Le 18 Septembre 2016 : Naissance du monde

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La petite créature flamboyante se tourna vers Llwynog et marmonna dans un petit grondement de flammes :

« Pourquoi m’as-tu réveillée ? Qu’est-ce que tu veux ?

– Je veux avoir 9 queues pour devenir humaine ! Il faut que nous enquêtions sur ce que sait à propos de notre peuple un poète humain.

– Ne t’inquiète pas pour ça, il ne sait probablement rien ! Dans le pire des cas, il a de vieux souvenirs ancestraux inconscients de quand vous étiez le même peuple.

– Le… quoi ?

– Oui, vous avez les mêmes ancêtres ! Mais certains ont décidé de garder définitivement leur forme humaine et d’oublier l’animal. Tandis que de nombreux renards ont oublié leur forme humaine pour se laisser guider par leurs instincts animaux. Je vois que tu fais partie du petit groupe qui a encore les pouvoirs des deux espèces… Mais moi qui a été témoin de la naissance du monde, m’as-tu réveillé pour en voir la fin ?

– Non, je l’ai dit, je veux devenir humaine moi aussi ! Peux-tu m’y aider ?

– Oui si tu veux.

– Ça va être compliqué ? Douloureux ? Je vais avoir des tonnes d’épreuves à traverser ?

– Non, pourquoi ça. Tu veux devenir humaine, devient humaine !

– Mais je n’ai pas 9 queues !

– Les humaines non plus, que je sache. Tu en as déjà une de trop ! »

Sujet du 19 Septembre : plastique

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2 commentaires pour Le 18 Septembre 2016 : Naissance du monde

  1. Herb'au logis dit :

    Eh bien, répondit Alizée dans sa lettre à Michaël, pour la rentrée scolaire, le sorcier, lui, a décidé de nous faire un cycle de contes africains.

    Il s’est installé sous l’arbre à palabres et nous a raconté la création du monde. Voilà son récit :

    Il y a très, très longtemps, au tout début du premier commencement, un lézard et un œuf ont eu envie de manger du raisin. Ils partent donc dans la brousse et cherchent un beau raisinier (arbre à petits fruits rouges et sucrés). Ils cherchent beaucoup, ils cherchent longtemps et finissent par trouver un beau raisinier chargé de fruits. En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, le lézard est dans les branches. L’œuf, lui, a du mal. Il essaye de grimper mais il n’y arrive pas. Le lézard descend alors et l’aide. Il soulève l’œuf et le pose par derrière. Il pousse, il pousse et réussit enfin à le hisser dans les branches. Et là, tous les deux se mettent à manger du raisin. Ils en mangent tant et tant qu’ils en ont plein la panse, ils ne peuvent plus avaler un seul grain. Ils décident de redescendre. L’œuf a du mal, il roule, il glisse. Il crie au lézard qui est déjà en bas depuis un moment :
    – Fais-moi un tas de terre molle et de feuilles au pied de l’arbre, comme ça si je tombe, je ne me casserai pas !
    Le lézard fait comme son ami le lui a demandé, un tas de terre et de feuilles mais il glisse, au beau milieu, une grosse pierre. L’œuf tombe et se casse en mille morceaux. Le lézard se met à rire, il rit comme un fou, quand une herbe coupante vient lui trancher le cou ! Plus de lézard ! L’herbe coupante se met à rire, elle éclate de rire quand un feu la brûle. Plus d’herbe ! Le feu se met, à son tour à rire, il hurle de rire quand l’eau vient l’éteindre. Plus de feu ! L’eau se met à rire, elle rit aux larmes quand les animaux sauvages viennent la boire. Plus d’eau ! Les animaux sauvages se mettent alors à rire, ils rient à gorge déployée quand les chasseurs viennent les tuer. Plus d’animaux sauvages ! Ce sont les chasseurs qui rient maintenant. Ils rient de toutes leurs dents quand la mort vient les tuer. Plus de chasseurs ! C’est au tour de la mort de rire, elle s’étouffe de rire quand la vie vient la foudroyer. Plus de mort ! La vie ne peut pas s’empêcher de rire, elle rit de bon cœur quand Dieu vient la détruire. Plus de vie ! Le monde, lui-même, est anéanti. Dieu est très sérieux. Il n’a pas ri, ni même souri. Et quand le vieux monde est complètement anéanti, Dieu crée un nouveau monde, celui-là même où l’on vit, vous et moi, aujourd’hui, ici.

    Cela s’est passé comme ça, et pas autrement.

    Ils avaient des drôles d’idées les anciens, tout de même ! Un œuf qui veut manger du raisin ! De l’herbe qui rit…
    Mais je me demande si Dieu n’aurait pas mieux fait de rire lui aussi et de garder ce monde-là plutôt que de créer le nôtre, qui est nettement moins marrant…

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