Le Grand Jeu

9782743637323_medium

Céline Minard

Une femme décide de s’installer dans un abri high-tech en pleine montagne. Décidée à vivre en autarcie, elle se prépare pour vivre seule, cultivant un jardin, coupant des arbres, aménageant un vivier. Le reste du temps, elle parcourt la montagne, escalade les sommets, découvre l’univers qui l’entoure. Mais au bout de quelques temps, elle se rend compte qu’elle n’est pas seule.

Ce roman alterne les descriptions de la vie de cette femme, ce qu’elle fait, ce qu’elle escalade; avec des extraits de son journal ou de ses pensées où elle s’interroge sur la Vie avec des thèmes comme le jeu, la solitude, la retraite, le secours…

Le récit est assez immersif, mais comporte aussi de nombreux défauts. Premièrement les réflexions quasi métaphysiques sont à la fois parfois compliquées et coupent le récit. Dans les passages plus narratifs, on assiste à de grosses ellipses (par exemple, elle monte en haut d’un sommet durant plusieurs pages et la ligne suivante, elle est redescendue) ce qui rend le récit plus haché. De plus, on ne connait rien ni sur elle (son nom), son passé, les raisons qui l’ont poussée à venir là, où elle est (on parle d’un sommet de 2871m, ça a l’air d’être dans une faune et flore alpine (j’ai pensé au Mont de la Fouly, en Suisse où il y a trois lacs « pas loin » par exemple), etc.

Si certains détails sont inutiles, d’autres auraient pu aider à comprendre et apprécier ce personnage qui ne se remet jamais en question et se comporte un peu comme si elle était seule dans l’univers.

Au-delà de ça et d’un vocabulaire parfois très technique, la lecture est assez fluide et agréable. On atterrit en pleine haute montagne, on imagine assez bien son campement (où d’ailleurs elle a une sacré réserve de rhum pour quelqu’un qui veut vivre avec le strict minimum !), sa maison, son petit jardin et on l’accompagne dans toutes ces escalades. Les amateurs d’escalade y trouveront sûrement leur compte, et auront sans doute envie de se lancer à l’aventure eux aussi. Quant à la venue du deuxième mystérieux personnage, je pourrais dire un peu la même chose que pour le premier : on ne sait quasi rien, un peu trop rien du tout même.

Mais dans l’ensemble c’est un roman qui se lit bien, qui donne une bonne bouffée d’oxygène et qui, par certains côtés, peut ressembler au Grand Marin de Catherine Poulain qui décrivait elle aussi une femme décidée à vivre dans des conditions extrêmes !

2016 sept rentrée litt 4

Publié dans Histoires de vie, Lecture, Nouveautés, Rentrée littéraire 2016 | Tagué , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Le 24 Août 2016 : Bague

bague_renard2

image

Llwynog décida alors de demander aux anciens comment il fallait faire. Elle alla voir une très vieille renarde, mais celle-ci n’avait également qu’une queue :

« Dis-moi, l’Ancienne, toi qui est âgée, qui a tout vu, tout vécu, pourquoi n’as-tu qu’une seule queue ? Comment puis-je en avoir 9 queues ?

– Jeune renarde, ton souhait n’est pas celui que tu penses ! 9 queues, c’est fort encombrant, crois-en mon expérience, je m’en suis débarrassée dès que j’ai pu !

– Pourquoi ?

– Je n’arrêtais pas de coincer la 8ème et 9ème, tandis que je marchais sur la 5ème et 6ème.

– Non, pourquoi as-tu renoncé ? Pourquoi avoir eu 9 queues pour s’en débarasser après ?

– J’étais jeune et curieuse.

– JE suis jeune et curieuse.

– C’est bien ce que je disais. » L’Ancienne commença à se rendormir, mais Llwynog n’abandonnait pas si facilement.

« Comment as-tu fait, l’Ancienne ?

– C’était facile, il suffit de faire approuver sa demande par le conseil. Ils te donneront une bague qui t’aidera dans ta métamorphose. Mais ça ne vaut pas le coup, petite, retourne plutôt sauter après les papillons, c’est bien plus amusant ! »

Sujet du 25 Août : Remembrance

Publié dans Défi 365 jours d'écriture, Ecriture, Travail d'écriture | Tagué , , | Laisser un commentaire

Romanesque

1507-0

Tonio Benacquista

Merci à Babelio et à Gallimard pour avoir eu l’opportunité de rajouter un livre à ma liste des romans de la rentrée littéraire !

