Transcolorado

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Catherine Gucher

1er roman de cette auteure chambérienne qui sortira en janvier.

Dans les grandes plaines du Colorado, une jeune femme cabossée par la vie. Elle ne survit qu’avec sa pension et boit des cafés-whisky. Parfois, elle monte dans le bus, le transcolorado, pour s’évader, dormir au chaud.

Un jour, elle rencontre Tommy qui lui propose de le suivre dans la montagne, où sont les sapins.

A vrai dire ce roman m’a laissé un peu perplexe. Tout est du point de vue de cette fille, mais ses pensées paraissent assez embrouillées, ou, plus exactement, c’est comme si elle voyait la vie mais selon un autre filtre de perception que nous. Elle ne se projette pas dans l’avenir, elle ne semble pas réfléchir ou comprendre à ce qui l’entoure. De toute évidence, elle sait certaines choses, elle a vécu certaines choses, mais tout est noyé dans le café-whisky, dans les araignées qui habitent sa tête et les crises de hoquet-sanglots. L’épisode avec le chien de prairie est le 1er moment où elle semble vraiment prendre conscience de quelqu’un d’autre et s’en occuper, mais lorsque l’animal disparaît, elle ne parle que de l’oubli. C’est un peu paradoxal, elle pleure, mais ne dit pas qu’elle est triste. C’est peut-être un état de conscience un peu animal, qui vit et voit les faits, sans chercher vraiment à analyser.

Du coup, je ne sais pas trop quoi penser de ce roman et je ne l’ai clairement pas adoré. Mais il y a des passages intéressants. Je pense surtout que pour quelqu’un qui comme moi aime contrôler et savoir, voir l’héroïne dans cet état d’esprit m’était inconfortable.

à voir si le sujet vous tente ! et si vous le lisez, n’hésitez pas à me dire ce que vous en pensez !

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5 commentaires pour Transcolorado

  1. MOLLIER dit :

    ce qui montre bien que nos congénères peuvent parfois habiter des « mondes » qui nous semblent tellement étrangers qu’on ne peut pas les y rejoindre….Mais ce que propose le roman est justement de faire le petit pas de côté qui permettrait de saisir ce que recouvre cette étrangeté et de découvrir la trame d’une humanité partagée entre le personnage et le lecteur

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  2. Plassiard dit :

    Bien vu Mollier!….j’ ai aimé, beaucoup me ballader avec cette femme cabossée..me glisser à ses côtés dans le Transcolorado.. dans les méandres de ses pensées certes, dans sa clairvoyance si belle pourtant…il est des voyages intérieurs auxquels l’Autre, les autres nous convient , si l’on est prêts à la rencontre… Sandrine

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  3. Eric D dit :

    Même chose. Ce livre peut laisser perplexe mais est agréable à lire. On évoque un passé douloureux chez cette jeune fille perdue. C’est un héros de western solitaire qui cherche sa voie dans sa logique d’amour. La fin pleine d’espoir vaut la peine d.etre lue. Déroutant mais ce livre laisse tout sauf indifférent

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  4. Poinsard dit :

    C’est vrai que c’est dense, en émotions. Un style prenant , un récit tout en contrastes qui nous conduit à la fois vers des paysages, des communautés, lointains et dépaysants , et en même temps nous rapproche de gens décalés, paumés, au point de peut-être mieux les comprendre. Bravo vraiment ! J’ai été très émue, le mot est juste, voire bouleversée, par la fin. On sentait subitement une chaleur humaine , c’était dingue ! D’ailleurs, j’ai décalé ma lecture de la fin pour pouvoir la faire tranquillement, la déguster.

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