Le Garçon

Marcus Malte

Au début du XX ème siècle, le garçon doit partir à travers le monde, à la suite de la mort de sa mère. Ce jeune homme qui ne parle pas, qui ne connaît rien du monde, ni des humains, va alors découvrir ce qui l’entoure, sans préjugé, avec des yeux innocents.

Ce roman est sorti il y a déjà quelques temps, je ne l’avais pas lu à l’époque, de mauvais échos sur des détails qu’il y aurait dans le livre et qui étaient en plus complètement faux. Néanmoins, il a fallu qu’on me donne le livre et qu’on me dis « lis ! » pour que je le fasse ! Et je suis bien loin de l’avoir regretté !

L’histoire est originale, même s’il s’agit plus d’une succession d’aventures et de moments, mais c’est surtout l’écriture qui m’a séduite ! Un pavé de près de 600 pages, et malgré ma crainte, je l’ai lu vraiment très vite, sans m’en rendre compte.

Le personnage du garçon est vite attachant, et même, vu qu’il ne parle pas, on a parfois l’impression qu’il est comme nous, spectateur de sa propre vie. On a parfois ses ressentis, mais ce ne sont jamais des mots clairs, comme si même dans sa tête il ne faisait pas de phrases articulées, on pourrait presque dire qu’il a un langage à lui, plus animal qu’humain, puisqu’il comprend et se fait comprendre, sans essayer de communiquer comme les humains.

D’autres prennent le relais du langage, notamment l’ogre des Carpates, Brabek et Emma, deux personnages qui ont, eux, beaucoup de choses à raconter/

La poésie est inhérente à ce roman, l’histoire aussi, puisque se rapproche la guerre de 14-18, et que des rappels de ce qui se passent dans le monde, bien loin des oreilles du garçon, nous sont régulièrement prodiguées.

La fin du roman, si elle est dans une suite logique, m’a un peu moins plût. Disons que pour ma part, le point d’orgue du roman est le passage avec Emma, entouré de deux moments fort, avec Brabek et la guerre, mais qu’on redescend par la suite. La boucle est bouclée, certainement. Comme le garçon, on aurait préféré que les bons moments durent toujours, même si d’un point de vu narratif, cela aurait certainement perdu de son intérêt.

Bref, ce roman a été une vraie surprise, une vraie bonne surprise, et assurément un coup de cœur !

Publicités
Publié dans Histoires de vie, Lecture | Tagué , , , , , , , , | Laisser un commentaire

La Morte Amoureuse

Théophile Gautier

Merci à Babelio et aux éditions Yaka, pour m’avoir envoyé ce livre.

La Morte amoureuse est l’une des nouvelles les plus connues de Théophile Gautier. On y rencontre un jeune narrateur, bientôt prêtre, qui croise les yeux de la belle Clarimonde qui fait chavirer son cœur et sa vie.

J’avais déjà lu cette nouvelle, j’aime beaucoup Théophile Gautier, mais c’était l’occasion de relire un classique et je trouvais la couverture de cette nouvelle maison d’édition jolie.

D’ailleurs je trouve que c’est une bonne idée de la part de la maison d’édition d’avoir voulu rendre les textes classiques accessibles financièrement (même si les grands éditeurs s’y sont mis aussi), mais c’est encore une jeune maison, je n’ai pas trouvé d’autres textes susceptibles de retenir mon attention sur leur site et les autres couvertures ne sont pas aussi jolies que celle-ci. De même les explications en fin de livre sont très succinctes et n’apporte pas beaucoup plus d’éclairage à ce que peut nous dire wikipedia, c’est un peu dommage. Je suppose que c’est le début, le temps qu’ils se lancent vraiment !

Le texte, en revanche, ne m’a toujours pas déçu. Même si c’est très court, on retrouve bien la plume de Gautier et son amour pour les descriptions. Il s’agit également d’une histoire de vampire, plus de 60 ans avant Dracula ! On voit également qu’il s’agit également inspiré de la littérature médiévale, puisque Clarimonde a les mêmes mots que la plupart des fées celtiques, elle l’aime depuis toujours, ce qui sous-entend qu’elle n’a pas le même rapport au temps qu’un humain et donc qu’elle fait partie de l’autre monde. Son nom lui-même fait penser à un oxymore, un jeu de l’auteur entre Claire et immonde, qui semble caractériser le personnage de deux manières contradictoires, mais qui montre bien sa vraie nature. On a le même balancement entre le narrateur et le prêtre qui le met constamment en garde.

Bref, un petit texte classique, que j’affectionne particulièrement, une jolie couverture, que demander de plus ?

