Un Nouveau Harry Potter : en Danois

Nouveau venu dans ma collection, Harry Potter og de Vises Sten

donc, un petit HP danois, ramené pour mon amie partie à Copenhague !

Encore un grand merci !

Regardez cette superbe couverture :

ça ressort moins bien à l’écran, mais l’écriture et tous les petits éclairs sont en dorés; et les tranches des pages sont noirs ! Une couverture que je n’avais jamais repérée ailleurs et que j’adore !

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La Petite danseuse de quatorze ans

Camille Laurens

Tout le monde connaît la statue de la Petite danseuse de quatorze ans, sculptée par Degas. Mais que sait-on de son histoire ?

Camille Laurens décide de s’interroger sur cette œuvre. Qui était le modèle ? quelles étaient les conditions de vie des petits rats de l’opéra à cette époque ? quel lien a-t-elle eu avec Degas ? Comment la statue a-t-elle été vue par le public de l’époque ? Qu’est devenu le modèle dans la suite de sa vie.

Ce texte, plus essais que romans, est très érudit, mélangeant recherches historiques et citations de nombreux contemporains de Degas afin de dessiner le portrait de la petite danseuse, ou en tout du milieu où elle vivait. Si vous cherchez un roman, vous ne trouverez pas votre compte. En revanche, même s’il y a parfois quelques longueurs, j’ai trouvé très intéressant cette incursion dans la société de l’époque.

Un livre qui reste relativement court et qui pourrait vous intéresser si vous êtes curieux d’art, de danse ou de la vie à cette époque !

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Bakhita

Véronique Olmi

Bakhita est née au Darfour au milieu du XIXè. C’est du moins ce qui a été déduit après, ces mots n’ayant aucun sens pour elle à l’époque. Ce qui compte c’est qu’à 5 ans, sa sœur aînée est enlevée par des négriers. Ce qui compte c’est que quelques années plus tard, entre 6 et 9 ans, sûrement, elle est à son tour enlevée. Sa vie devient alors une longue souffrance. En plus de perdre sa famille, sa mère, elle perd son prénom, qu’elle oublie, ainsi que sa langue natale. Vendue de maîtres en maîtres, maltraitée, torturée, elle est rachetée par un consul qui l’emmène en Italie. Placée temporairement chez des religieuses, elle décide d’y rester et devient sœur à son tour.

J’entendais beaucoup de bien de ce roman, je ne peux qu’approuver ! L’écriture est magnifique, elle nous fait traverser la vie de Bakhita avec force, précision, mais aussi pudeur. On ressent les émotions de la petite esclave, puis de la jeune femme, la douleur, la honte, l’incompréhension; mais aussi sa volonté de survivre, de pardonner, de se faire comprendre. Le langage a une part importante dans ce roman puisque Bakhita parle un mélange de langues dont se servaient les esclaves pour arriver à se comprendre un peu, mais sans jamais vraiment maîtriser ni l’arabe, ni plus tard l’italien.

Bakhita c’est la voix qui s’est élevée contre l’esclavage, dénonçant ce que subissent les esclaves. Bakhita, c’est aussi, d’une certaine manière, la chance qu’elle a eu, puisqu’après 15 années de souffrance, elle trouve la paix, ce que la plupart des esclaves n’ont jamais connu. Bakhita c’est la résilience et la force, la voix et le silence, mais surtout le pardon et l’amour.

Un roman vraiment fort, qui touche et qui nous fait connaître le destin de cette esclave devenue sainte, malgré tout souvent oubliée par le monde contemporain. Un roman dont on parlera certainement beaucoup !

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Mécaniques du chaos

Daniel Rondeau

Dans ce roman polyphonique, Daniel Rondeau nous fait faire connaissance avec une foule de personnages qui vont se rencontrer, se recroiser : archéologue, flic, ado des cités, immigrée rescapée d’un naufrage, ancienne journaliste, jeune bourgeoise qui se prostitue à des hommes riches, etc… Au contre du roman, le trafic d’œuvres archéologiques, la liberté, le terrorisme, autant de sujets actuels en ce moment.

Bon, je ne vais pas y aller par quatre chemins. Ce n’est même pas que je n’ai pas aimé ce roman, c’est qu’il m’a perdu dès le début. J’ai mélangé les personnages, qui était divorcé ? veuf ?; les endroits où ça se passe, l’époque… Il y avait trop de tout : trop de personnages, trop d’intrigues, trop peu de texte à chaque fois pour vraiment identifier et me souvenir. Si mon esprit garde en mémoire quelques scènes, je serais même incapable de résumer ce roman de façon linéaire.

