Boudicca

Jean-Laurent Del Socorro

En Angleterre, il y a fort longtemps, alors que les romains tentent de se rendre maîtres de l’île, les celtes ne l’entendent pas de cette oreille. Parmi eux, Boudicca, reine du clan icène, guerrière au caractère impétueux.

J’ai été tout de suite attirée par ce roman que j’ai vu sur Babelio, autant par sa couverture que par le sujet abordé. De Boudicca (ou Boadicée) on ne sait pas grand chose, mais c’est un personnage qui m’a toujours inspiré (même si elle a un nom pas facile à prononcer pour le donner à un enfant ou même à un chat (j’y ai pensé (pour le chat)).

Ce que j’ai particulièrement aimé dans ce roman, c’est tous les petits détails sur la vie des celtes et en particulier la place des femmes dans leur société. J’ai beaucoup aimé que tout paraisse naturel et logique sans qu’avec de grosses ficelles on informe le lecteur de ce qui diverge de chez nous, c’était vraiment bien joué. Par exemple avec le personnage d’Ysbal qui a trois maris (totalement absent du roman d’ailleurs) ou de Boudicca qui a une relation amoureuse bien que non nommée ainsi avec Jousse. Tout paraît naturel et sans prise de tête, bien loin de notre culture judeo-chrétienne.

Là où je trouve que le roman pèche un peu c’est sur le fond. Au final, on a que très peu d’éléments sur la vie de Boadiccée, en faire un roman est donc un pari risqué. Il manque donc peut-être de profondeur, ou de travail sur les personnages, sur les batailles pour rendre le tout plus réel, plus attachant aussi. J’ai un peu pensé en le lisant aux Dames du lac de Marion Zimmer Bradley qui présentent des femmes fortes, dont finalement elle a quasiment tout inventé (ou réinventé), mais à partir d’une base arrive à vraiment créer un univers, un souffle que je n’ai pas ressenti ici. Mai c’était comme je disais un exercice compliqué. Au passage, j’ai bien aimé les quelques allusions discrètes au monde arthurien, c’était bien joué.

Pour conclure, je dirais que c’est un roman très agréable à lire, bien documenté avec un véritable fond historique, même s’il manque peut-être un peu d’ambition et de souffle !

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