Le 15 Juin 2016 : Manteline : n. f. Sorte de robe ou de manteau

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Aveline retrouva Kelly le corps à moitié coincé dans une malle. Seuls ses jambes battaient, tandis que la jeune femme l’entendait fouiller à l’intérieur. Elle souleva le couvercle et s’enquit :

« Est-ce que tout va bien ?

– Oui !

– Tu es sûre ? Qu’est-ce que tu cherches ?

– Ma manteline.

– Ta mandoline ? Elle doit être dans la cuisine, pourquoi tu cherches ça là ?

– Ma MAN-TE-LINE. Mon manteau !

– Mais pour quoi faire ? Personne ne t’a dit que c’était l’été ?

– Ah, si ! On m’a dit ! Mais personne ne l’a dit aux nuages, aux orages et à la pluie !

– Certes… Si tu trouves la mienne, tu peux me la passer aussi ? »

Sujet du 16 Juin :

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3 commentaires pour Le 15 Juin 2016 : Manteline : n. f. Sorte de robe ou de manteau

  1. Herb'au logis dit :

    bon, je ne sais pas si les tailleurs de pierre en portaient, mais moi, ça m’a plu de l’habiller comme ça!

    Nous étions jeudi de l’Ascension 1382. C’était donc le jour de la fête des tailleurs de pierre.

    Jehan allait devoir faire une démonstration de ses talents. C’était important pour lui, car c’est ainsi qu’il se faisait connaître. Il avait pourtant une solide réputation et ne manquait pas d’ouvrage, mais il aimait partager sa passion. Cette fête lui permettait chaque année de rencontrer de nouveaux maîtres d’œuvres, il pouvait ainsi renouveler son travail et le perfectionner toujours plus.

    Pour l’occasion, il portait, pour la première fois, sur ses habits de travail, une manteline que Aliète, sa femme devant Dieu et devant les hommes, lui avait confectionné tout spécialement.

    Aliète aussi était habile de ses mains. Ce vêtement était une pure merveille. Après l’avoir cardée et filée, elle avait tissé la laine de leurs moutons et l’avait ensuite fait feutrer afin de renforcer sa solidité et de la rendre moins perméable à la pluie et au vent. Elle avait ensuite taillé un long manteau, sans manche, ce qui laissait Jehan entièrement libre de ses mouvements, tout en gardant une chaleur bien nécessaire pour qui doit bien souvent travailler à l’extérieur.

    Une fois la manteline cousue, Aliète avait ensuite passé de longues heures à la broder. Elle avait reproduit, au point de Bayeux, une scène où l’on voyait son époux en train de participer au chantier du Château de Saint Leu. Et sur sa poitrine, tout près du cœur, elle avait bien sûr reproduit la marque de Jehan, celle qui lui permettait de signer chacune de ses pierres (pour se faire payer) : un J entrelacé dans un compas.

    Jehan était heureux, et fier : sa femme n’avait pas ménagé sa peine, mais le résultat était magnifique. Cette journée s’annonçait belle, elle resterait sûrement gravée dans les mémoires.

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  2. Bonsoir, un peu de retard pour donner mes derniers liens. Bon, là, je ne suis pas trop fatigué…
    http://randonnezvousdansceblog.blogspot.fr/2016/06/defi-365-jours-decriture-167.html

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