Brindille

Tome 2

Frédéric Brémaud, Frederico Bertolucci

Suite et fin de Brindille !

L’année dernière, cette bande-dessinée m’avait charmée et intriguée avec ses jolis dessins, sa fantasy, et ce personnage féminin amnésique. Sur la fin du tome on s’attendant à de grands bouleversements, la promesse est tenue !

On retrouve donc Brindille qui essaye d’échapper à la horde tout en apprenant à se défendre car le combat semble inéluctable. Pour cela elle va devoir affronter différentes épreuves et sa propre peur, heureusement soutenue par le loup.

La fin est plutôt surprenante et bien trouvée. Même si par moment, on ne voit pas où l’auteur nous entraîne, la magie opère et on passe un bon moment avec cette BD (je vous conseille quand même de lire les 2 à la suite, c’est plus sympa !)

tome 1 : ici

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Et le mal viendra

Jérôme Camut et Nathalie Hug

Même si ce livre peut se lire indépendamment d’Islanova, je vous conseille de le lire, avant si vous pouvez, je trouve que ça facilite la compréhension et je vais d’ailleurs me baser en partie dessus pour mon petit synopsis.

Durant les attentats du Bataclan, Morgan Scali a essayé de s’enfuir avec sa femme, qu’il tenait par la main. Mais arrivé à la porte, il s’aperçoit qu’elle n’est plus là. Le flic à l’entrée, Julian Stark, lui interdit de re-rentrer et d’aller la chercher.

10 ans plus tard, on retrouve Morgan Scali à la tête d’une ZAD sur l’île d’Oléron, qui devient bientôt l’état indépendant d’Islanova dont le but est de faire prendre conscience aux pays riches des problèmes d’eau dans les pays sous-développés ce qui entraîne la mort de milliers d’enfants tous les jours.

Si Islanova est surtout du point de vue de Julian et de sa famille puisque sa fille rejoint la ZAD, Et le mal viendra balaye une plus longue période. On suit à la fois Morgan Scali après la perte de sa femme, son voyage en Afrique d’où il tirera ses convictions, la mise en place d’Islanova, mais aussi l’après, notamment du point de vue de Julian.

C’est d’ailleurs cette construction un peu éclatée qui pourrait perdre le lecteur, surtout s’il n’a pas lu Islanova et n’est donc familier ni avec les personnages (qui sont nombreux) ni avec le sujet, même s’il est réexpliqué ici, et plus en détail.

Ce qui fait la force de ce roman, c’est le point de vue de ces deux hommes, Morgan Scali et Julian Stark, que tout semble séparer et qui ont pourtant des problématiques similaires, notamment concernant leur famille. Les deux hommes ont perdu les femmes qu’ils aimaient, ils ont chacun une fille et un garçon (même si Leny n’est que le beau-fils de Julian, il le considère comme son enfant) qui vont prendre des chemins diamétralement opposés, influençant sur les deux pères.

Mais le coup de maître, c’est le traitement du sujet écologique au milieu de ce thriller. L’eau est le sujet principal et on voit que les auteurs se sont beaucoup renseignés avant d’écrire. On peut à la fois le lire comme un manifeste, mais aussi une mise en garde, une explication de comment un homme muni des meilleures intentions peut devenir un terroriste. Rien n’est tout blanc ou tout noir, chaque personnage a ses objectifs, ses convictions et ses faiblesses.

J’ai mis un peu plus de temps à rentrer dans ce tome que dans Islanova parce que je n’arrivais pas à trouver le temps de lire plus de 10min d’affilée et avec tous les personnages, les différentes époques, etc, c’est quand même un peu complexe, donc je vous conseille vivement de prendre le temps pour l’attaquer et plonger dans ce roman ! vous ne le regretterez pas !

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Un Jardin en Australie

Sylvie Tanette

Au début des années 30, en Australie, Ann et son mari choisissent de vivre loin de leurs familles, dans une petite maison au milieu du pays. Rapidement, la jeune femme se prend de passion pour l’horticulture et décide de faire un jardin incroyable en dépit des conditions climatiques.

De nos jours, Valérie et son mari, des français expatriés, ont racheté la maison abandonnée depuis longtemps. Ils y ont eu une petite fille, mais à 3 ans, celle-ci ne parle toujours pas.

