Le 8 Mars 2016 : Journal Intime

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Lorsqu’elle était jeune, on lui avait offert un carnet avec un cadenas comme à presque toutes les petites filles. De son écriture enfantin elle s’y était tenue. Au moins… une semaine ?

Puis, le carnet était tombé dans l’oubli avant de resurgir quelques années plus tard. Mais il fallait un nouveau carnet, pas celui-ci de bébé !

Elle avait peut-être tenu un mois, ou deux. En collant des articles de journaux, les images du journal télévisé correspondant aux films qu’elle avait vu. Bientôt il n’y eut plus que des collages, après tout c’était plus facile que d’écrire surtout que la vie était loin d’être passionnante !

Elle avait commencé un journal des rêves durant quelques temps. Puis un « carnet de bord » avec ses lectures, les films qu’elle avait vu. Les recettes de cuisine. Les acteurs séduisants découpés dans les magasines. Un journal intime qui ne l’était pas forcément au strict terme.

Elle avait commencé un certains nombre de carnets. Fini certains, assez peu.

Elle avait entendu parlé des blogs, ces journaux intimes sur le net, mais très peu pour elle ! Déballer sa vie sous les yeux de quelqu’un, même des inconnus qu’elle ne rencontrerait jamais, très peu pour elle !

Et puis elle avait trouvé ce défi d’écriture, entre le journal (car quotidien) et le travail d’écriture. Alors, elle s’était dit « pourquoi pas ? » et elle avait déjà tenu 2 mois complets !

(ce texte ne reflète pas forcément une expérience personnelle, c’est surtout pour qu’on puisse toute s’y retrouver et bravo à toutes de continuer à écrire régulièrement!)

Sujet du 9 Mars : quel temps fait-il ?

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5 commentaires pour Le 8 Mars 2016 : Journal Intime

  1. Je m’identifie bien à ce petit billet personnellement. Moi aussi j’ai eu des journaux intimes dans ma jeunesse que je n’ai pas tenu très longtemps. J’y ai repris goût à l’âge adulte et c’est ce que j’ai décidé de partager aujourd’hui : https://lafabriqueasourires.wordpress.com/2016/03/08/365-jours-decriture-68-journal-intime/

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  2. Herb'au logis dit :

    c’est un plaisir d’écrire ! le côté régulier est astreignant mais en même temps très stimulant. déjà deux mois effectivement, à voir, pour ma part jusqu’où je continuerai. en attendant voici le texte d’aujourd’hui :

    Je trouve qu’écrire un journal intime est assez paradoxal : lorsque l’on choisit d’écrire, c’est pour être lu. Sinon, autant garder dans sa tête toutes ses idées, pourquoi les coucher sur du papier, et ensuite les cacher pour que personne ne les trouve ? L’intimité n’est pas faite pour être partagée. Qu’est-ce qui peut bien pousser quelqu’un à prendre un petit carnet pour son confident ? Un confident de surcroit qui n’apporte pas d’échange, ni de réponse. Pourquoi écrire alors ? Pour mettre plus facilement des mots sur ce qu’on n’arrive pas à dire ?

    Comme beaucoup d’ado, j’ai eu ma période, ou plutôt des périodes. Par curiosité, je suis allée dans mes archives rechercher ma prose ! Elle date de bien quarante ans ! Je n’avais jamais relu ces carnets et pourtant je n’ai jamais eu l’idée de les jeter, comme si je ne pouvais me résoudre à me débarrasser d’un témoignage de ce que j’ai été.

    Me voici donc feuilletant ces quelques pages, et je m’aperçois que pour une ado, c’était surtout l’occasion de me défouler : choisir le ton qu’on veut, pour parler de qui on veut de la façon dont on veut. Quelle liberté je pensais m’accorder !

    Qu’écrivais-je ? Tous ces petits détails qui faisaient ma vie, et qui apparaissent maintenant à mes yeux d’adulte bien insignifiants et simplistes. J’avais deux sujets principaux :
    Ma vie de collégienne. Je me lamentais ou me félicitais des notes que j’avais eues, du sujet de la prochaine dissert, ou du devoir de math auquel je ne comprenais rien. Mes performances en gym, le travail pour la semaine suivante en piano…
    Et mes relations. Les copines, bien sûr. Celles à qui je parlais, ou à qui je ne parlais plus, ou avec qui je m’étais enfin « raccommodée ». Celles avec qui je faisais les trajets pour aller jusqu’au collège. Mes confidentes : c’est à elles que je disais à mi- mot quel beau jeune homme me faisait rêver. Mais peut-être est-ce parce que je n’osais pas trop en parler, ou que j’avais peur des réactions de ces copines, que finalement, j’écrivais autant dans ce fameux journal : je pouvais lui raconter comme c’était important que Untel m’ait regardée, ou frôlée ! Il en fallait peu pour être en émoi ! On était très « fleur bleue » à l’époque !

    Alors quelle est la fonction de ces petits carnets : peut-être est-ce être gardien de notre mémoire ? C’est vrai que ça m’a fait sourire de relire ces pages, de faire un bond en arrière. Je me suis ainsi aperçue combien était importantes mes relations familiales. A un âge où on rejette souvent en bloc son milieu pour chercher ailleurs d’autres horizons, j’étais finalement assez attachée à mon entourage proche. Rien que ça, ça m’a fait chaud au cœur de m’en rendre compte, je l’avais un peu oublié.

    Aimé par 1 personne

    • je suis contente que tu aies retrouvé ça grâce à ce sujet !
      un journal intime c’est aussi un moyen d’évacuer, de dire certaines choses qu’on n’arrive pas à exprimer à l’oral (oui, ça arrive à des gens 😉 ! )

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  3. eva dit :

    Merci pour ton texte, il ravive certains souvenirs… C’est mon grand-père qui m’a suggéré de tenir un journal intime une année où j’étais en vacances chez mes grands-parents, j’avais 11 ans ; il m’a offert un petit carnet et ça m’a de suite amusé. J’ai continué mais ma mère le déchirait (pffff) alors j’écrivais en langage codé mais elle finissait par le trouver et ça disparaissait. J’ai fini par laisser tomber et j’ai repris une fois partie de chez mes parents, puis j’ai tout détruit… Je crois que depuis que je tiens mon blog, c’est une sorte de journal. Bref, tenir un journal est le plaisir de l’écriture, tout simplement. Ecrire est une sorte de thérapie pour moi.
    Ma participation ici, avec Agathe :
    http://randonnezvousdansceblog.blogspot.fr/2016/03/defi-365-jours-decriture-68.html

    Aimé par 1 personne

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