Publié dans Babelio, Fantasy/SF, Lecture | Tagué , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Loup et les hommes

Emmanuelle Pirotte

Durant l’hiver 1663, Armand, le marquis de Canhilac voit lors d’une soirée une jeune Amérindienne a la beauté singulière. A son coup, un saphir qu’il reconnaît aussitôt, c’est la bague que portait son frère, Loup, qu’il croyait mort depuis une vingtaine d’années ! Malgré ses problèmes de santé, la culpabilité est la plus forte, il décide de traverser les océans à la poursuite de ce frère qu’il a trahi. En compagnie de son valet Valère et de la jeune Antoinette rencontrée sur le bateau, le marquis replonge dans les souvenirs de son enfance, le ramenant auprès de ce frère adopté, plus beau, plus aimé, plus courageux que lui, mais aussi également orgueilleux et insupportable à ses yeux.

Il y a 2 ans, j’avais lu De Profundis de cette même auteur, et j’avais été assez déçue. Même si le sujet me tentait j’étais donc moyennement motivée pour lire ce roman, mais j’ai été convaincue par une amie, je me suis donc lancée et je ne l’ai pas regretté !

Dans ce roman, on voyage ! On prend le bateau par gros temps, pour arriver dans les Amériques. Là on découvre une nature foisonnante et des personnages haut en couleur. Le point de départ de ce roman, c’est la relation entre Loup et Armand, lorsqu’ils étaient enfants. Loup, l’enfant adopté qui a pris toute la place dans le cœur de ses parents adoptifs et Armand, l’enfant naturel mais jamais aimé. Loup, beau, grand, séducteur, même si parfois orgueilleux et violent ; face à lui Armand, toujours un peu malade, sans vraiment de caractère. Et qui pourtant trahira son frère. La culpabilité le ronge donc depuis 20 ans, jusqu’à le pousser dans ce voyage qui le conduira plus loin qu’il ne le pense !

Une fois nos personnages arrivés en Amérique, on a aussi le point de vue d’autres personnages, dont l’un Vieille Épée, un blanc qui vit parmi les Indiens.

Les personnages sont attachants, ils évoluent dans le roman, on a pas forcément le même avis sur eux selon les points de vue. La jalousie fraternelle est au centre du roman, c’est la relation de Loup et Armand qui entraînent tous les autres personnages dans cette grande aventure.

Le côté historique du roman tient vraiment la route, on est immergé dans un univers réaliste et tout en couleur !

En bref, j’ai adoré ce roman, les 600 pages sont passées toutes seules et je vous le conseille vivement !

Publié dans Histoire/Romans Historiques, Lecture | Tagué , , , , , , , | Laisser un commentaire

Deux femmes

Denis Soula

Merci à Babelio et aux éditions Joëlle Losfeld pour m’avoir permis de découvrir ce roman.

En France, deux femmes aux destins très différents vont se croiser le temps d’une nuit. L’une est une mère de famille célibataire dont la fille aînée est morte récemment. L’autre est une tireuse d’élite des services secrets.

Ce roman est très court, une centaine de pages à peine. On suit le destin des deux femmes jusqu’à ce qu’elles se rencontrent. La première a perdu sa fille récemment. Comme le résumé parle de terrorisme, je me suis posée la question tout au long du roman si la jeune fille était morte à cause du terrorisme, mais on a finalement aucune information là-dessus.

Quand à la seconde, même si on en sait plus sur elle, il est difficile de s’attacher à elle.

Leur rencontre sort un peu de nul part, j’ai trouvé que l’action était un peu floue. La 4ème de couverture présente l’histoire comme une nuit de rencontre, mais c’est à la fois rapide et court. Si l’auteur avait commencé par la nuit, avec des flash back et des vraies conversations entre les deux femmes, on aurait pu avoir un peu plus de suspens et de profondeur.

Bref, comme vous pouvez le voir, je suis assez déçue par ce petit roman, le sujet permettait de faire quelque chose de vraiment bien et là c’est à la fois trop rapide et pas assez fouillé. Dommage !

Publié dans Babelio, Histoires de vie, Lecture | Tagué , , , , , , | 2 commentaires

Troisième Personne

Valérie Mréjen

Dans ce court roman d’une centaine de pages, l’auteur nous raconte l’histoire d’une famille, du moment où les parents ramènent cette « troisième personne » à la maison, jusqu’aux deux ans de l’enfant.

Même si aucun personnage n’a de nom, on est plutôt du point de vue de la mère qui redécouvre le monde qui l’entoure, qui semble avoir changé alors que c’est elle qui a été bouleversé par la venue de l’enfant.

