Le 26 Mars 2016 : Acide

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La famille de sa tante aimait décidément se lancer des défis. Ils avaient décidé de tenter une via ferrata que Rollo avait repéré quelques temps auparavant. Se souvenant de ses difficultés lors de l’accrobranche, Emma tenta d’éviter l’épreuve. Elle n’avait aucune envie de se ridiculiser, collée à la paroi, les empêchant d’avancer.

« Je préférerais rester. J’ai mal dormi cette nuit, je ferais une petite sieste. Et j’aimerais vous faire un gâteau, pour vous remercier de m’avoir accueilli.

– Comme tu veux…

– Est-ce que je peux rester aussi ? demanda Theo. J’aime pas trop l’escalade. Par cotre, je voudrais bien faire le gâteau, moi aussi !

– Très bien, accepta Alex. Mais je compte sur vous pour être sages !

– Ça va Maman, on a plus 6 ans » protesta le plus jeune qui n’en avait que neuf, faisant rire tout le monde.

Lorsque les autres furent partis, Theo s’approcha d’Emma :

« Tu veux vraiment faire la sieste ?

– Non, je voulais pas faire la via ferrata. Mais tu ne dis rien d’accord ?

– Ça marche. Mais tu m’emmènes faire les courses pour le gâteau ? Tu veux faire quoi comme gâteau ?

– Je sais pas. Un gâteau aux yaourts ? » Theo la regarda comme si elle avait prononcé une insanité :

« ça va pas, non ? Un gâteau aux yaourts ? T’as quel âge, 5 ans et demi ? Non, je te propose un tiramisu si t’es vraiment flemmarde, sinon, on peut faire une tarte aux citrons meringués. Ou des macarons !

– C’est pas un peu compliqué, les macarons ?

– Pas si on sait déjà faire ! se vanta-t-il.

– T’es un fan de Top Chef, ou quoi ?

– Oui ! Maman veut pas que je regarde le soir, ça finit trop tard, mais j’ai le droit de regarder pendant le week-end à la place des dessins animés débiles pour les enfants. Je veux être cuisinier plus tard, mais pour l’instant Maman me laisse juste faire les gâteaux.

– Super ! Je suis impressionnée. Alors, partons pour la tarte aux citrons, accepta Emma qui avait oublié qu’il faudrait un chalumeau pour la meringue.

– Ouais !!! On va faire les courses ! Il nous faut des citrons, du beurre, des œufs, récita-t-il de tête. Le reste on doit l’avoir. Faudra faire attention, les citrons sont assez acides en cette période ! Mais je les choisirais, t’inquiète pas. On y va alors ? » réclama-t-il encore en enfilant ses chaussures.

Sujet du 27 Mars : Mal aux pieds

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4 commentaires pour Le 26 Mars 2016 : Acide

  1. Herb'au logis dit :

    Sur un ton acide, il lui fit remarquer, que non, vraiment non, il n’était pas question qu’il l’emmène à son entretien d’embauche dans une tenue pareille. Il s’était arrangé pour lui obtenir un rendez-vous avec le grand patron, il avait vanté ses mérites, plaidé sa cause en présentant son diplôme hors normes comme un apport innovant pour l’ensemble de l’équipe. Il se sentait très impliqué, et ne souhaitait aucun faux pas. Son avenir professionnel à lui aussi était en jeu.

    Et il l’avait vu arriver dans une de ces tenues dont elle avait le secret : pantalon bouffant aux couleurs bariolées et petit tee-shirt échancré dans le dos, cheveux savamment ébouriffés (il admettait que ça lui allait bien, mais tout de même, pas dans ces circonstances…)

    Elle avait à la main un sac totalement fantaisiste. Bien que minuscule (elle ne risquait certainement pas d’y glisser un quelconque document sérieux), il était d’un tel vert acide qu’il ne pouvait passer inaperçu. Et son maquillage était assorti. Mais qu’est-ce qu’elle pouvait bien avoir dans la tête ?
    Elle balaya ses remarques d’un petit geste désinvolte. Elle connaissait sa valeur, et était persuadée qu’elle n’avait pas besoin de se présenter en petit tailleur stricte, noir et triste pour se faire accepter. Un petit brin de folie (reconnait que ce n’est pas bien méchant) ne pouvait que dépoussiérer l’image de l’entreprise.

    Il n’avait pas le choix, il finit par l’emmener quand même, plutôt anxieux, en se demandant quelle serait l’issue de l’entretien.

    Lorsqu’il la vit sortir, radieuse, il soupira…Son accoutrement vert acide avait dû apporter un joyeux souffle de printemps dans les bureaux gris et mornes. Des convictions, du dynamisme, c’est justement ce qui faisait défaut. Une fois encore, c’est elle qui avait raison.

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