Le Poids des secrets, Tome 5 : Hotaru

Aki Shimazaki

Ce dernier tome nous propose la dernière partie de l’histoire, celle qui finira de lier toutes les pièces du puzzle. On retrouve Mariko, devenue toute jeune adulte. La rencontre avec l’homme qui deviendra le père de son enfant, puis avec celui qui deviendra son mari.

J’ai été ravie de terminer avec Mariko qui est la pièce maîtresse de ce roman. On entre vraiment dans sa vie de femme, jeune tout d’abord, bercée d’illusion, puis plus mûre, mais qui porte le poids du passé.

Lorsque j’avais lu le deuxième tome sans avoir lu les autres, je n’avais pas pu me faire de véritable avis. Maintenant, c’est fait, j’ai adoré, l’écriture, l’intrigue, la manière dont les tomes se mêlent les uns aux autres, comment on suite des gens simples dans une époque trouble.

Seulement deux conseils à vous donner : Lisez ! Et de préférence, dans l’ordre et tout à la suite, histoire de ne pas vous mélanger entre les personnages et les époques, vous ne le regretterez pas !

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Le Poids des secrets, Tome 4 : Wasurenagusa

Aki Shimazaki

Kenji est un jeune divorcé, dont la famille le presse à se remarier. Idée contre laquelle il n’est pas fermé, mais il apprend que son ex-femme a eu un enfant de son second mari. Alors qu’il s’était séparé d’elle pour qu’il puisse engendrer un héritier, il se rend compte que c’est sans doute lui qui est stérile et non l’inverse, et qu’il ne pourra donc jamais avoir d’enfant, une honte qu’on est obligé de taire ! Il rencontre alors Mariko, jeune orpheline qui a en plus eu un enfant hors mariage, mais c’est le coup de foudre. Pourtant la faire accepter par ses parents sera bien compliqué.

Croisé dans les 2 premiers tomes, j’avais regretté qu’on en sache pas plus sur Kenji, ce père et époux modèle qui semblait cacher un lourd secret, une blessure intime. J’ai donc été ravie de pouvoir lire son côté de l’histoire.

Encore une fois, j’ai été séduite par l’écriture, très épurée d’Aki Shimazaki. On a là toute la délicatesse japonaise, avec ce qu’il faut d’intrigue pour nous tenir en haleine et nous faire dévorer ce petit roman d’une traite !

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Le Poids des secrets, Tome 3 : Tsubame

Aki Shimazaki

Après avoir suivi Yukiko et Yukio, nous en venons à Mariko. Vous comprendre bien sûr le lien qu’elle peut avoir avec les autres personnages, mais un peu de patience.

Mariko est née de mère coréenne, d’un père dont elle ne sait rien, et après le tremblement de terre de 1923, sa mère la confie à un prêtre chrétien. Elle essaye alors de retrouver son propre frère et tente d’échapper aux japonais qui veulent tuer les coréens. Mais Mariko ne reverra jamais ni sa mère, ni son oncle. Devenue orpheline, elle devra reconstruire sa vie.

Ce troisième tome est plus difficile à relier aux deux précédents, dans un premier temps en tout cas. On revient sur un autre événement, moins connu, avec le tremblement de terre et les assassinats des coréens, et la plume de l’auteur, avec sa délicatesse et sa justesse parvient à nous faire entrer pleinement dans les drames de la petite et grande histoire !

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Le Poids des secrets tome 2 : Hamaguri

Aki Shimazaki

On m’a beaucoup conseillé cet auteur et notamment cette pentalogie. Il se trouve que j’ai eu l’occasion d’avoir ce tome 2 sous la main, j’ai profité d’avoir un petit peu de temps pour le lire (en 1h c’est fait, c’est l’avantage) pour me faire une idée sur l’auteur.

Même s’il s’agit du tome 2, de ce que j’ai compris les histoires peuvent se lire séparément, même si on perd le charme que doit avoir l’ensemble.

Yukio vit à Tokyo avec sa mère. Il n’a pas de père, mais sa mère lui suffit, comme les autres adultes qui gravitent autour de lui et surtout sa meilleure amie Yukiko. Les deux enfants promettent de se marier un jour et scellent un pacte en inscrivant leurs noms dans l’intérieur d’une palourde. Mais bientôt la vie les sépare, sans toutefois arriver à leur faire oublier ce premier amour d’enfance.

L’histoire est assez simple et relativement prévisible, mais j’ai beaucoup apprécié son déroulement, avec la manière dont le style de l’auteur s’adapte en fonction de l’âge de l’enfant. On en comprend souvent plus que lui grâce aux détails qu’il note sans avoir les clés pour les analyser. Ce format court, presque de nouvelle, est dynamique et agréable, même si parfois j’aurais préféré des passages un peu plus long pour s’attacher aux personnages comme au père adoptif de Yukio un peu effacé malgré le lien qui se renforce entre eux.

