Changer l’eau des fleurs

Valérie Perrin

Violette Toussaint est gardienne de cimetière. Après avoir été garde barrière, l’automatisation l’a obligé à se reconvertir. Les horaires sont plus souples et il y a un jardin. Quant aux voisins ? ils sont bien moins bruyants que les trains ! La vie passe, suit son cours. Violette ouvre sa maison à tous ceux qui ont besoin de parler et de se confier. Mais un jour, un homme vient parce que la dernière volonté de sa mère est de reposer auprès d’un homme dont il n’avait jamais entendu parler. Ce petit événement, presque insignifiant, va pourtant chambouler de nombreuses vies !

Voilà des mois qu’on me parle sans cesse de ce roman, qu’il fallait absolument que je lise, voilà chose faite !

Avec déjà plus de 500 critiques sur babelio, mon avis n’est peut-être pas nécessaire, mais le voici malgré tout !

Alors soyons concise : pour ma part, ce roman n’a pas été un franc coup de cœur. Déjà, j’ai trouvé que l’intrigue était vraiment longue à démarrer (plus de 150 pages). Certes l’écriture est agréable, dynamique et on ne s’ennuie pas en lisant, mais malgré tout, j’ai eu du mal à comprendre où elle voulait en venir. Et sur l’intrigue principale et quasi policière, même reproche, c’était un peu longuet.

D’autres intrigues viennent se mêler de près ou de loin à cette première trame. Malheureusement, elles se ressemblent un peu toutes, des femmes malheureuses, bafouées, trompées ou infidèles. L’infidélité est quand même au cœur du roman, il faut bien le dire ! je ne crois pas qu’il y est un seul couple « sans accroc » dans le roman. De plus, les femmes sont parfois fortes, mais souvent des victimes et se laissent bien marcher sur les pieds par les hommes, même quand elles les aiment et les choisissent « pour de vrai ». Certains personnages sont même franchement caricaturaux et n’offrent que peu de relief.

Et pourtant, je n’ai pas détesté, loin de là. Je me suis laissée bercer par l’histoire, avec parfois une pointe d’impatience, mais j’ai dévoré ce roman en quelques jours.

Alors non, pour moi ce n’est pas un coup de cœur, ni le livre du siècle, mais j’ai beaucoup aimé certains passages, notamment sur la vie de Violette, une fois seule, les coucheries qui nous embrouillent les intrigues, pas toujours et pas par pudibonderie, simplement parce que c’était parfois juste un peu trop !

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The Effigies, 2

tome 2 : L’Assaut des ombres

Sarah Raughley

Deux mois se sont passés depuis que Saul s’est enfui. Maïa et les autres Effigies en ont profité pour s’entraîner et se préparer à affronter cet ennemi (comme si les Spectres ne suffisaient pas !). Mais pour Maïa, la présence en elle de Natalia, la précédente Effigie du feu, ne facilite en rien les choses !

J’ai lu le tome 1 il y a quasiment 3 ans, autant dire que mes souvenirs étaient parfois un peu flou, mais j’avais vraiment envie de lire ce deuxième tome ! même si l’histoire est fluide et prenante, j’ai eu un peu de mal à replonger dans le bain (peut-être aussi la faute à la fatigue et à mes capacités de concentration très élevées en ce moment (environ 2 minutes ^^)).

On retrouve Maïa peu de temps après l’avoir laissé à la fin du tome 1. Elle maîtrise un peu mieux ses pouvoirs, mais c’est plus compliqué avec Natalia dans sa tête et son rapport avec la Secte ou les autres Effigies.

J’ai bien aimé que dans ce roman on aille plus loin que le simple combat des effigies contre les spectres, l’intrigue se complexifie rapidement et de plusieurs manières ce qui est vraiment intéressant (même si on plaint les Effigies dont l’espérance de vie en temps « normal » n’est déjà pas bien longue !). En plus du problème « Saul » les effigies se rendent compte que la Secte leur a caché un certain nombre de choses et qu’elle est partiellement corrompue (mais difficile de savoir la limite entre les « gentils » et les « méchants »). La relation avec Belle est toujours compliquée et ce problème pas vraiment aidé par la présence de Rhys.

L’intrigue avance vite et la fin est un véritable retournement de situation qui donne envie de lire la suite immédiatement.