Donc de toute évidence, ce roman n’était pas fait pour moi, je l’ai lu péniblement jusqu’au bout, je ne vous le recommande donc pas. Mais si jamais vous l’avez lu et aimé, n’hésitez pas à me dire en quoi, à m’ouvrir les yeux sur ce texte qui ne me laisse qu’une impression de fouillis !

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Le jour d’avant

Sorj Chalandon

Lorsque Michel était enfant, il était fan de Michael Delaney et se faisait souvent appeler Michel Delanet, en hommage. Quand il était enfant, il avait un frère plus âgé que lui qui travaillait dans la mine. Quand il n’était encore qu’un enfant, le 27 décembre 1974, un coup de grisou tua 42 mineurs. Pas son frère. Pas son frère qui a survécu à ses blessures juste quelques jours, suffisamment pour être oublié par les officiels et les plaques commémoratives. Peu de temps après, leur père se suicide, laissant une injonction à son fils « Venge-nous de la mine ».

Cette fois encore Chalandon explore des sujets connus, comme la relation au père, à la vérité et au passé. Mais le thème principal de ce roman est la mine, la façon dont les compagnies ont détruit la vie de milliers d’ouvriers à cause de conditions déplorables et dangereuses, les condamnant à mourir à plus ou moins long terme.

On est rapidement pris dans cette histoire. Le personnage de Michel nous fait bien ressentir toute l’horreur de sa situation, le complexe du survivant, la colère contre les autorités qui à part déplorer les pertes humaines n’ont jamais rien fait pour juger les coupables et améliorer la situation. Le roman se divise en deux parties que je ne vais pas trop évoquer afin de ne pas gâcher la surprise, mais il y a un sacré retournement de situation auquel on ne s’attend pas, qui rajoute du sel à cette histoire et nous donne encore plus envie de lire la suite. C’est un roman solide de près de 400 pages, mais il se dévore très vite, et grâce à la fiction nous fait ouvrir les yeux sur des hommes sacrifiés et maintenant oubliés si on est pas de la région.

Un très bon roman pour cette rentrée littéraire, que je vous recommande !

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Le Jour où elle a pris son envol

Beka Marko Cosson

Après Le Jour où le bus est parti sans elle, cette nouvelle bande-dessinée propose la suite du chemin de Clem. Même si sa rencontre avec Antoine a été un grand pas en avant, elle ne se sent pas totalement heureuse ni en accord avec sa vie actuelle. Elle décide de retourner voir Antoine, mais il n’est pas là. L’homme qui le remplace lui propose de partir dans un grand voyage à la rencontre de ces potentiels futurs inexploités.

Le dessin est toujours aussi sympathique, de même que la rencontre de l’héroïne avec des gens au destin parfois surprenant. Comme dans le 1er tome on alterne l’histoire de la vie, des situations de tous les jours, avec des contes ou des récits d’expérience.

J’ai bien aimé cette BD, moins cependant que la précédente, peut-être parce qu’on retrouve beaucoup d’éléments communs et qu’on perd donc l’effet de surprise. La fin ne m’a également pas tellement convaincu, il y a encore une fois une idéalisation du métier qu’elle choisit finalement (je vous laisserai découvrir) assez loin de la réalité du terrain.

J’ai donc passé un bon moment, mais elle n’a rien de transcendant non plus.

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Frappe-toi le cœur

Amélie Nothomb

Incontournable de la rentrée littéraire et toujours aussi vite lu, le dernier Amélie Nothomb.

Diane est la fille aînée de Marie, une belle et séduisante jeune femme, prise de court par sa grossesse, incapable d’aimer cette enfant qui attire toutes les attentions qu’elle aurait voulu sur elle. Mais Diane, même toute petite, comprend cette jalouse et excuse sa mère. Même avec l’arrivée d’un petit frère choyé. Mais lorsqu’arrive une seconde fille que Marie aime plus que tout, Diane n’arrive plus à excuser sa mère. Elle se jette à corps perdu dans le travail scolaire, puis universitaire.

Dans ce roman, Amélie Nothomb explore les relations compliquées entre mère et enfants, la jalousie ou l’amour qui peuvent devenir la base de cette relation. L’histoire est fluide et agréable à lire, les sentiments sont bien exploités dans leur complexité. L’amour maternel (ou son absence) est traité à travers différents spectres qui laissent bien voir les conséquences qu’il peut avoir.

J’ai trouvé la fin trop prévisible pour qui connaît un peu Amélie Nothomb, mais elle ne gâche en rien le roman.

Donc un livre intéressant, bien écrit, qui séduira évidemment tous les fans (et anciens fans quelques peu déçus par les précédents) d’Amélie Nothomb.