Donc j’ai passé un bon petit moment avec ce roman, il faudrait certainement que je lise les autres pour me faire un avis plus objectif de l’auteur et du cycle en son ensemble. Et vous, vous connaissez ? Vous aimez cet auteur ?

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Le Poids des secrets, tome 1 : Tsubaki

Aki Shimazaki

Lorsque Yukiko meurt, sa fille retrouve une lettre qui révèle tout ce qu’elle n’a jamais voulu dire sur la guerre, sur Nagasaki, mais également sur sa famille et en particulier son père.

Le Poids des secrets, ce sont 5 courts romans, un véritable puzzle, où chacun des personnages donne sa voix pour reconstituer à la fois une histoire de famille, mais également le quotidien durant la guerre et l’impact qu’a eu Nagasaki sur eux.

Dans ce premier roman, on entend la voix de Yukiko, la gentille grand-mère qui vient de mourir, mais qui a été une jeune adolescence marquée par la guerre et par les actions de son père.

Le roman se lit très vite, on est emporté par ce roman qui mêle poésie, tendresse, mais aussi l’horreur de la guerre et le drame familial.

Pour avoir toutes les chroniques dans l’ordre, je vous remettrais ce que j’avais pensé du deuxième tome demain. Mais si on peut les lire séparément, voir dans le désordre, vu leur taille, je vous conseillerais de tout lire à la suite !

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Welcome to Kiwiland

Aby Cyclette

Entre carnet de voyage et journal intime, la ejune Aby nous livre ses pensées dessinées sur son voyage en Nouvelle-Zélande.

Alors qu’elle attend son visa pour partir au Canada, Aby décide de partir 1 an en Nouvelle-Zélande, histoire de ne pas perdre son temps, même si cela signifie aussi de quitter son nouveau compagnon pendant de longs mois.

Avec humour et fraîcheur, elle nous raconte les petites anecdotes sur son voyage, les kiwis, ses rencontres, le travail, le logement, le pays, la vie, quoi !

J’ai beaucoup aimé les dessins et le fait que tout soit à la fois en anglais et en français. Ça donne envie de partir et d’aller visiter la Nouvelle-Zélande.

Destination et style graphique à la mode, coloré et plein de vie, cette BD pourrait vraiment vous plaire !

Gros coup de cœur pour ma part !

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La Mémoire du Thé

Lisa See

Li-Yan fait partie d’une minorité chinoise, les akhas. Même si la révolution a eu lieu, son peuple est loin de tout cela et vit avec ses coutumes ancestrales. Pourtant Li-Yan sera la première femme instruite de son village. La venue d’un homme qui s’intéresse à leur thé, le Pu’er, bouleversera son quotidien.

Il y a quelques années, j’avais été séduite par Fleur de Neige, alors quand j’ai eu l’occasion de lire le dernier roman de Lisa See, j’ai sauté sur l’occasion.

Dans le début du roman, on plonge dans le quotidien de ce village qui n’a que peu été touché par la révolution de Mao. En effet, les coutumes sont ancestrales et la religion animiste tranche avec le reste de la Chine de cette époque.

Li Yan est donc élevée pour être sage-femme et guérisseuse, baignée dans la culture du thé et heureuse malgré la pauvreté de sa famille. Lorsqu’elle ira en ville, le choc des cultures sera brutal.

J’ai bien aimé ce contraste qui permet à la fois de connaître d’anciennes traditions (ce que je trouve passionnant!), mais également de les voir évoluer dans la Chine contemporaine. Le thé est évidemment l’un des sujets principaux du roman. On apprend plein de choses (ça m’a donné des envies de thé vert malgré la chaleur) et donne un parfum singulier au roman.

Enfin, la maternité est également un sujet très important du roman. Sans vous spoiler, je peux simplement vous dire que c’est traité avec justesse et que cela apporte une autre dimension à cette histoire !

Si vous voulez un roman dépaysant, aux saveurs de thé et de nostalgie, n’hésitez pas !

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Le Don de la pluie

Tan Twan Eng

1939 en Malaisie, à Penang. Philip a 16 ans et ne s’est jamais senti à sa place dans sa famille. En effet, il est né d’un deuxième mariage de son père anglais et d’une jeune chinoise. Métis, beaucoup plus jeune que ses deux frères et sa sœur aînée, il refuse de les accompagner en Angleterre qu’il ne considère pas comme sa patrie. C’est alors qu’il rencontre Endo-san, un japonais qui a loué l’île voisine où le jeune homme allait souvent. Une forte amitié commence à lier les deux hommes. Endo-san lui apprend l’aïkijitsu (les prémices de l’aïkido) tandis que Philip lui montre la beauté de sa région natale.