Malgré tout, il y a quelques points négatifs au tableau. Il y a peut-être un peu trop d’événements en même temps, si on ne se perd pas pendant la lecture, c’est plus difficile d’y réfléchir à tête reposée. Et de ce fait, si les effigies forment un groupe plus soudée, Chae Rin et Lake sont un peu sous-exploitées, elles sont présentes mais assez interchangeables et presque plus des faire-valoirs que de véritables personnages, ça m’a un petit peu déçu.

Mais dans l’ensemble on passe un bon moment et même si je ne lis pas le dernier tome de suite pour avancer d’autres lectures, je le lirais sans hésiter !

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Le Service des manuscrits

Antoine Laurain

Violaine Lepage est une célèbre éditrice parisienne. Lorsque son service des manuscrits déniche Les Fleurs de sucre, un premier roman envoyé par la poste, elle pense avoir trouvé une pépite. Elle n’est pas la seule puisque bientôt le roman est choisi sur la liste du Goncourt. Pourtant, Violaine n’a jamais rencontré l’auteur et celui-ci fait la sourde oreille à ses mails insistants… Et tout ce complique encore lorsque la police vient la voir, car les meurtres décrits ressemblent traits pour traits à une affaire en cours.

L’année dernière, j’avais lu de cet auteur Millésime 54 qui j’avais apprécié sans plus. Attirée par le titre dans ma PAL, je n’avais pas fait attention à l’auteur au premier abord ce qui a permis de me garder des préjugés. J’ai bien aimé le début de ce roman et toute la partie sur le fonctionnement du service des manuscrits. Un boulot qui personnellement me tenterait beaucoup, même si en réalité, je pense lire plus souvent de bons romans directement parus en librairie que dans le tas qui arrivent en maison d’édition où seulement quelques uns par an sont sélectionnés !

La suite du roman m’a moins plût. En fait, j’ai vu venir la plupart des rebondissements et même si je n’étais pas toujours juste à 100%, j’avais compris l’essentiel du roman. Vu que je suis d’habitude assez nulle pour deviner les idées des auteurs de romans policiers, je me dis que celui-ci ne doit pas être hyper abouti.

Néanmoins, c’est un roman court, je l’ai lu dans une après-midi et intéressant par certains côtés ! à vous de voir !

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Je suis ton soleil

Marie Pavlenko

Deborah ne commence pas sa terminale sous les meilleurs auspices. Le chien recueilli par sa mère est moche, gros, pue et en plus non seulement elle doit le sortir tous les jours, mais il a mangé toutes ses chaussures ! Pourtant ce n’est rien à côté du reste. En classe, elle est séparée de sa meilleure amie ; sa mère a un comportement compulsif des plus bizarres en découpant des morceaux de magazines et son père, stressé par son boulot, n’est jamais là.

L’année dernière, j’avais adoré Un si petit oiseau, de la même auteure. Ce roman sortant en poche également chez les adultes (comme Les Petites reines de Clémentine Beauvais et Fourmi rouge de Chazerand) (et que je suis plus spécialisée en adulte), l’excuse était donc toute trouvée pour le lire !

Alors même avant d’entrer dans le détail, je trouve que le roman fait quand même très ados. Il vaut mieux le considérer comme un livre ados agréable à lire pour les adultes que comme un poche adulte, le côté lycée est très marqué.

L’histoire commence de toute manière de façon assez classique, mais l’auteure a su éviter de nombreux écueils. Même si les gros événements perturbateurs arrivent un peu tard dans la narration, je ne me suis pas ennuyée. On aurait pu croire que le roman allait vite tourner en triangle amoureux avec deux garçons à fond sur notre héroïne, mais pas du tout. De même le rapport avec la meilleure amie est bien tourné, puisque pour une fois on assiste non pas à une dispute, mais malgré tout à un problème entre elles. Même si c’est tardif, le rapport avec les parents (et surtout avec le père très absent de la première partie) est bien travaillé.

L’humour est également toujours présent, parfois un peu déjanté (comme on peut l’être en terminale) et permet de dédramatiser des situations graves et complexes.

J’ai préféré Un si petit oiseau à ce roman-là, mais j’ai malgré tout passé un très bon moment de lecture, je vous le recommande vivement !

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Une Vie de renard

Franco Limosani

Alain Fournier

Merci à Babelio et aux éditions Weyrich pour l’envoi de ce très joli livre !

En tant que fan de renard, je ne pouvais pas ne pas le demander lors de la Masse Critique ! Et je ne le regrette pas, ce livre est vraiment magnifique. Les photos nous permettent de suivre une petite renarde depuis le printemps où elle est née jusqu’à l’hiver et son passage dans l’âge adulte.

