Miss Islande

Audur Ava Olafsdottir

En 1963, en Islande, Hekla aimerait devenir poète, écrivain. Mais dans ce petit pays, les femmes n’écrivent pas, et puisqu’elle est jolie, pourquoi ne pas vouloir devenir Miss Islande ? mais ce n’est pas du goût de la jeune femme qui préfère gagner sa vie en travaillant… tout en écrivant quand même !

J’ai une nouvelle fois donner une chance à Olafsdottir avec son nouveau roman, n’ayant toujours pas lu Rosa Candida dont j’ai entendu tant de bien et n’ayant jamais été vraiment emballée par les deux romans que j’ai lu d’elle. Et malheureusement, ça a encore une fois été le cas. Le roman est court, pourtant, j’ai eu du mal à le finir. Le sujet était intéressant, j’ai appris des choses sur l’Islande et leur poésie, leur culture littéraire ; mais je n’ai pas été emportée par le récit, ni séduite par les personnages. A la rigueur, la meilleure amie d’Helka m’a un peu touchée et amusée, mais ni vraiment Helka, ni son amant, ni son ami n’ont su m’interpeller vraiment. En plus, de nombreux thèmes déjà vus chez Olafsdottir sont encore une fois abordés ici et ça n’ajoutait pas grand-chose de plus.

Donc je n’ai pas été vraiment convaincue par ce roman, même s’il y a de bonnes choses, il n’a pas su me faire voyager !

17ème livre de la rentrée littéraire

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D’innombrables soleils

Emmanuelle Pirotte

Christopher Marlowe est retrouvé quasiment mort dans une ruelle. Il est recueilli par Walter son ami et surtout ancien amant, qui va le soigner. Chez cet homme, Marlowe rencontrera Jane, la femme de Walter, pour qui il éprouvera une passion vive.

De Christopher Marlowe je ne connaissais que le nom qui ne m’évoquait, je vous l’avoue, pas grand-chose. Contemporain de Shakespeare (certains pensent qu’il a écrit plusieurs de ses pièces, voir qu’il était Shakespeare), il est connu pour ses pièces plutôt violentes pour l’époque, notamment sur la religion, dans une Angleterre élisabéthaine très corsetées ; et pour son homosexualité.

D’Emmanuelle Pirotte j’avais déjà lu De profundis que je n’avais pas trop aimé et Loup et les hommes, l’année dernière, que j’avais adoré. Je me suis donc dis que se serait une belle découverte d’un personnage historique que je ne connais pas.

Le roman part du principe que Marlowe n’est pas mort le jour officiel de sa mort, mais quelques temps plus tard. C’est cet entre-temps que nous raconte Emmanuelle Pirotte.

Eh bien, quelle drôle d’idée ! Je vous le dis tout de suite, je n’ai pas aimé ce roman. Pour moi il n’apporte rien et est sans grand intérêt. Non seulement ce que je sais de Marlowe, je le tiens toujours de Wikipédia, mais en plus je ne sais même pas si on peut dire que ce roman est « historique ». en gros, notre pauvre Marlowe, présomptueux et impétueux, reste la plupart du temps au lit, si ce n’est pour se remettre de ses blessures en se souvenant de ses amants passés, c’est pour coucher avec Jane, la femme de son ami. Celle-ci est également prise par la passion charnelle et littéraire, mais même ce détail ne change pas grand-chose. Je n’ai réussis à m’attacher à aucun des personnages, leurs histoires de coucherie, que se soit avec des hommes ou des femmes, n’apportent rien et sont parfois vraiment crues.

J’aurais aimé un roman historique qui refaisait vivre cette période, m’apprenait des choses, me montrait des personnages touchants avec des failles, comme dans Loup et les hommes, là je n’ai lu qu’une longue divagation érotique sans grand intérêt !

16ème roman de la Rentrée littéraire

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Girl

Edna O’Brien

En 2014, un fait défraie la chronique, des dizaines de lycéennes sont enlevées pour être vendues comme épouses ou prostituées aux djihadistes. Edna O’Brien nous fait entrer dans la tête d’une de ces jeunes filles, depuis l’enlèvement, en passant par les mauvais traitements, le mariage forcé, la fuite avec son bébé, jusqu’à un retour bien loin de ce qu’elle attendait.