J’avais adoré le précédent roman de l’auteur Le Jardin des brumes du soir, qui se passait également en Malaisie, parlait déjà de la guerre, d’une amitié contrariée par des rivalités politiques et d’art. Ici, on retrouve les mêmes éléments. Philip est à moitié anglais, à moitié chinois, a toujours vécu en Malaisie, connaît tous ces dialectes et va se lier d’amitié avec un japonais dont le peuple va rapidement devenir l’ennemi du sien. De nombreuses choses dans le roman se rapporte à l’aïkido en tant que philosophie, que se soit dans la manière de trouver sa place dans le monde, ou d’agir. L’amitié est très forte, très palpable et dans la première partie du roman, on est totalement entraîné au fin fond de la Malaisie, baignée dans la philosophie et la poésie qui caractérise à la fois les peuples qui y vivent, mais également les arts martiaux.

Les réflexions de ce roman sont donc profondes et magnifiquement bien écrites.

J’ai trouvé néanmoins que ce roman accusait un petit coup de mou à la fin de la première moitié, dans le début de la guerre. On perd l’innocence de l’enfance, mais on est pas encore totalement dans l’âge adulte. De même le passage où Philip (qui déjà raconte son adolescence à Michiko venue le voir) rencontre son grand-père qui lui raconte sa conversation avec un autre homme à qui il raconte encore une histoire, nous plongeait un peu trop dans une mise en abîme qui, si elle intéressante, ralenti et alourdi un peu le récit.

Quant à la fin, le roman reprend de l’ampleur et finit en beauté.

Même si j’ai trouvé que la guerre était plus présente que dans le premier livre, et peut-être un peu trop, j’ai trouvé intéressant la prise de parti de l’auteur.

J’ai peut-être un peu moins aimé ce second roman, à cause de quelques lourdeurs par moment, mais dans l’ensemble, j’ai passé un agréable moment, totalement dépaysant de par le paysage malaisien, et absolument passionnant concernant l’amitié mêlée d’arts martiaux qui unit Philip à Endo-san.

Un très beau roman que je vous recommande vivement !

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Moi j’mange

Joanie Godin

Merci à Babelio et aux éditions Mortagne pour m’avoir permis de lire ce petit roman !

Billie a 15 ans. Au retour des vacances, elle aimerait tellement avoir perdu du poids, qu’on la félicite, qu’on l’admire, malheureusement, elle n’a fait que prendre quelques kilos de plus. Pourtant, les régimes, ça la connaît, mais à chaque fois, ça ne fait que rendre plus obsédante son envie de manger, tout et n’importe quoi.

Ce petit roman (dévoré en 2 jours) est québecois et fait parti d’une collection qui aborde des sujets importants et souvent peu vu en littérature jeunesse. L’inconvénient de ce roman, surtout pour les plus jeunes, ce sont les expressions québecoises (je trouve que ça a moins de charme sans l’accent!) parfois un peu compliquées à comprendre pour les non-initiés et les poids exprimés en livres.

J’ai beaucoup aimé lire sur ce sujet. On trouve des livres sur l’anorexie assez facilement, mais sur la boulimie ou l’hyperphagie, beaucoup moins ! En effet, ce problème est courant et pourtant mal connu, et aussi mal vu. Il y a malheureusement quelque chose de « classe » dans l’anorexie, puisqu’avant la maladie, on peut voir une force mentale et une recherche de la perfection, de la minceur valorisée par la société (c’est extrême, mais il suffit de voir les blogs pro-ana pour voir que c’est vrai) ; en revanche, la boulimie est vue comme un manque de courage, de volonté et de la paresse, alors qu’il s’agit également d’une maladie. Ce livre permet de comprendre cela, ce qui est une très bonne chose. Même si le roman est parfois un peu théorique, j’ai trouvé qu’il reflétait vraiment bien les pensées d’une adolescente. La fin est bien faite puisqu’elle n’apporte pas de solution miraculeuse, mais une vraie réflexion.

Même si l’écriture n’est pas parfaite, ce roman est bien fait, pas cliché, et permet de comprendre de nombreuses choses. Je pense qu’il faudrait en effet plus de livres de ce type (la collection en propose plein, mais je pense qu’ils ne sont pas faciles à trouver en France) et les faire lire aux jeunes (et moins jeunes!)

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L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea

Zidrou, KyungEun et Falzar

(BD)

Adaptation du roman du même titre de Puertolas.

Que je n’ai pas lu. J’ai lu ses deux romans suivants, j’avais eu pas mal de retours sur celui-ci et je me suis dit que se serait pas mal pour me faire une idée sur la trame avant de voir le film lorsqu’il sortira (en dvd, je ne suis pas pressée!)

Je n’ai donc pas été surprise par le type d’humour ou par les multiples rencontres avec pleins de personnages.

En revanche, je n’ai pas été franchement emballée par le scénario ou les personnages, je pense que le format BD n’était pas le plus adapté pour permettre de s’attacher aux personnages.

Donc un peu déçue, je regarderais quand même le film histoire de voir si mon opinion change, mais mon roman préféré de Puertolas reste la Petite fille qui avait avalé un nuage grand comme la Tour Eiffel !

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