On découvre donc l’évolution de la renarde et de la nature environnante, et les prises de vue sont vraiment magnifiques. Le texte qui accompagne le livre est également très bien fait, limite romancé, mais qui nous permet d’en apprendre plus sur les renards, leurs conditions de vie, etc.

Bref, un très bel ouvrage, je suis heureuse de l’avoir dans ma bibliothèque !

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Comment être aussi cool que Nina Hill

Abbi Waxman

Nina est rousse, libraire, adepte de quizz de culture générale, adore les chats et ultra-organisée. Sa vie est plutôt tranquille jusqu’à ce qu’elle apprenne la mort du père qu’elle n’a jamais connue et qu’elle se découvre une grande famille !

J’avais envie d’une lecture rapide et sans prise de tête au moment du rush des fêtes, ce roman traînant sur ma liseuse, je me suis dit, pourquoi pas, d’autant plus que l’héroïne a un certain nombre de points communs avec moi !

Bon, soyons clair dès le départ, si vous cherchez un roman hyper original, avec une intrigue un peu intense et des personnages atypiques, passez votre tour ! C’est vraiment un roman de canapé (lecture sous plaid avec à portée de main : thé/café/chocolat chaud et petits biscuits/cake/chocolat/autre douceur ; et si possible, grand bonus : un chat qui ronronne).

L’intrigue n’est pas folle, on se doute dès le début de ce qui va se passer : de qui elle va tomber amoureuse, ce qui découlera de la mort du père et de l’avenir de la librairie. Mais la façon de raconter est sympathique, avec des références très actuelles (comme Harry Potter, entre autre), et un humour qui égaye les pages, les faisant défiler toutes seules !

A lire si vous voulez passer un bon moment sans prise de tête et même en reposant vos neurones ! 🙂

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Le vent nous portera

Jojo Moyes

Alice, une anglaise qui a dû mal avec sa famille et la société d’après la 1ere guerre mondiale, épouse un américain et ose croire que la chance lui sourit enfin. Mais la vie maritale est loin de ce qu’elle attendait, puisque son mari semble refuser tout contact et est tout entier sous la coupe de son père qui vit chez eux. Aussi, lorsqu’elle entend parler d’une bibliothèque itinérante de femmes qui se crée dans l’Etat, elle décide d’y participer. Avec d’autres femmes, elle peut enfin vivre livre (ou presque) profitant des grands espaces et trouvant de la joie en apportant la lecture aux familles isolées ; même si son mariage bat toujours de l’aile.

Le sujet, tiré d’une histoire vraie, a retenu mon attention et je me suis décidée à lire ce roman ! Moi qui avait aimé Après toi (malgré quelques maladresses), mais beaucoup moins la suite, Sous le même toit, ne m’a laissé quasiment aucun souvenir, j’avais en revanche adoré Les yeux de Sophie et celui-ci est dans la même veine !

Malgré un début un peu longuet, j’ai beaucoup aimé l’histoire qui était racontée, de ces femmes qui cherchent à la fois à travailler (ce qui n’était pas courant à l’époque) tout en faisant œuvre caritative et surtout à garder leur liberté que se soit physiquement (en parcourant à cheval de grands espaces) que psychologiquement (en n’acceptant pas la société de leur époque).

De nombreux sujets sont abordés et même si j’ai trouvé que pour un roman en parlant, ça manquait un tout petit peu de grand voyage dans la nature (même si le moment de l’orage est très prenant), le contrat est en revanche rempli concernant les femmes. On assiste à une jolie galerie de personnages (féminins, mais aussi quelques masculins sympathiques, ce ne sont pas tous des monstres) qui deviennent attachants et évoluent au fil du roman.

Une jolie histoire, à la fois tendre et réaliste, sans tomber dans le mièvre !

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La Passe-Miroir, tome 4 : La Tempête des échos

Christelle Dabos

Un peu partout, les Arches s’effondrent, les échos sont de plus en plus nombreux. Thorn et Ophélie ont donc de moins en moins de temps pour découvrir ce qui se cache derrière tout ça, derrière Dieu et l’Autre. Ophélie accepte d’entrer à l’institut des inversions afin de se rapprocher, au péril de sa vie, de leur but commun.

Même si la critique a tardé à venir (à cause des fêtes), j’ai rapidement lu le roman. Comme les précédents, il y a certaines longueurs (notamment toute la partie à l’institut où on a à la fois envie que les choses avancent et qu’Ophélie ne soit plus torturée ainsi) ; mais dans l’ensemble, je ne me suis pas ennuyée.