Après avoir lu deux livres plutôt longs, j’avais envie quelque chose de plus léger, au moins en terme de temps de lecture et ce fut le cas, puisque je l’ai dévoré dans la journée ! Une petite ballade en Australie, c’est plutôt rare et donc tout à fait plaisant.

J’ai bien aimé les deux personnages féminins. On a d’abord Ann, qui est assez en avance sur son temps. Même si elle se prend d’une passion obsessionnelle pour ce jardin, ce que personne ne comprend, on voit qu’elle est déterminée à être une femme du XXème siècle.

Valérie est également une femme moderne puisqu’elle tente de trouver un équilibre entre sa vie de famille et son travail qui lui prend beaucoup de temps puisqu’elle créée un festival d’art dans la région.

Comme je disais, la lecture est rapide et très fluide. Peut-être un peu trop rapide, j’aurais aimé que les narratrices nous fassent un peu plus connaître les hommes qui partagent leur vie et dont finalement on ne sait pas grand-chose ce qui empêche de s’attacher à eux et les rend assez transparents. D’autres personnages apparaissent dans le roman, souvent trop furtivement. De même j’ai trouvé qu’associer le mutisme de la petite fille et les origines de Valérie était presqu’un peu brouillon, ou peut-être un peu mal exploité.

J’ai donc aimé ce roman, j’ai passé un bon moment, mais il manque un petit quelque chose pour rendre les personnages vraiment attachants.

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L’Homme qui s’envola

Antoine Bello

Walker a la vie dont tout le monde rêve : une entreprise florissante dont il est à la tête, une clientèle fidèle, impressionnée par ses capacités ; une femme aimante ; trois enfants adorables dont il s’occupe avec plaisir. Il a tout, l’argent, le succès professionnel et personnel, mais deux choses lui manquent cruellement : du temps pour lui et sa liberté. C’est alors que petit à petit une idée lui vient, simuler sa mort et recommencer une autre vie, plus simple, ailleurs. Sauf qu’avec sa richesse, l’assurance délègue en détective privé chargé de vérifier s’il est bien mort et que celui-ci est un fin limier !

Il y a quelques années, j’avais lu Ada, du même auteur, que j’avais adoré. J’ai raté la sortie grand format, mais j’ai pu me rattraper sur le poche ! Si le ton n’est pas du tout le même entre les deux romans (moins déjanté, moins burlesque et drôle) celui-ci est également un roman qu’on ne peut plus lâcher ! en effet, on est pris dans un jeu du chat et de la souris à la « Attrape-moi si tu peux » où deux intelligences se confrontent ! j’ai beaucoup aimé les différents points de vue de la narration qui permettent notamment de mieux comprendre le point de vue de l’épouse de Walker qui aurait pu être un personnage totalement inexistant et qui gagne-là une vraie profondeur qui améliore bien le roman. En effet, la confrontation entre les deux hommes est assez technique, elle regorge d’éléments à prendre en compte, comme de multiples engrenages (ce qui personnellement ne m’a pas dérangé, j’ai au contraire apprécié le côté hautement réaliste), mais une bonne part des sentiments et ressentis viennent de l’épouse bafouée.

Donc dans un style bien différent, mais un très bon roman d’aventure, avec beaucoup de souffle et d’envergure !

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PTSD

Guillaume Singelin

Jun est une ancienne tireuse d’élite. Devenue borgne, elle est renvoyée à la vie civile, mais se retrouve dans la rue, essayant tant bien que mal de gérer sa vie contrôlée par les petites pilules qui aident à dormir et son syndrome post-traumatique.

Je ne sais pas vraiment pourquoi, mais lorsque j’ai vu cette BD, avec ce titre, je me suis dit qu’il faudrait que je la lise, elle m’appelait et m’intriguait.

Le sujet est très peu abordé, surtout en BD, et il est ici traité avec justesse, sans atermoiement. On se retrouve dans cette ville inconnue, après une guerre qui n’est pas nommée mais qui a laissé de nombreux soldats à la rue. Mais la politique n’est pas le sujet de l’histoire, c’est plutôt le côté humain qui est ici accentué, entre les soldats traumatisés et drogués et les mafieux qui contrôlent la ville.

Le graphisme est très coloré, un peu manga, avec une héroïne aux cheveux roses, mais ce n’est pas du tout enfantin, ce nombreuses scènes sont violentes.

On suit donc Jun qui est comme les autres soldats : droguée, abandonnée de tous, vivant dans la rue ; mais qui va se lancer dans une vendetta contre les mafieux qui exploitent le désespoir de ces anciens soldats. Par moment, on a des flash back qui nous montrent Jun lorsqu’elle était soldate, mais j’ai regretté que cela s’arrête à sa blessure. J’aurais aimé comprendre pourquoi elle se retrouve dans la rue de cette manière.

Malgré ce petit regret, cette BD est très immersive et nous fait comprendre une réalité qui est souvent bien loin de la nôtre.

J’ai beaucoup aimé, et je vous conseille vivement d’y jeter un œil !

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Une Évidence

Agnès Martin-Lugand

Reine mène une vie heureuse entre son fils de 17 ans avec qui elle s’entend extrêmement bien et son boulot où elle est épanouie. Mais à l’approche du bac, de la séparation pour les vacances avec son fils, la voilà stressée et inquiète. Son meilleur ami et patron lui propose donc de se pencher sur un gros dossier qui l’oblige à passer quelques jours régulièrement sur Saint-Malo. Mais sa vie va basculer.

Voilà quelques temps que je n’avais pas lu de roman d’Agnès Martin-Lugand et lorsque je l’ai reçu en SP, je me suis dit « pourquoi pas ? ». Dans ce roman, j’ai retrouvé exactement ce qui faisait la plume d’Agnès Martin-Lugand, avec les qualités et… les défauts. Parce que même si la fin réserve quelques surprises (plutôt bonnes) le début est assez évident. Dès qu’on lui parle de l’entreprise et des deux patrons qu’elle va devoir convaincre, j’avais supposé une bonne partie du roman, sans véritablement me tromper d’ailleurs.

Néanmoins, je ne suis pas sûre qu’on lise du Martin-Lugand pour avoir des twists qu’on ne soupçonnait pas et le reste du roman se lit vraiment bien. On plonge totalement dans la tête du personnage et on ressent bien tout ce qu’elle peut vivre.

C’est donc pour moi une lecture en demi-teinte, je suis un peu déçue de voir l’auteur retomber dans l’un des écueils du premier livre de l’auteur que j’avais déjà déploré à l’époque. Malgré tout, on passe un bon moment et la lecture est facile, agréable, je comprends qu’on puisse en être fan !

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Le Singe sous la montagne

Aodren Buart

Sanzang est un jeune moine, chargé par l’Empereur de retrouver les écritures de Bouddha, conservées bien bien loin. Le voyage qui l’attend promet donc d’être bien long, ce qui ne rassure pas le moine.

C’est en lisant ce livre que je me suis rendue d’à quel point je suis ignorante des légendes chinoises. Le voyage de Sanzang, texte le plus connu de la littérature traditionnelle chinoise ? inconnue au bataillon. Le roi des singes ? jamais entendu parlé… Bref, le mal était fait, il n’y a plus qu’à s’instruire !

Aodren Buart est un jeune auteur qui a voyagé entre autre en Chine, où lui est venue l’idée de ce court roman à la fois poétique et philosophique, qui raconterait le début du célèbre périple, en somme avant que Sanzang devienne célèbre, lorsqu’il était encore un jeune moine plein de doutes.

Même si j’ai regretté qu’il me manque des connaissances pou saisir toute la subtilité du texte, j’ai malgré tout pu me laisser bercer par l’histoire et l’écriture.

Un joli début de voyage, qui donne envie d’en apprendre plus !

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Mata Hari, la dernière danse de l’espionne

Philippe Collas

Le moins qu’on puisse dire, c’est que Mata Hari est fait couler beaucoup d’encre et enflammé bien des imaginations !

J’avais lu il y a déjà quelques temps le roman que Coelho avait écrit sur cette femme aussi connue que mal connue ! Cette fois-ci, c’est une biographie plus sérieuse, appuyée par de nombreux documents d’archives, parfois inédit puisque l’auteur est le petit-fils du juge qui condamna Mata Hari, et celui-ci a donc gardé nombre de documents, journal de bord de l’époque, etc.

L’auteur s’intéresse assez peu à la vie de Mata Hari avant son arrivée en France et ses débuts, en revanche, le récit est assez exhaustif sur la suite. L’auteur essaye de montrer de façon la plus objective possible ce qu’il en est de la culpabilité de Mata Hari ou de son innocence.

