Le 27 Mars 2016 : Mal aux pieds

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La tarte aux citrons était magnifique. Grâce au talent de Théo, elle était surplombée par une meringue artistiquement rosacée. Emma avait pris le chalumeau pour la dorée avec délicatesse, refusant de laisser un outil aussi dangereux entre les mains d’un enfant.

Ils s’étaient ensuite jetés sur le canapé. Théo leur avait dégoté de quoi grignoté et ils avaient mis un dessin animé, Ratatouille, qui était évidemment le préféré de Théo.

Le film était presque terminé lorsque les autres rentrèrent. Clémentine se vautra sur le canapé à leurs côtés en soupirant :

« Vous n’imaginez même pas comme j’ai mal aux pieds ! Je me suis tordue la cheville en ripant sur une roche ! » Elle enlevait en effet sa chaussure et sa chaussette, dévoilant une peau enflée qui devenait bleu.

« Oh non, mais c’est pas vrai ! Maman ! Hurla-t-elle, je crois que j’ai une entorse ! » Alex jeta un œil au pied de sa fille et repartit immédiatement dans la salle de bain.

« Nat’, essaye de soigner le pied de ta sœur ! » Nat’ grogna quelques mots indistincts, mais vint palper le membre douloureux.

« On dirait plutôt une foulure. Maman, va nous chercher des petits pois. Surgelés » précisa-t-il. Nat’ souleva le pied de sa sœur et le posa sur un coussin sur la table basse. Alex revint avec des légumes surgelés qu’elle enveloppa dans une serviette et en entoura le pied meurtri.

Nat’ revint à son tour, fourra un tube d’arnica dans la bouche de sa sœur et dit :

« Dès que ça aura dégonflé un peu, je te banderais le pied avec de l’argile. Essaye de ne pas trop t’appuyer sur ton pied pendant quelques jours.

– Super, s’amusa Emma, restée jusque là silencieuse, tu vas pouvoir te faire servir pour toutes les vacances !

– Et puis, on a fait une super tarte aux citrons ! ajouta Théo. Ça va te consoler, j’en suis sûr ! »

Sujet du 28 Mars : Chasse au cerf

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4 commentaires pour Le 27 Mars 2016 : Mal aux pieds

  1. Herb'au logis dit :

    Allez courage, plus que trois cents mètres avant le sommet…
    Nous marchons depuis plusieurs heures et c’est au moins la quatrième fois que le guide nous sort sa petite phrase d’encouragement… plutôt décourageante !

    Stage de randonnée, obligatoire, pour mes études. Pour certains, dont je fais partie, c’est un réel plaisir. Pour d’autres, cette aventure est source d’angoisses (en montagne, il peut se passer tant de choses, on étouffe, il y a des bêtes inconnues, des gouffres…), ou d’impossibilités physiques (porter un sac à dos, marcher de longues heures, manger assis par terre des pique-niques frugaux, coucher dans des refuges inconfortables, aller faire pipi dans la nature en pleine nuit…).

    Après deux jours de mise en forme, nous voilà partis pour une rando plus importante, avec passage sur un glacier, sommet à près de 3000. Rien d’extraordinaire en soi, mais pas si facile pour des non habitués à ce genre de sortie. Pour la plupart, nous n’avons pas de matériel, et donc pas de chaussures adaptées. On nous en a prêté. Mais quelles chaussures ! Semelles rigides, cuir aussi raide, pas toujours à la bonne pointure, un peu éculées à force de passer de personne en personne.

    Nous montons donc, encordés, avec l’arrivée au sommet pour unique pensée. Encore trois cents mètres ! Lorsque nous sommes enfin arrivés, cela vaut le coup.
    Mais, pour le malheur de nos pieds, il va bien falloir redescendre. Et la descente dans des chaussures qui font mal, les orteils comprimés qui butent à chaque pas …ce n’est pas une partie de plaisir. On croit que ça va être moins fatiguant qu’à la montée, et au contraire on a de plus en plus envie d’arriver. Le chalet, tout là-bas en bas paraît encore si petit ! Essaie-t-on de courir pour abréger la marche que la douleur empire. Chaque pas nous fait serrer les dents.

    Enfin arrivés, c’est à qui se déchaussera le plus vite. L’état des petits petons est pitoyable : des ampoules, crevées, répandues dans les chaussettes, d’autres toutes boursoufflées et qu’il va falloir percer sous peine de ne pas pouvoir renfiler quoi que ce soit le lendemain. Les talons en feu. La plante des pieds transpirante. La peau en lambeaux. Les orteils rouges d’avoir été trop serrés. Certains ont même la chance d’avoir un ongle joliment coloré… Le tendon d’Achille est lui aussi très douloureux. Les chevilles sont parfois enflées.

    Petite séance de nettoyage et soin : désinfection, perçage des ampoules (une aiguille et du fil que l’on passe à travers pour qu’elle se vide), pansements (à l’époque il n’existait pas encore ces super pansements deuxième peau, il fallait donc changer de sparadraps chaque soir).

    Une fois cela fait, les sourires reviennent. Les plaisanteries fusent : au moins ce soir on n’aura pas besoin de lampe de poche avec toutes ces ampoules !
    Allez, demain, le plus dur sera de renfiler les chaussures. Mais une fois que le cuir aura chauffé un peu, au bout de quelques mètres, on oubliera nos pieds pour admirer les paysages grandioses, et marcher, marcher encore jusqu’au prochain sommet. Plus que trois cents mètres…

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