Certains passages sont très réalistes et bien décrits, mais finalement, tout ce qui concerne le bébé en lui-même (les couches, les biberons, les petits tracas) auxquels on pourrait s’attendre dans ce livre, ne sont quasiment pas abordés. Pour ma part, j’ai trouvé que ça rendait le récit un peu impersonnel, et si les mamans s’y retrouvent peut-être, ça ne donne pas forcément une idée de ce qui attendent les mamans en devenir.

Donc je suis un peu partagée pour ce roman, qu’on peut lire d’une traite, mais qui ne restera pas forcément en mémoire !

Publié dans Histoires de vie, Lecture | Tagué , , , , , , , | Laisser un commentaire

Fandom

Anna Day

Violet est une jeune lycéenne, plutôt timide, mais passionnée toute entière par son roman préféré, La Danse des pendus, adapté au cinéma, dans la même veine qu’Hunger Game et Divergente. Alors qu’elle va rencontrer les acteurs du film, avec son petit frère et ses deux meilleures amies, costumés comme il se doit, un incident se produit et les voilà projetés dans l’univers du roman ! L’histoire semble parfois suivre son court, mais il y a des différences à cause d’eux, dont certaines majeures, pourtant ils devront aller au bout de l’histoire pour revenir dans leur réalité !

Après toute cette rentrée littéraire, j’avais envie d’un roman pour ados, une bonne dystopie et Fandom répond à tous ces critères.

Le nom du roman nous met directement dans l’ambiance, et on sent les inspirations de l’auteur, qu’elle ne cache d’ailleurs pas puisque ses héros sont fans des mêmes livres que nous avec des références aux personnages ou à la manière dont l’intrigue se déroule dans Hunger Games et Divergente par exemple.

Là, les héros tombe directement dans leur roman préféré, on pourrait dire qu’on est donc dans la pure fanficition si le roman de base ne sortait pas de l’esprit du même auteur, donnant donc une dimension différente au sujet (les fanfictions sont d’ailleurs l’un des nombreux sujets du livre). Le fait de mettre les personnages de notre monde, habitués à la fiction et connaissant par cœur le « canon », permet de jouer avec les codes de la dystopies. Les personnages sont à la fois victimes d’une certaine fatalité puisqu’ils doivent continue rà jouer l’histoire à la place de l’héroïne pour sortir du livre, mais ils ont aussi une certaine liberté, ce qui ne joue pas toujours en leur faveur.

Les personnages sont bien exploités, on trouve donc Violet, notre héroïne, qui aimerait bien devenir celle du roman, mais qui n’est (ou ne se pense) pas aussi brave que la « vraie » héroïne de la Danse des pendus. Son roman change donc en entrant dans ce monde-là et en n’étant plus spectatrice, ce qui lui permet d’avoir un regard nouveau sur les différents protagonistes.

Son petit frère apporte quelque chose de vraiment intéressant, puisqu’outre l’humour, sa connaissance du terrain et son courage ; c’est son lien avec sa sœur qui conditionne une bonne partie du roman. Alice est elle aussi un personnage intéressant, c’est sa connaissance de l’histoire et sa passion pour les fanfictions qui vont permettre à l’histoire d’avancer.

Ce roman reprend donc de nombreux codes classiques, mais les détournent, l’auteur joue avec. Je ne m’étonnerais pas d’apprendre que comme Alice ou Violet, l’auteur soit tout d’abord une auteure de fanfictions et pour pouvoir jouer avec celles-ci à sa manière, elle ai créé un premier univers où faire évoluer ses personnages.

Le rendu est très sympa, plein de références qui plairont aux fans, et l’histoire, bien rythmée, devrait vous séduire !

Ce qui serait également amusant, serait de voir si des fanfictions se font autour de ce roman et la réaction de l’auteur !

Publié dans Fantasy/SF, Lecture, Littérature Jeunesse/Young Adult | Tagué , , , , , , , , | 2 commentaires

Le Roman de Jeanne

Lidia Yuknavitch

La Terre n’est plus que cendre et désolation. Dans l’espace le CIEL, les plus riches ont pu fuir la catastrophes, mais mal préparés, leurs corps ont subi des dommages irréparables (perte de la pigmentation, des cheveux ; stérilités et atrophie des organes génitaux), ils n’ont le droit de vivre que jusqu’à 50 ans et pour compenser tous les manques marquent leur peau avec des gryphes, un mélange entre le tatouage et la scarification. Christine Pizan a 49 ans, la fin est proche, pourtant, elle n’a rien l’intention d’abandonner et dans cette dernière année, compte bien remettre en valeur Jeanne la Terreuse, brûlée par Jean de Men, le tyran qui les asservit.