J’ai trouvé le travail très bien fait et tout en ayant une écriture assez narrative, on est loin du roman édulcoré et des partis pris qu’il pourrait avoir en voulant à tout prix ou accuser, ou innocenter.

Si vous êtes curieux d’en savoir plus sur cette femme, comment elle a pu se créer une telle célébrité et ce qu’il en était réellement de la terrible « espionne », je vous conseille vivement de lire ce livre !

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La Fille dans l’écran

Lou Lubie et Manon Desveaux

Colline est une jeune française qui a un projet de livre pour enfants. En cherchant des modèles pour dessiner les animaux du grand nord, elle tombe sur le site de Marley. Celle-ci était partie faire de la photographie au Canada, mais depuis quelques années, elle a surtout un job alimentaire. Les deux jeunes femmes rentrent en contact par mail, et bientôt, une conversation pleine de complicité se noue, malgré la distance, le décalage horaires et leurs vies si différentes !

J’avais été attirée par la couverture lorsque je l’ai vu et j’ai enfin pu trouver un moment pour lire cette belle histoire qui a été un gros coup de cœur. Premier point positif, c’est une histoire écrite à quatre mains, les deux auteurs se sont partagées l’espace, l’une (pour Colline) en illustrant la page de gauche en noir et blanc, l’autre (pour Marley), la page de droite en couleur. Tout en gardant une harmonie parfaite !

Même si la couverture spoile l’histoire d’amour qui va naître entre les deux jeunes femmes, ce n’est pas le plus important. Certes, ça l’est, mais c’est surtout la manière dont elles vont toutes deux grandir et se construire grâce au soutien et au regard de l’autre. Les réflexions abordées sont nombreuses, avec au premier plan, les choix que l’on peut faire dans sa vie (job alimentaire ou prendre le risque de vivre de sa passion), mais aussi l’incompréhension des proches, le regard de l’autre, le poids de la différence, etc.

J’ai été charmée dès le début, j’ai trouvé l’histoire pleine de tendresse et de charme.

Bref, pas du tout déçue, un gros coup de cœur et je vous le conseille vivement !

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Surface

Olivier Norek

Lors d’une opération, Noémie, capitaine en PJ de Paris, est blessée au visage. Au-delà du choc psychologique, c’est la moitié de son visage qui est irrémédiablement abîmé. A peine remise sur pied, elle se voit refuser de reprendre la tête de son équipe et envoyée dans l’Aveyron pour superviser un petit commissariat où il ne se passe jamais rien. Mais on retrouve quelques jours avant son départ le corps d’un enfant. Dans une campagne aussi calme où tout le monde se connaît, c’est un énorme coup dur !

J’avoue que je n’avais jamais lu d’Oliver Norek avant ce roman, aussi lorsque je l’ai eu entre les mains, j’ai sauté sur l’occasion, d’autant plus qu’on m’avait souvent vanté les mérites de cet auteur ! et je ne l’ai absolument pas regretté !

Dans ce roman, il y a deux éléments principaux, les personnages, en particulier Noémie, et l’enquête. Celle-ci se passe dans un petit village de l’Aveyron, mais le petit plus, c’est la présence d’un barrage et sous celui-ci un village englouti 25 ans plus tôt. 3 enfants disparus, un homme accusé d’enlèvement mais jamais appréhendé et tout d’un coup, un corps qui réapparaît à la surface. L’enquête est bien menée, on voit que Norek est un spécialiste et du début à la fin, on est pris dans cette intrigue qui révèle petit à petit indices et grandes révélations !

D’un autre côté, on a Noémie. Blessée au visage, elle a d’autant plus de mal à assumer ses blessures, qu’elle a été larguée par son petit ami qui a repris la tête de sa brigade à Paris, et éloignée sans façon pour aller « prendre l’air » dans un coin paumé où il ne se passe jamais rien. L’auteur décrit vraiment très bien les sentiments qui peuvent agiter la jeune femme, la colère et la haine qui déteignent sur sa personnalité, son manque de confiance, d’estime d’elle. Ce personnage brisé devient donc attachant pour le lecteur, même si elle n’a pas l’attitude la plus sympathique pour les gens qui l’entourent.

L’ensemble est très bien lié et mené ; et le titre « Surface » admirablement bien choisi, autant pour l’enquête que pour l’enquêtrice !

J’en ressors donc ravie de cette bonne lecture, si dans le livre suivant, on garde la même enquêtrice, je serais impatiente de la retrouver !

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