Personnellement, je n’ai pas été ennuyée par la fin un peu cruelle et ouverte que nous propose l’auteure. En revanche, j’aurais aimé un peu plus de moments de complicité entre Thorn et Ophélie, car même si on finit par les considérer comme un couple, ils ne font rien de primordial ensemble (dans les « morceaux de bravoure » on se souvient souvent d’Ophélie, parfois de Thorn, mais quasiment jamais d’eux ensemble). C’est ce détail qui m’a un peu chagriné, une ou deux scènes où ils auraient fait vraiment équipe avec plus de complicité aurait suffi à rendre pour moi la saga (quasi) parfaite.

En revanche, la série est vraiment aboutie, toutes les questions trouvent réponses et même si finalement ça part un peu loin, ça reste cohérent.

Concernant le personnage d’Ophélie et ses déboires médicaux, on sent que l’auteure verse beaucoup d’elle-même ce qui rend le personnage à la fois réaliste et très touchant.

En tout cas, c’est une saga que je ne regrette absolument pas d’avoir lu, je suis contente d’avoir tout pu dévorer dans un laps de temps assez court et elle trouvera certainement une place de choix dans ma bibliothèque !

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Mortelle Adèle au pays des contes défaits

Mr Le Tan et Diane LeFeyer

Adèle tombe dans un pays des contes fabuleux. Mais les princesses, si elles veulent être l’héroïne de leur propre conte de fées, doivent participer à un grand concours (alors que les princes, ils sont sûrs d’être prince à tout les coups, cette injustice !). Donc Adèle est déjà pas très contente de devoir porter une robe, de devoir faire de bonnes actions (d’autant plus que la compétition ne fait pas de cadeaux, les princesses sont aussi des pestes) et pas d’accord du tout avec le fait que les princes n’aient rien besoin de faire ! Révolution !!!

Mortelle Adèle dans les contes de fées, ça fait vraiment penser à du I hate Fairytail, en plus soft, beaucoup moins trash, plus adapté aux enfants et avec également une petite portée féministe pas déplaisante. Mais à part quelques références et quelques blagues, j’ai trouvé l’humour et l’histoire bien moins bonne que dans les Adèles classiques avec les histoires sur une page avec une chute qui pique souvent. Là on tombe un peu dans les clichés et l’histoire longue casse le côté acide des blagues courtes.

Ça reste un album sympathique qui plaira aux plus jeunes, mais ce n’est clairement pas le meilleur !

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Le Pouvoir

Naomi Alderman

Un archéologue du futur revient 5000 ans en arrière pour essayer d’imaginer le moment où les femmes ont pris le pouvoir. En effet, aux alentours des années 2000, les femmes ont développé un fuseau, une sorte de muscle près de la clavicule qui leur permet d’envoyer des décharges électriques. Les femmes alors plutôt soumises aux hommes peuvent reprendre leur vie en main et construire une nouvelle humanité.

Dans l’essai romancé de cet archéologue, on suit essentiellement trois femmes, celle qui se fait appeler Mère Eve, qui a un grand pouvoir et une petite voix dans la tête qui la guide ; Roxy, une fille de bandit au caractère bien trempé et Margot, une politicienne.

Avec ce pitch et le fait que Margaret Atwood ait aimé, j’avais moi aussi envie d’aimer ce roman. Malheureusement, il y a eu trop de petits détails qui ont un peu gâché ma lecture. Tout d’abord, le principe de base : le fait qu’un homme des ans 7000 se penche et imagine sur les années 2000 : ce côté-là est assez mal exploité dans les lettres échangées, on en voit pas bien la différence entre les années 2000 et 7000. Il remet en doute que les hommes aient eu un jour le dessus sur les femmes. A priori tout ce qui concernait le temps d’avant a été totalement détruit, mais par contre, ils connaissent encore la seconde guerre mondiale et ce qui a causé l’apparition du fuseau. Ça semble un peu contradictoire…

De plus, j’ai trouvé que le roman n’avançait pas assez. On a beaucoup de scènes ou de personnages qui se répètent encore. Le message aurait pu être plus condensé pour être plus marquant. Les femmes présentées ne sont pas vraiment attachantes non plus.

Autant j’ai trouvé bien que la civilisation construite par les femmes retombent finalement dans les mêmes travers que celle des hommes sans un côté magique et manichéen où les femmes seraient parfaites, autant c’est parfois trop caricatural.

Bref, une lecture en demie teinte, plutôt originale au début, mais un peu répétitive et pas assez incisive…

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