Ce roman m’a attiré pour plusieurs raisons, la couverture, à la fois énigmatique et magnifique ; mais aussi les deux éléments suivants : la revisite de l’histoire de Jeanne d’Arc dans un monde apocalyptique et la réappropriation de Christine Pizan, une des premières poétesse française, assez peu connue.

Et dans ce roman, il y a des choses magnifiques, un engagement total, vers l’écologie, la place des femmes dans la société, la place de l’écriture, également.

Mais il y a aussi des choses qui m’ont plutôt dérangé, ou en tout cas, pas plus emballé que ça. La sexualité a une place très importante dans le récit, qu’elle soit moyen de reproduction et donc d’espoir, ou de plaisir qui a été interdit. En soit, ça ne me pose pas de soucis, mais la façon dont c’est abordé (avec la machine inventée par Trinculo par exemple) est assez burlesque, voir grotesque, et ça n’aide pas à prendre le sujet au sérieux, voir ça décrédibilisait un peu le reste. Les descriptions des tortures sont également assez graphiques et donnent la nausée, même si elles servent le récit.

L’histoire de Jeanne est intéressante, surtout sa jeunesse, mais il y a une sorte de faille temporelle, lorsqu’on la croit morte, on ne sait finalement pas très bien ce qu’elle fait, on la retrouve comme un peu par hasard et ça m’a empêché à la fois de comprendre son rôle exacte dans ces guerres assez peu ressemblantes aux nôtres et je n’ai pas réussi à m’attacher au personnage.

Jean de Men, la figure du mal, est, à mon avis, aussi sous-exploitée, surtout qu’il y a une grosse révélation sur la fin, qui ne sert finalement à rien.

En revanche, j’ai adoré le rapport à l’écriture, totalement dérivé et original.

Bref, je suis un peu mitigée par ma lecture, le fond et certaines choses m’ont plût, d’autres m’ont laissé beaucoup plus sceptiques !

Publié dans Fantasy/SF, Lecture, Nouveautés, Rentrée Littéraire 2018 | Tagué , , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Chien-Loup

Joncour

Lise décide de réserver une maison de vacances, au fin fond des Causses, un endroit si reculé que même le réseau téléphonique ne l’atteint pas ; afin de décompresser, déconnecter dans tous les sens du terme. Son mari, Franck, est beaucoup moins convaincu, surtout que pour son travail de producteur, il est toujours sur le front, face à ses nouveaux collaborateurs qui veulent vendre leurs fonds à Netflix.

En 1914, au même endroit, la première guerre mondiale a appelé tous les hommes au front. Reste seulement un allemand, un éleveur de lion, qui décide de se cacher sur le haut de la colline avec ses félins, ce qui engendre une certaine crainte au village.

N’ayant pas adoré le précédent roman de Joncour, je n’étais pas plus disposée que ça pour lire celui-ci ! Mais on m’en a fait une critique élogieuse, j’ai décidé de lui laisser sa chance et je ne le regrette absolument pas !

L’alternance des époques est un procédé maintenant classique, mais qui marche ici très bien. On suit donc d’un côté Lise et Franck, plutôt ce dernier d’ailleurs. Il y a à la fois leur découverte de ce lieu unique, du chein-loup sauvage qui vient bientôt les accompagner leur solitude et toute la thématique autour du travail de Franck. Il y a également une partie importante de l’intrigue sur le végétarisme, mais d’une manière ou d’une autre, les animaux ont une place vraiment très importante dans le récit.

D’un autre côté, en 1914, on suit la vie du village une fois que les hommes sont partis à la guerre, le manque de nouvelles, les premiers deuils, mais aussi, de façon moins classique, le travail de la terre fait par les femmes. Le dompteur de lion est donc présent à tout instant dans les esprits alors qu’au village personne ne le voit, mais les cris des félins, le fait qu’il soit allemand et un homme renforce la différence entre lui et le reste des villageois (essentiellement des femmes qui, en plus, s’occupent des moutons). La place des animaux a encore une fois une place importante, l’auteur nous décrit notamment la façon dont ils ont été envoyé à la guerre, qu’il s’agisse des chevaux, des pigeons voyageurs ou encore du bétail abattu par milliers pour ne même pas suffire à nourrir les hommes qui combattaient.

