces, ou avant d’y remonter.

Une autre odeur encore, celle des chouchous ou je ne sais quoi de sucré et caramélisé, qu’une petite bicoque temporaire, posée sur la petite route qui montait au piste, diffusait dans l’air. Lorsqu’on redescendait des pistes, le nez anesthésié par le froid, coulant et rougi, c’était la première odeur qui nous parvenait, chaude, promettant de bientôt pouvoir enlever les énormes chaussures peu confortables et de se blottir au chaud dans le bus !

Sujet du 26 Février : Crochet

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7 commentaires pour 25 Février 2016 : Souvenirs, souvenirs

  1. Joli souvenir et tu as beaucoup de talent pour retranscrire les atmosphères.
    Voilà pour moi :
    https://lafabriqueasourires.wordpress.com/2016/02/25/365-jours-decriture-56-souvenirs-souvenirs/

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  2. Herb'au logis dit :

    On ne s’attend pas à ce qui reste le plus d’une journée de ski soit les odeurs, étonnant mais intéressant !

    Plus on avance en âge, plus on a de souvenirs. Et curieusement, plus on en perd aussi. Comment cela se fait-il ? Les mécanismes de la mémoire sont compliqués.

    Pourquoi est-ce que je me rappelle ce que je voudrais tant oublier ? Pourquoi au contraire, alors que je suis certaine que c’étaient de bons moments, ma mémoire s’est envolée ? Mon cerveau fait des tris. Mais sur quels critères mystérieux ?

    Frédéric Beigbeder a écrit un livre intéressant à ce sujet (« Un roman français »). Il n’a aucun souvenir de son enfance et il décide d’écrire le peu qu’il lui reste. Au fur et à mesure de son récit, des sensations, des images lui reviennent, c’est un vrai puzzle, mais petit à petit il arrive à comprendre pourquoi il a oublié, enterré certaines périodes ou événements de sa vie.

    En fait, rien ne s’oublie. Tout s’inscrit. Il arrive que des souvenirs remontent à la surface alors même qu’on ignorait soi-même avoir vécu la situation. Des études démontrent que des enfants adoptés très jeunes, gardent de façon permanente des traces de leur langue d’origine. La perte complète de la langue maternelle ne pourrait être possible.

    Les événements de notre vie s’inscrivent aussi dans notre corps. Certains thérapeutes, à la sensibilité très affinée, arrivent à percevoir ce que notre corps a engrangé mais qu’inconsciemment, nous voulons cacher. Des études ont même prouvé que notre ADN participe lui aussi à nos souvenirs. Nos gênes transmettent des informations provenant parfois de la génération précédente, voire même de celle d’avant. Nous avons aussi à notre disposition, bien cachée dans notre cerveau, mais qui peut surgir au moment adéquat, une mémoire collective, qui sert notamment à la survie de l’espèce (lorsque nous sommes en danger, instinctivement des réflexes se mettent en place).

    Les mécanismes de la mémoire sont passionnants. Les souvenirs ne sont pas liés qu’à notre seule espèce humaine. On sait bien sûr que les animaux en ont autant que nous. Ce qu’on dit moins, c’est que les plantes, elles-aussi, conservent les souvenirs d’événements vécus. Elles aussi stockent dans leur organisme des informations nécessaires à leur survie.

    Les souvenirs sont les éléments conscients de la mémoire qui est donc essentielle à la vie.

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  3. eva dit :

    J’ai cliqué trop vite : ton texte est étonnant, je n’aurais jamais pensé aux odeurs dans le froid…

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