Préférer l’hiver

Aurélie Jeannin

Merci à la masse critique Babelio et aux éditions Harper Collins pour cet envoi !

Alors que l’hiver approche, deux femmes, une mère et sa fille adulte se sont volontairement recluses dans une cabane au fond des bois afin de faire face aux drames qui les ont frappés.

La couverture de ce roman m’a tout de suite interpellée, ainsi que le titre et le résumé qui me faisait penser à des romans comme Dans la forêt, de Jean Hegland, ou My Absolute darling de Tallent. Autant le dire tout de suite, j’ai été un peu déçue dans mes attentes, je ne m’attendais pas à ce que j’ai trouvé. Certes la survie est au centre du roman, mais on s’attarde plus sur l’intériorité des personnages (leur deuil, leur rapport à la littérature, aux habitudes, leur relation) que sur la façon de survivre dans les bois.

De plus, à un certain moment arrive un épisode assez important (plus ou moins la seule action du livre), mais elle n’est justement pas décrite, on la comprend petit à petit, à travers les réactions des personnages et le récit de la mère, fait à la première personne au milieu de la narration à la première personne de la fille, sans que rien ne les distingue, n’aide pas à comprendre. Si je vois le principe voulu par l’auteure (elles sont toutes les deux mères, vivant le même drame, et donc se confondent un peu), ça manquait pour moi un peu de clarté.

En soi, le roman est intéressant, il y a de belles réflexions sur la littérature, mais il était un peu trop abstrait pour moi, pas assez ancré dans la nature environnante (même si le ragondin revient souvent dans les pensées de la fille !).

A vous de voir si c’est que vous cherchez, mais ne vous attendez pas à My Absolute darling bis !

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Miroir de nos peines

Pierre Lemaître

Paris, 1940. Y’aura-t-il guerre, y’aura-t-il pas guerre ? Alors que la question commence à tourmenter la ville, le pays, le monde entier, Louise vient de vivre une expérience traumatisante qui va l’obliger à remettre en question son passé et à déterrer de vieux secrets de famille. Gabriel est quant à lui sur la ligne Maginot, en compagnie de Raoul Landrade un petit filou qui s’en sort toujours, souvent de façon peu honorable. Et Désiré joue les caméléons changeant de travail au gré de ses envies, s’inventant avocat, médecin, et des tonnes de diplômes et compétences qu’il est bien loin d’avoir !

Contrairement au tome précédent (si l’on peut dire, puisque nul besoin d’avoir lu Couleurs de l’incendie pour comprendre celui-ci, ni même Au revoir là-haut, même s’il y a quelques références), si l’histoire avec Louise commence rapidement et très fort, j’ai été moins happée par l’histoire des autres personnages. Faute peut-être aussi à la fatigue, mais si ma lecture a été moins fluide que la dernière fois, ça s’est rapidement arrangé et j’ai plongé tête baissée dans ce roman avec un grand R.

L’écriture du Pierre Lemaître nous fait vivre avec ses personnages et nous plonge vraiment dans une époque, loin d’être la plus représentée dans la littérature concernant la 2nde guerre mondiale.

Les personnages sont attachants, même Raoul que j’avais quand même bien envie de « tarter » une bonne partie du roman, j’ai beaucoup aimé le fantasque Désirée, sans oublier tous les personnages secondaires, importants à leur manière.

Donc si vous hésitez encore devant ce bon pavé, n’hésitez plus !

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Les Passagers

John Marrs

Dans une Angleterre d’un futur pas si lointain, les voitures totalement autonomes sont devenues obligatoires afin d’éviter le plus d’accidents. Libby qui est opposée à ces machines qui prennent les décisions à la place des humains, se retrouve ironiquement à faire partie d’une commission qui décide si les rares accidents sont du fait des voitures ou des piétons imprudents. Et elle a l’impression que les voitures ne sont jamais en tort, sans que personne dans la commission n’écoute réellement son avis. Soudain, un hacker prend le contrôle de 8 voitures, et diffuse en direct via tous les moyens audio-visuels possibles les vidéos des passagers prisonniers de leur voiture, qui viennent d’apprendre qu’ils mourront 2 heures et demie plus tard. Aux gens de la commission et aux internautes de choisir qui pourra survivre, aux passagers de se vendre, mais attention aux mensonges et faux semblants !

Après les Âmes sœurs, je voulais absolument lire ce roman, malheureusement, je n’avais pas pu l’obtenir avant. D’ailleurs, je viens de voir au passage qu’une adaptation des Âmes sœurs est en cours pour Netflix, je n’en suis pas étonnée, c’est ce que je pensais/espérais depuis que je l’avais lu !

Revenons-en à nos passagers. Dans ce roman, qui se passe quelques temps après Âmes sœurs (l’auteur garde en cohérence et y fait quelques allusions), il arrive à renouveler l’exploit.

C’est un thriller haletant, impossible à lâcher, et hyper actuel ! en effet, si les nouvelles technologies, IA, et autres sont montrées du doigt, les réseaux sociaux sont bien présents et bien représentés ! j’ai adoré les détails hyper réalistes, comme alors que les gens doivent prendre des décisions qui impactent littéralement sur la vie et la mort de gens qu’ils voient en direct, préfère commenter le peu de goût que Libby a pour les chaussures !

J’ai beaucoup aimé les retournements de situation et si quelques uns peuvent être prévisibles la plupart fonctionnent parfaitement et nous oblige, comme les personnages, à tout remettre en question !

En somme un roman très bien mené et que j’ai beaucoup aimé lire ! Si vous avez aimé Âmes sœurs, lisez celui-ci ! si vous n’avez pas encore lu Âmes sœurs, dépêchez-vous avant la sortie de la série et lisez celui-ci !

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Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon

Jean-Paul Dubois

Paul Hansen est en prison du côté de Montréal depuis deux ans, où il partage 6m² de cellule avec un Hells Angel incarcéré pour meurtre. Mais rien ne le prédestinait à cette prison, ni son père pasteur, ni sa mère qui tenait un cinéma d’art et d’essais.

Goncourt 2019, assez court, des bons retours, je me suis dit qu’il fallait que je le lise.

La plume est fluide, parfois ironique et mordante ; mais l’histoire est relativement banale. Ce n’est clairement pas un roman qui me rester longtemps en mémoire ! J’ai trouvé qu’on s’attardait un peu trop sur l’enfance/adolescence du personnage, en réalité surtout sur ses parents qui prennent une place considérable dans le livre.

Bref, un roman agréable à lire, mais je n’ai pas été transcendée, dommage pour un Goncourt, même si ce n’est pas la première déception en la matière !

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Changer l’eau des fleurs

Valérie Perrin

Violette Toussaint est gardienne de cimetière. Après avoir été garde barrière, l’automatisation l’a obligé à se reconvertir. Les horaires sont plus souples et il y a un jardin. Quant aux voisins ? ils sont bien moins bruyants que les trains ! La vie passe, suit son cours. Violette ouvre sa maison à tous ceux qui ont besoin de parler et de se confier. Mais un jour, un homme vient parce que la dernière volonté de sa mère est de reposer auprès d’un homme dont il n’avait jamais entendu parler. Ce petit événement, presque insignifiant, va pourtant chambouler de nombreuses vies !

Voilà des mois qu’on me parle sans cesse de ce roman, qu’il fallait absolument que je lise, voilà chose faite !

Avec déjà plus de 500 critiques sur babelio, mon avis n’est peut-être pas nécessaire, mais le voici malgré tout !

Alors soyons concise : pour ma part, ce roman n’a pas été un franc coup de cœur. Déjà, j’ai trouvé que l’intrigue était vraiment longue à démarrer (plus de 150 pages). Certes l’écriture est agréable, dynamique et on ne s’ennuie pas en lisant, mais malgré tout, j’ai eu du mal à comprendre où elle voulait en venir. Et sur l’intrigue principale et quasi policière, même reproche, c’était un peu longuet.

D’autres intrigues viennent se mêler de près ou de loin à cette première trame. Malheureusement, elles se ressemblent un peu toutes, des femmes malheureuses, bafouées, trompées ou infidèles. L’infidélité est quand même au cœur du roman, il faut bien le dire ! je ne crois pas qu’il y est un seul couple « sans accroc » dans le roman. De plus, les femmes sont parfois fortes, mais souvent des victimes et se laissent bien marcher sur les pieds par les hommes, même quand elles les aiment et les choisissent « pour de vrai ». Certains personnages sont même franchement caricaturaux et n’offrent que peu de relief.

Et pourtant, je n’ai pas détesté, loin de là. Je me suis laissée bercer par l’histoire, avec parfois une pointe d’impatience, mais j’ai dévoré ce roman en quelques jours.

Alors non, pour moi ce n’est pas un coup de cœur, ni le livre du siècle, mais j’ai beaucoup aimé certains passages, notamment sur la vie de Violette, une fois seule, les coucheries qui nous embrouillent les intrigues, pas toujours et pas par pudibonderie, simplement parce que c’était parfois juste un peu trop !

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The Effigies, 2

tome 2 : L’Assaut des ombres

Sarah Raughley

Deux mois se sont passés depuis que Saul s’est enfui. Maïa et les autres Effigies en ont profité pour s’entraîner et se préparer à affronter cet ennemi (comme si les Spectres ne suffisaient pas !). Mais pour Maïa, la présence en elle de Natalia, la précédente Effigie du feu, ne facilite en rien les choses !

J’ai lu le tome 1 il y a quasiment 3 ans, autant dire que mes souvenirs étaient parfois un peu flou, mais j’avais vraiment envie de lire ce deuxième tome ! même si l’histoire est fluide et prenante, j’ai eu un peu de mal à replonger dans le bain (peut-être aussi la faute à la fatigue et à mes capacités de concentration très élevées en ce moment (environ 2 minutes ^^)).

On retrouve Maïa peu de temps après l’avoir laissé à la fin du tome 1. Elle maîtrise un peu mieux ses pouvoirs, mais c’est plus compliqué avec Natalia dans sa tête et son rapport avec la Secte ou les autres Effigies.

J’ai bien aimé que dans ce roman on aille plus loin que le simple combat des effigies contre les spectres, l’intrigue se complexifie rapidement et de plusieurs manières ce qui est vraiment intéressant (même si on plaint les Effigies dont l’espérance de vie en temps « normal » n’est déjà pas bien longue !). En plus du problème « Saul » les effigies se rendent compte que la Secte leur a caché un certain nombre de choses et qu’elle est partiellement corrompue (mais difficile de savoir la limite entre les « gentils » et les « méchants »). La relation avec Belle est toujours compliquée et ce problème pas vraiment aidé par la présence de Rhys.

L’intrigue avance vite et la fin est un véritable retournement de situation qui donne envie de lire la suite immédiatement.

Malgré tout, il y a quelques points négatifs au tableau. Il y a peut-être un peu trop d’événements en même temps, si on ne se perd pas pendant la lecture, c’est plus difficile d’y réfléchir à tête reposée. Et de ce fait, si les effigies forment un groupe plus soudée, Chae Rin et Lake sont un peu sous-exploitées, elles sont présentes mais assez interchangeables et presque plus des faire-valoirs que de véritables personnages, ça m’a un petit peu déçu.

Mais dans l’ensemble on passe un bon moment et même si je ne lis pas le dernier tome de suite pour avancer d’autres lectures, je le lirais sans hésiter !

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Le Service des manuscrits

Antoine Laurain

Violaine Lepage est une célèbre éditrice parisienne. Lorsque son service des manuscrits déniche Les Fleurs de sucre, un premier roman envoyé par la poste, elle pense avoir trouvé une pépite. Elle n’est pas la seule puisque bientôt le roman est choisi sur la liste du Goncourt. Pourtant, Violaine n’a jamais rencontré l’auteur et celui-ci fait la sourde oreille à ses mails insistants… Et tout ce complique encore lorsque la police vient la voir, car les meurtres décrits ressemblent traits pour traits à une affaire en cours.

L’année dernière, j’avais lu de cet auteur Millésime 54 qui j’avais apprécié sans plus. Attirée par le titre dans ma PAL, je n’avais pas fait attention à l’auteur au premier abord ce qui a permis de me garder des préjugés. J’ai bien aimé le début de ce roman et toute la partie sur le fonctionnement du service des manuscrits. Un boulot qui personnellement me tenterait beaucoup, même si en réalité, je pense lire plus souvent de bons romans directement parus en librairie que dans le tas qui arrivent en maison d’édition où seulement quelques uns par an sont sélectionnés !

La suite du roman m’a moins plût. En fait, j’ai vu venir la plupart des rebondissements et même si je n’étais pas toujours juste à 100%, j’avais compris l’essentiel du roman. Vu que je suis d’habitude assez nulle pour deviner les idées des auteurs de romans policiers, je me dis que celui-ci ne doit pas être hyper abouti.