Ce roman est donc vraiment très riche, il aborde énormément de sujets, nous décrit une nature sauvage avec forces de détails visuels, olfactifs, afin de nous immerger totalement dans l’une ou dans l’autre des époques. Les personnages sont attachants et ont tous une vraie existence propre (ils n’existent pas les uns en fonction des autres, ils sont vraiment très réalistes et pourraient exister), ce qui est bien montré par la manière dont est nommé le chien-loup, une fois Bambi quand on est du point de vue de Lise, une fois Alpha, lorsque Franck est au centre du récit.

Je crois que de tous ceux que j’ai lu de la rentrée littéraire, c’est celui qui ressort le plus du lot, en littérature « blanche », en tout cas.

Un vrai coup de cœur, que je vous conseille de toute urgence !

Publié dans Histoire/Romans Historiques, Lecture, Nouveautés, Rentrée Littéraire 2018 | Tagué , , , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Un Dieu dans la machine

Alexis Broca

Le narrateur a plus ou moins raté sa vie lorsqu’il postule dans l’entreprise Larcher. Il obtient d’abord un stage, puis un boulot grâce à ses talents de rédacteur, même si l’entreprise cultive le secret, puisqu’il n’a rien le droit de dire et ne sait même pas à quoi servent les textes qu’il rédige. Peu importe, il monte les échelons, gagne de plus en plus d’argent. Sauf que la machine qu’il utilise, qui est quasiment capable de prédire le futur en analysant des données de base (en l’occurrence elle peut envisager l’avenir de sa fille à partir des données concrètes sur lui et son ex-femme), lui annonce que sa fille, justement, mourra à 17 ans. Est-ce une simple erreur ? Ou la machine peut-elle réellement prédire l’avenir, voir le contrôler ?

Ce roman est assez court et d’ailleurs heureusement car si l’idée est bonne (bien que moyennement originale à part la manière dont la situation est créée) le texte reste souvent obscur. En effet, on ne saisit jamais tout à fait ce que doit réellement faire le narrateur et la manière dont il s’y prend (ou alors je suis très bête, mais c’est quand même assez nébuleux, je trouve) et ce qui prend tant de temps à expliquer n’est finalement qu’un prétexte pour un livre de SF sur les dangers de l’intelligence artificielle.

Il y a donc des bonnes choses, de bonnes idées, de bonnes réflexions, mais tout le reste est assez attendu et parsemé de passages plutôt techniques qui finalement ne servent pas à grand chose dans l’avancement du récit.

Si vous êtes amateurs du genre, jetez un œil, sinon ce roman ne vous manquera certainement pas !

Publié dans Fantasy/SF, Lecture, Nouveautés, Rentrée Littéraire 2018 | Tagué , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Magnifica

Maria Rosaria Valentini

Quelques années après la seconde guerre mondiale, Ada Maria s’occupe de son jeune frère puisque leur mère, Eufrasia, s’étiole dans son mariage et que leur père préfère passer son temps à empailler des animaux et à voir sa maîtresse, Térésina. Mais bientôt Eufrasia meurt et la jeune fille se retrouve sans soutien. Alors qu’elle prend de plus en plus de temps pour sa balader dans les environs et fuir la maison, elle découvre un homme, un soldat allemant caché depuis la guerre.

C’est surtout pour la couverture que j’ai choisi de lire ce roman, il faut dire qu’elle colle parfaitement au titre ! L’hisoire de Magnifica (on comprend très vite qu’il s’agit de la fille d’Ada Maria) est une histoire d’amour, mais doté d’une bonne dose de tristesse qui se poursuit au fil des pages. J’ai beaucoup aimé l’écriture, j’ai été séduite dès les premières pages, même si j’ai un peu regretté que le roman traîne parfois un longueur et que la fin soit un peu rapide par rapport au reste.

Ce roman est surtout une histoire de femmes, car rapidement, c’est Térésina qui prend la place de mère dans le foyer. Alors que rien ne pouvait rapporcher les deux femmes, à priori, c’est une certaine tendresse qui va se lier entre elles, au fil des ans.

Le soldat allemande apporte un côté intéressant au récit, mais au final, même si c’est original et que leur relation est touchante, il a plus un impact indirect sur la vie de toutes ces femmes, il n’est jamais réellement acteur dans le roman.

Au final, j’ai bien aimé l’écriture, cette transmission de femmes en femmes, mais ça manquait malgré tout d’un peu de dynamisme, ce qui fait que la fin était longue à venir. Mais si vous n’êtes pas pressés, que vous avez envie d’une balade dans la campagne italienne très reculée, alors lisez-le, je suis sûre que vous finirez, comme moi, par être séduit par Magnifica et lui pardonner sa la/ongueur.

Publié dans Histoires de vie, Lecture, Nouveautés, Rentrée Littéraire 2018 | Tagué , , , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire