Le 23 Août 2016

5b9611d088c4e8b41d5ae98fe4ec8da9

(reprise du travail, au revoir les vacances, sniff, bonjour la tonne de cartons de la rentrée littéraire!)

Llwynog était une petite renarde comme les autres. Bercée par les contes et les supers-héros renards de son enfance : un justicier qui volait aux riches pour donner aux pauvres, un trublion qui se moquait des autres animaux, des guerriers au service des lutins, l’histoire attendrissante du renard pas doué qui adoptait des poussins, mais c’était surtout l’histoire des héroïnes, ces renardes capables de se changer en femme pour séduire et voler les humains qui lui plaisaient le plus. Problème, il fallait avoir 7 queues, elle n’en avait toujours qu’une ! Sa mère avait beau lui dire que ça pousserait en grandissant, elle avait quelques doutes (sa mère n’en avait qu’une aussi), pourtant elle refusait de croire que ça soit impossible…

Sujet du 24 Août : Bague

Publicités
Cet article, publié dans Défi 365 jours d'écriture, Ecriture, Travail d'écriture, est tagué , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

4 commentaires pour Le 23 Août 2016

  1. Herb'au logis dit :

    ce si beau dessin me fait penser à un conte que je ne résiste pas à vous transmettre. Pour une fois ce n’est pas moi qui écrit. C’est un extrait d’un recueil de nouvelles « Le Vouikène » écrit par M. Coulaud (copyright N° : 695H186)

    Le petit renard qui aimait les biscottes

    Il était une fois, au cœur d’une forêt de sapins, une famille bien unie. La maman Renard adorait ses quatre petits. Le papa, qui était parti du terrier, comme c’est l’usage, quand les bébés étaient nés, le papa était sagement revenu, et il était bien utile maintenant pour participer à la recherche de la nourriture. La maman n’aurait pas suffi à la rude tâche de rapporter à manger aux petits affamés.
    La forêt était giboyeuse et les humains étaient loin. Le bonheur aurait pu être complet dans le terrier confortable et douillet. Mais il y avait un mais.
    Un des renardeaux ne ressemblait pas aux autres. Il était plus frêle. Il n’était pas chétif, non, mais plus délicat. Le corps allongé, les pattes fines et l’air dédaigneux. Quand le père ou la mère rapportait une proie, il ne se précipitait pas dessus comme ses frères, qui paraissaient toujours avoir peur qu’on leur vole leur morceau. Il avançait calmement. Il reniflait longtemps ce qu’on lui mettait sous le nez avant de l’attaquer du bout des dents.

    – Non, mais. Regardez- moi ça, disait le papa. Pour qui se prend-il, celui-là ? Mais regardez-le manger. On dirait un chien de salon.
    Le petit renard continuait à chipoter et quand la nourriture ne lui plaisait pas, il se retirait dans un coin du terrier sans manger ; il fermait ses beaux yeux comme s’il était indifférent à tout ce qui l’entourait.

    – Laisse-le faire, disait la maman. Quand j’étais petite, j’avais un frère comme lui et maintenant c’est un rude chasseur.
    – Je vais le dresser, cet ourson en peluche. Cette nuit je l’emmène à la chasse avec moi.
    Le père Renard avait sa petite idée derrière la tête. Pour aguerrir son fils il ne l’a pas emmené à une banale chasse au lapin ; il a décidé d’aller faire une expédition dans un poulailler qu’il connaissait bien Il savait que le chien de la ferme n’était pas en liberté dans la cour mais qu’il était enchaîné dans sa niche. Le vieux renard avait calculé qu’en passant par derrière le poulailler ils pourraient étouffer une ou deux poules, et en repartant il ferait exprès de réveiller le chien pour obliger le fiston à courir sans lâcher sa proie Il fallait bien l’habituer au danger, ce maniéré !

    Le début de la course s’est passé comme prévu.
    – Attends-moi là, a dit le père Renard avant de se glisser dans le poulailler par un trou qu’il venait d’agrandir.
    Il est entré dans la maison des poules et en rien de temps il en a estourbi une, une très grosse pour lui et une petite mignonne pour donner à porter à son fils. Puis il est ressorti en reculant et en tirant l’une après l’autre les deux malheureuses volailles.
    – Eh ! Où es-tu ?
    A ce moment il a entendu le chien aboyer. Sans réfléchir il a saisi la grosse poule dans sa gueule et il a bondi en direction du bois. Il avait l’impression que le chien galopait derrière lui. Pourtant, plus il courait, plus les aboiements se faisaient lointains. Curieux il s’est arrêté pour savoir qui pouvait bien le suivre. Et il a vu arriver son enfant qui trottait, les oreilles en arrière, et qui portait entre ses dents un gros paquet rectangulaire.

    – Eh ! Imbécile. Viens ici. Qu’est-ce que tu traînes ?
    – Je ne sais pas ce que c’est, mais c’est bon. J’en ai goûté avant d’emporter le paquet.
    – Fais voir ! Des biscottes ! Où es-tu allé chercher cela ?
    – Pendant que tu étais dans le poulailler, je me suis glissé dans la cuisine en passant par l’étable, et dans un placard j’ai vu des tas de choses appétissantes, sûrement bien meilleures que les bêtes crevées que vous me faites avaler.
    – Il est fou. J’ai un fils complètement fou. Comme s’il pouvait y avoir une chose au monde qui soit meilleure que le poulet. Et ta mère ? Tu penses à la tête qu’elle va faire quand tu vas lui rapporter des biscottes ?
    – Oh ! Si vous n’aimez pas ça, vous me le laisserez. Je vous abandonne bien volontiers ma part de volaille ou de gibier.
    – Il est fou, complètement fou !

    La mère n’a rien dit. Elle s’est contentée de hausser ses petites épaules de renarde.
    – Laisse-le faire ! Ça lui passera. Il faudra bien qu’il apprenne à chasser.

    Mais le petit renard ne voulait pas changer. Il s’en allait tout seul de temps en temps. Personne ne savait où il allait, mais il s’arrangeait toujours pour rapporter des biscottes. Il les grignotait dans son coin pendant que les autres s’empiffraient de chair fraîche.
    – Mais écoutez-le, disait le père. Quand il croque ses satanées biscottes, il fait autant de bruit qu’un sanglier qui court dans les feuilles mortes.
    – Laisse-le faire, disait la mère. Après tout, pourquoi les renards vivraient-ils tous de la même façon ? C’est un gentil garçon, même s’il n’a pas les mêmes goûts que nous autres.
    – Des biscottes, grognait le père Renard. Tu te rends compte ! Des biscottes ! Pourquoi pas du café au lait avec des croissants ?
    – Laisse-le faire, disait doucement la maman.

    Le petit renard n’écoutait pas ce que disaient ses parents. Il n’entendait que le craquement des biscottes sous ses dents. Ce bruit familier et le bon goût dans sa bouche le remplissaient d’une joie telle qu’il se sentait fier d’être différent des autres et heureux malgré cela d’être un petit renard. Quand il avait assez mangé il fermait les yeux comme ses petits frères. Mais si ceux-ci voyaient dans leurs rêves des poules ou des lapins, lui contemplait un grand magasin avec des rayonnages où s’entassaient à l’infini de gigantesques paquets de biscottes blondes et croustillantes.

    J'aime

  2. Herb'au logis dit :

    j’ai oublié de signifier que, bien sûr, j’ai l’autorisation de l’auteur

    J'aime

  3. eva and family dit :

    Merci à vous deux pour votre récit, moi je me contente d’une allusion (faute de temps, notre déménagement approche)
    http://randonnezvousdansceblog.blogspot.fr/2016/08/defi-365-jours-decriture-236.html

    J'aime

Laissez-moi votre avis !

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s