Néanmoins, c’est un roman court, je l’ai lu dans une après-midi et intéressant par certains côtés ! à vous de voir !

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Je suis ton soleil

Marie Pavlenko

Deborah ne commence pas sa terminale sous les meilleurs auspices. Le chien recueilli par sa mère est moche, gros, pue et en plus non seulement elle doit le sortir tous les jours, mais il a mangé toutes ses chaussures ! Pourtant ce n’est rien à côté du reste. En classe, elle est séparée de sa meilleure amie ; sa mère a un comportement compulsif des plus bizarres en découpant des morceaux de magazines et son père, stressé par son boulot, n’est jamais là.

L’année dernière, j’avais adoré Un si petit oiseau, de la même auteure. Ce roman sortant en poche également chez les adultes (comme Les Petites reines de Clémentine Beauvais et Fourmi rouge de Chazerand) (et que je suis plus spécialisée en adulte), l’excuse était donc toute trouvée pour le lire !

Alors même avant d’entrer dans le détail, je trouve que le roman fait quand même très ados. Il vaut mieux le considérer comme un livre ados agréable à lire pour les adultes que comme un poche adulte, le côté lycée est très marqué.

L’histoire commence de toute manière de façon assez classique, mais l’auteure a su éviter de nombreux écueils. Même si les gros événements perturbateurs arrivent un peu tard dans la narration, je ne me suis pas ennuyée. On aurait pu croire que le roman allait vite tourner en triangle amoureux avec deux garçons à fond sur notre héroïne, mais pas du tout. De même le rapport avec la meilleure amie est bien tourné, puisque pour une fois on assiste non pas à une dispute, mais malgré tout à un problème entre elles. Même si c’est tardif, le rapport avec les parents (et surtout avec le père très absent de la première partie) est bien travaillé.

L’humour est également toujours présent, parfois un peu déjanté (comme on peut l’être en terminale) et permet de dédramatiser des situations graves et complexes.

J’ai préféré Un si petit oiseau à ce roman-là, mais j’ai malgré tout passé un très bon moment de lecture, je vous le recommande vivement !

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Une Vie de renard

Franco Limosani

Alain Fournier

Merci à Babelio et aux éditions Weyrich pour l’envoi de ce très joli livre !

En tant que fan de renard, je ne pouvais pas ne pas le demander lors de la Masse Critique ! Et je ne le regrette pas, ce livre est vraiment magnifique. Les photos nous permettent de suivre une petite renarde depuis le printemps où elle est née jusqu’à l’hiver et son passage dans l’âge adulte.

On découvre donc l’évolution de la renarde et de la nature environnante, et les prises de vue sont vraiment magnifiques. Le texte qui accompagne le livre est également très bien fait, limite romancé, mais qui nous permet d’en apprendre plus sur les renards, leurs conditions de vie, etc.

Bref, un très bel ouvrage, je suis heureuse de l’avoir dans ma bibliothèque !

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Comment être aussi cool que Nina Hill

Abbi Waxman

Nina est rousse, libraire, adepte de quizz de culture générale, adore les chats et ultra-organisée. Sa vie est plutôt tranquille jusqu’à ce qu’elle apprenne la mort du père qu’elle n’a jamais connue et qu’elle se découvre une grande famille !

J’avais envie d’une lecture rapide et sans prise de tête au moment du rush des fêtes, ce roman traînant sur ma liseuse, je me suis dit, pourquoi pas, d’autant plus que l’héroïne a un certain nombre de points communs avec moi !

Bon, soyons clair dès le départ, si vous cherchez un roman hyper original, avec une intrigue un peu intense et des personnages atypiques, passez votre tour ! C’est vraiment un roman de canapé (lecture sous plaid avec à portée de main : thé/café/chocolat chaud et petits biscuits/cake/chocolat/autre douceur ; et si possible, grand bonus : un chat qui ronronne).

L’intrigue n’est pas folle, on se doute dès le début de ce qui va se passer : de qui elle va tomber amoureuse, ce qui découlera de la mort du père et de l’avenir de la librairie. Mais la façon de raconter est sympathique, avec des références très actuelles (comme Harry Potter, entre autre), et un humour qui égaye les pages, les faisant défiler toutes seules !

A lire si vous voulez passer un bon moment sans prise de tête et même en reposant vos neurones ! 🙂

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