Un couple de Français en cavale aux Etats-Unis décident de s’arrêter malgré le risque dans un théâtre afin d’y voir jouer une pièce : Les mariés malgré eux. Cette pièce raconte l’histoire d’un couple au Moyen-Âge qui s’aime plus fort que tout, notamment les lois humaines ou divines.

Les couples se confondent et la course-poursuite prend une dimension temporelle.

On m’avait promis en quatrième de couverture un livre haletant et drôle, ça n’a pas du tout pris avec moi. L’intrigue avait pourtant du potentiel, puisqu’on se rend compte très vite que les mariés du Moyen-Âge sont les mêmes qu’à l’époque actuelle et que séparés plusieurs fois, rejetés par la mort, ils se cherchent à travers le temps et les époques. Pourtant, les histoires, les changements de narrateurs et d’époque ont tendance à nous embrouiller. Autant l’histoire est bonne, autant la narration traîne en longueur et n’arrive pas à nous alpaguer suffisamment. Le roman se veut certainement fable philosophique, avec la morale, les personnages dont la personnalité cède le pas à l’intrigue (on arrive pas réellement à s’attacher à eux) ; mais la fin ne relève malheureusement pas le tout et le roman se perd dans des circonvolutions qui ralentissent le rythme et affaiblissent l’impact.

Pour moi ce n’est donc pas une révélation, mais la lecture est assez facile, si l’histoire vous intrigue !

2016 sept rentrée litt 18

mini spoiler des livres lus après, puisque j’ai lu celui-ci après un certain nombre d’autres, mais que je publie la critique aujourd’hui…

Publié dans Babelio, Histoires de vie, Lecture, Nouveautés, Rentrée littéraire 2016 | Tagué , , , , , , , , , , , , , , | 4 commentaires

Le 23 Août 2016

5b9611d088c4e8b41d5ae98fe4ec8da9

(reprise du travail, au revoir les vacances, sniff, bonjour la tonne de cartons de la rentrée littéraire!)

Llwynog était une petite renarde comme les autres. Bercée par les contes et les supers-héros renards de son enfance : un justicier qui volait aux riches pour donner aux pauvres, un trublion qui se moquait des autres animaux, des guerriers au service des lutins, l’histoire attendrissante du renard pas doué qui adoptait des poussins, mais c’était surtout l’histoire des héroïnes, ces renardes capables de se changer en femme pour séduire et voler les humains qui lui plaisaient le plus. Problème, il fallait avoir 7 queues, elle n’en avait toujours qu’une ! Sa mère avait beau lui dire que ça pousserait en grandissant, elle avait quelques doutes (sa mère n’en avait qu’une aussi), pourtant elle refusait de croire que ça soit impossible…

Sujet du 24 Août : Bague

Publié dans Défi 365 jours d'écriture, Ecriture, Travail d'écriture | Tagué , , | 3 commentaires

Colonia

Colonia

2016, Florian Gallenberger

Avec Emma Watson et Daniel Brühl

Un article très court pour vous parler de ce film sorti cette année. Je n’ai pas l’impression qu’il ait fait beaucoup parlé de lui, peut-être pas encore, je vois qu’il est encore en salle.

Il revient sur un fait historique qui s’est passé au Chili sous Pinochet, le camp Colonia, à la fois secte, mais aussi camp de torture des services secrets chiliens.

Dans ce film, Lena, une jeune hôtesse de l’air, arrive au Chili pour rejoindre son compagnon, Hans, photographe, opposants au coup d’Etat. Hans se fait arrêter et est envoyé à Colonia. Lena décide d’entrer dans le camp pour essayer de le sauver, mais bientôt ils s’apperçoivent qu’ils sont plus que prisonniers.

Il s’agit d’un très bon film, avec une bonne intrigue historique, pas mal de suspens et de tension et deux très bons acteurs, que j’aime beaucoup.

Donc si vous avez l’occasion de le voir, n’hésitez pas, il n’est pas très long en plus et il vaut vraiment le détour !

