De profundis

9782749151045

Emmanuelle Pirotte

Belgique, dans quelques années. La troisième génération d’Ebola décime la population. Les villes sombrent, les malades meurent dans les rues, les émeutes éclatent, les groupes religieux font régner terreur et mort.

Roxanne vivote en vendant des médicaments, souvent trafiqués. Elle est animée de grande pulsion de mort, sans pour autant se résoudre à se suicider. Mais un jour, un avocat lui dit que son ex mari est mourant et qu’il aimerait qu’elle récupère la garde de leur fille, Stella, qu’elle avait quasiment abandonné à la naissance.

Elle accepte et se retrouve avec une gamine étrange qui ne parle quasiment pas. Ensemble, elles décident de fuir la ville pour retourner dans la maison d’enfance de Roxanne, espérant y trouver plus de calme. Et en effet, c’est le cas, même si les dangers sont nombreux, même si un fantôme hante la maison.

Le moins qu’on puisse dire c’est que ce roman est plutôt étrange. Il traite de problèmes de la société actuelle ou dans un futur proche : les épidémies (Ebola dont on entend d’ailleurs plus parler), la montée du terrorisme, du fanatisme religieux ; mais présente deux personnages féminins quasiment dépourvus d’affect (même si on se rend compte au fur et à mesure que ce n’est pas le cas, c’est plus difficile de s’attacher à elles). De plus, cette histoire de fantôme est assez étrange dans cette histoire post-apocalyptique. Je n’ai pas réussi à vraiment comprendre de quelle période il était (aux alentours des guerres mondiales, certainement), et j’ai trouvé son histoire trop découpée, trop hachée pour qu’on puisse réellement la comprendre et s’y attacher.

Les deux font un mélange assez surprenant. D’autant plus qu’on frôle l’horreur et le gore à plusieurs moments (ça peut ressembler à La Route sur certains points, avec des mentions de cannibalisme), on peut voir des gens torturés, crucifiés, etc…

Le thème me plaisait plutôt bien (à part cette histoire de fantôme, j’ai dû mal décidément), mais je n’ai réussi à rester happée par l’histoire et à me passionner pour leurs déboires. Il manquait un petit quelque chose qui aurait fait le déclic.

Vous êtes intrigués ? Est-ce que ça vous tente malgré ce que je viens de vous dire ?

2016 sept rentrée litt 11

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