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Survivre

Frederika Amalia Finkelstein

La narratrice a un peu moins de 25 ans lors des attentats du 13 novembre. Elle est frappée de plein fouet par la violence de l’attaque, des images, de l’idée même de ces morts et du terrorisme, par le fait que les morts comme les assassins avaient le même âge, son âge.

J’ai eu la chance de voir la présentation gallimard et donc de l’entendre parler de son roman. J’ai tout de suite eu envie de le lire, tout simplement parce qu’à 1 an près et le fait que je n’habite pas à Paris, il y avait de nombreuses ressemblances, je me sentais donc touchée et concernée par ses écrits.

Survivre est un texte court, dur, violent. La narratrice est obsédé par les morts violentes, les victimes des attentats, qu’elle ne peut s’empêcher de se remémorer, un peu à la façon des memento mori d’il y a quelques siècles. Mais la société a changé, les réseaux sociaux, les images, les vidéos peuvent nous plonger directement dans l’horreur, voyeurisme et empathie ne sont pas incompatibles.

Si je ne partage pas toujours ses opinions ou ses ressentis, comme je l’avais supposé il y avait beaucoup de points communs entre notre expérience : les transports en communs bondés, le rapport avec les patrouilles armées que je croise également tous les jours, les mendiants dans la rue, la relation à la technologie, qu’il s’agisse du portable qui nous inonde d’informations toujours plus glauques ou des jeux vidéos souvent utilisés comme exutoires, des relations entre sœurs, le dictakt de la beauté imposé par les médias, etc. De nombreux sujets sont d’actualité pour les gens de ma génération.

Si vous avez environ 25 ans, ce texte vous touchera sans doute plus qu’à un autre âge puisqu’il allie l’âge de la narratrice et du lecteur à l’actualité. Dans 10 ans, il n’aura sûrement plus le même impact, même sur un jeune de 25 ans.

Ce roman est donc assez dur, assez prenant, c’est le témoignage d’une jeunesse en colère qui se sent dépassée. Est-ce que ça vous parle ? Vous allez le lire ? si vous l’avez lu, qu’en avez-vous pensé ?

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Leçons de Grec

Han Kang

Une jeune femme qui a perdu la parole essaye de la retrouver et pour cela décide d’apprendre le grec ancien, une langue morte bien loin du coréen. Son professeur est un homme qui perd lentement la vue.

J’ai été tout de suite séduite par la couverture vive et délicate, ainsi que par le titre qui me parle puisque j’ai fait lettres classiques.

L’histoire est très douce et assez lente, au rythme des mots actuels et ceux, oubliés, de grecs. Le langage et l’expression sont donc le centre de ce roman. L’écriture est poétique et travaillée. Malgré tout, je n’ai pas totalement accroché au récit. Les alternances entre les personnages, leurs pensées et leurs passés, sont parfois un peu floue, je me suis sentie parfois perdue ou en tout cas déroutée.

J’ai apprécié de nombreux passages, mais au final, je ne sais pas si ce livre me restera longtemps en mémoire, ce qui est dommage car le sujet m’intéressait vraiment.

A vous de voir (et de me dire) si vous allez le lire et ce que vous en aurez pensé !

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Les Pleureuses

Katie Kitamura

La narratrice s’est récemment séparée d’avec son mari, Christopher, mais personne ne le sait encore. Lorsque la mère de Christopher n’a plus de nouvelles de lui depuis qu’il est parti en Grèce, elle demande à sa belle-fille d’aller voir ce qu’il se passe. La jeune femme accepte, en se disant qu’elle profitera de l’occasion pour officialiser leur divorce, mais lorsqu’elle arrive à l’hôtel Christopher est introuvable.

Ce roman est relativement court, mais il n’en fallait pas plus. En effet, il est vraiment tourné sur les sentiments des personnages, leurs analyses, il n’y a donc aucune action ce qui rend le livre très lent. Néanmoins l’histoire et les réflexions sont intéressantes. On se prend d’affection et de compassion pour la narratrice dont le mari volage disparaît de la circulation lorsqu’elle veut demander le divorce.

Les personnages sont vus de l’extérieur, à part la narratrice, et la distance qu’elle conserve avec eux empêche de vraiment nous y attacher. Quant à la Grèce, si la crise est toujours sous-jacente, on n’en voit donc que le côté négatif avec en plus les incendies, et on a pas l’impression de partir en voyage avec ce livre.

Une lecture en demie-teinte, avec une histoire intéressante et des réflexions sur le mariage et la séparation fortes et prenantes; mais un manque de points d’intérêt qui donne réellement envie de tourner la page suivante.

Vous l’avez lu ? vous en avez pensé quoi ?

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