Publié dans Films et séries, Multimédia | Tagué , , , , , , , , , , | 15 commentaires

Le 22 Août 2016 : Inventaire : Qu’y a-t-il sur votre bureau ?

Pas mal de choses, malgré le peu de place (et ça n’a pas changé!). La majorité de la place est prise par mon ordinateur portable et ma souris, évidemment. Sur le clavier (enfin, juste au-dessus, j’ai quand même besoin de la place pour taper!) il y a différents petits papiers, horaires de tram, de train, pour la semaine, le samedi. Une mini To-Do list.) Non, cette fois, quasiment aucun papier et aucun sur le clavier en tout cas.

Derrière l’ordinateur, il y a quelques papiers administratifs que je n’ai pas encore triés. Non plus, ça c’est tout rangé (vive les vacances)

Au fond à gauche, il y a une petite lampe qui a cessé de marcher l’autre jour, je ne sais pas si l’ampoule est grillée, impossible de la dévisser. Elle est définitivement morte, donc exit la lampe.

À côté il y a une petite boîte avec différentes choses, baume à lèvres, trousse… Il y a aussi un arbre à bijou, avec les boucles d’oreilles et colliers. L’arbre est à droite maintenant, avec toujours le baume à lèvres. A gauche, il y a aussi un verre et un cuter.

Il y a aussi : une clé USB, une boîte de pastilles de Vitamine C avec un miroir de poche posé dessus, des huiles essentielles, un élastique, une autre clé USB, un coupe-ongle, une pince à épiler, une liste de course, un stylo bleu. A droite, il y a toujours la boîte de Vitamine C, les huiles essentielles, mais aussi un petit bol, mon portable en train de charger et un truc pour polir les ongles. J’ai aussi ma tasse et une cuillère, un stylo et un morceau de sopalin.

Et comme c’est l’heure du déjeuner il y a aussi un tasse d’eau chaude avec des gouttes aux essences parce que j’ai pris froid hier en courant sous la pluie pour attraper mon train.

Une cuillère, un fromage blanc, une gelée au gingembre et une orange !

Et comme vous voyez, il ne reste plus que les tasses et bol, le petit-dej est terminé !

Et vous, qu’est-ce que qui vous encombre ? Plutôt rangement impeccable ou joyeux bazar ?

Sujet du 23 Août :

5b9611d088c4e8b41d5ae98fe4ec8da9

Publié dans Défi 365 jours d'écriture, Ecriture, Travail d'écriture | Tagué , , | 4 commentaires

Challenge Pavé

1ere année pour moi, mais depuis plusieurs années s’organisent sur Babelio le Challenge Pavé, qui consiste à lire le plus de romans de plus de 500 pages dans l’année.

Je fais rarement attention aux nombres de pages et je suis donc curieuse de savoir combien de livres longs je lis dans l’année.

Je suis un peu en retard, mais le challenge va de début août 2016 au 1er août 2017.

Si vous voulez toutes les informations, c’est ici !

Voilà les échelons :

NIVEAU 1 – LE BURIN
Vous avez lu et critiqué 5 pavés en 1 an.

NIVEAU 2 – LA PIOCHE
Vous avez lu et critiqué 10 pavés en 1 an.

NIVEAU 3 – LE MARTEAU-PIQUEUR
Vous avez lu et critiqué 15 pavés en 1 an.

NIVEAU 4 – LA DYNAMITE
Vous avez lu et critiqué 20 pavés en 1 an.

NIVEAU 5 – LE BULLDOZER
Vous avez lu et critiqué 25 pavés en 1 an.

NIVEAU BONUS – LE CHEF DE CHANTIER
Vous avez lu et critiqué 30 pavés en 1 an.

NIVEAU BIONIQUE – ARCHITECTE
Vous avez lu et critiqué plus de 30 pavés en 1 an.

Si ça vous intéresse, n’hésitez pas à vous inscrire sur Babelio !

Logo_Babelio_new

Publié dans Babelio, Challenge Pavé, Lecture | Tagué , , , , | 2 commentaires

Le 21 Août 2016 : Description : vêtements d’une période historique précise

TRH_08_maxi

La cavalière montait en amazone, comme il était de coutume à l’époque. Elle portait certainement une chemise ou un bliaud, dissimulé par un surcot sombre. Une ceinture entourait sa taille fine pour mettre en valeur ses petits seins fermes et son ventre rond de femme. Les manches étaient évasées, parfois elles pouvaient toucher terre, néanmoins, pour monter, elles étaient plus petites. Des gants longs protégeaient les blanches mains de la noble. Sa tête était recouverte d’une coiffe blanche assez carrée.

La jeune femme devant le tableau se compara à celle du tableau. Elle portait un T-shirt sage, mais plus décolleté que la robe féminine de la noble. Son jean moulant aurait été plus qu’indécent. Ses chevilles nues qui plongeaient dans des sandales inappropriées. Ses cheveux étaient lâchés librement sur son dos, comme les prostituées d’autres fois. Son maquillage l’aurait immédiatement mis dans cette dernière catégorie également.

Pourtant pour une femme du XXIè elle était discrète et passe-partout. Elle aurait tellement aimé que les longues robes et la beauté des matières revienne à la mode. Mais elle était réaliste, l’évolution des mœurs, si elle avait fait perdre le charme de certaines vêtures désuètes, avait d’autres avantages…

Sujet du 22 Août : inventaire : qu’y a-t-il sur votre bureau ?

Publié dans Défi 365 jours d'écriture, Ecriture, Travail d'écriture | Tagué , , | 8 commentaires

La correction

la-correction-803091

Elodie Llorca

François travaille depuis quelque temps comme correcteur pour un journal. Sa patronne, Reine, est séduisante et mystérieuse, quand à son collègue ce n’est pas l’amour fou, mais toujours mieux que son ancien travail dans une papeterie. Du côté personnel, il a perdu sa mère quelques mois plus tôt, il y a de nombreuses tensions dans son couple et sa femme a confié leur chien à sa mère sans lui demander son avis.

Alors, lorsqu’il commence à soupçonner Reine de rajouter des coquilles en modifiant une lettre dans les textes qu’il a corrigé, tout commence à se détraquer. C’est aussi à cette période qu’il trouve un petit oiseau mourant qu’il décide de recueillir.

Ce roman se lit vraiment très vite et est très agréable. On a envie de savoir de quoi il en retourne, comme avec le mystère autour du journal intime de Marie (sa femme) qu’il ne veut pas lire et qu’on rêve, nous lecteurs, d’ouvrir pour comprendre ce qui se passe. L’auteur joue réellement sur les mots, démontrant comment d’une simple lettre on peut influencer la lecture et donc le réel. Si de nombreux points sont éclaircis à la fin du roman, je me demande combien de jeux elle a pu glisser dans son roman, choisissant des mots proches qui peuvent faire basculer les interprétations. Malheureusement, je ne suis pas assez maligne pour les trouver ! Je pense en tout cas qu’il y a un jeu entre « lettre » et l »être », les deux pouvant être influencés et changés par de tous petits détails.

Je me suis rapidement laissé emporter dans ce roman, avec ce héros fragilisé dans sa vie par la perte de sa mère, les difficultés de communication avec sa femme, sa relation avec sa patronne et son collègue et la venue d’un petit oiseau amorphe, qu’il tente de protéger sans réellement comprendre ses besoins.

Même si parfois on a justement envie de secouer le personnage, on reste bien accrocher à l’histoire, essayant de comprendre la cause des coquilles!

Est-ce que ça vous tente ? Il est plutôt difficile à résumer et expliquer, mais on passe un bon (court) moment !

2016 sept rentrée litt 3

Publié dans Histoires de vie, Lecture, Nouveautés, Rentrée littéraire 2016 | Tagué , , , , , , , , | 3 commentaires

Le 20 Août 2016 : Chut… qu’entendez-vous en ce moment ?

gdSFk3O

Une tondeuse au loin

Des voitures qui passent

Le coucou

d’autres petits oiseaux

Une moto

les chats qui se chamaillent

le voisin qui ferme ses volets

le train qui passe au très loin

le ronronement des appareils électriques

le bruit d’une ambulance (plus rare)

c’est calme…

 

Sujet du 21 Août : description : vêtements d’une période historique précise

Publié dans Défi 365 jours d'écriture, Ecriture, Travail d'écriture | Tagué , , | 4 commentaires