Edna O’brien signe ici un roman très fort. Elle nous fait plonger dans le quotidien de cette adolescente, emmenée de force, violée à de multiple reprises, humiliée, battue, affamée ; mariée à un homme qui heureusement n’est pas le pire d’entre eux. Jeune maman, elle arrive à s’enfuir dans des conditions épouvantables. C’est une magnifique histoire de courage et d’amour maternelle, mais une atroce histoire qui ne fait que refléter une réalité qu’on ne veut souvent pas voir. J’ai beaucoup apprécié la plume d’Edna O’Brien qui arrive à nous faire ressentir les tourments de cette jeune fille, en ne nous épargnant pas ses sévices, mais sans tomber non plus dans l’obscène. Et malgré tout, ce petit bout de femme ne perd jamais espoir et continue à se battre pour survivre et pour cette enfant qu’elle a mise au monde alors qu’elle n’est elle-même encore qu’une enfant.

Petit défaut, j’ai trouvé que parfois on restait un peu loin de la réalité, il y avait une distanciation, peut-être pour rendre le récit moins cruel, mais j’aurais aimé plus d’information sur le temps qui s’écoule entre les événements par exemple. De même, notre héroïne fait un bout de chemin avec une autre rescapée, mais je n’ai pas pu m’attacher à elle. En voulant nous protéger d’émotions trop violentes, l’auteure nous a un peu détaché des personnages, ce qui est dommage.

Mais ça reste une roman d’une justesse incroyable, dur mais bien écrit, qui nous emmène là, où personne ne voudrait jamais mettre les pieds, afin de déciller un peu les lecteurs de canapé que nous sommes ! Très beau livre, mais à ne pas mettre entre toutes les mains malgré tout !

15ème livre de la Rentrée littéraire

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Une joie féroce

Sorj Chalandon

Jeanne est une libraire sans histoire de 39 ans lorsqu’on lui apprend qu’elle a un cancer du sein. Son mari, déjà éprouvé par le perte de ses parents et de leur fils unique, quitte très vite la partie, la laissant se débrouiller seule. Heureusement, elle est recueillie par 3 autres femmes, rencontrées en chimio, et qui partagent une autre douleur commune : la perte ou la séparation d’avec un enfant.

De Sorj Chalandon, j’avais déjà lu Profession du père, perturbant, mais percutant et Le Jour d’avant, que j’avais beaucoup aimé. C’est donc plutôt en confiance que j’ai entamé ce roman qui se divise en deux parties. La maladie d’un côté, avec la façon dont Jeanne va le vivre, son rapport avec son mari, avec les autres, les inconnus dans la rue, ceux qui pensent bien faire, les médecins, et les autres filles en chimio. Puis son rapprochement avec celles-ci et la folie dans laquelle elles se lancent.

Si la première partie est assez classique, elle est néanmoins juste et assez réaliste. J’ai bien reconnu la plume de Chalandon qui n’hésite pas non plus à appuyer là où ça fait mal. Néanmoins, le twist est peu crédible et fait tomber le roman dans un autre style, presque décalé. Puisque ses femmes sont réunies autant par la maladie que par leur souffrance de mère, j’ai trouvé que celle-ci était peu exploitée, surtout concernant le fils de Jeanne, ce qui aurait pu expliquer un peu la réaction du mari (qu’on déteste malgré tout du début à la fin !). Honnêtement la seconde partie du roman m’a fait penser à des livres comme « Le gang des dentiers fait sauter la banque », même si le fond est plus grave, la seconde partie était plus dans cette veine-là je trouve.

Le dernier twist était plus inattendu, mais ayant finalement eu du mal à m’attacher aux personnages, je n’ai pas ressenti grand-chose.

Plutôt déçue donc, je m’attendais à lire l’un des bons romans de la rentrée littéraire et finalement je peux le rayer de ma liste de mes coups de cœur personnels pour cette rentrée !

14ème livre de la Rentrée littéraire

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Civilizations

Laurent Binet

Imaginez que les Vikings aient découvert l’Amérique bien avant Christophe Colomb, qu’ils se soient implantés en Amérique du Sud. Lorsque le fameux Christophe arrive, ils ne sont pas effrayés par les chevaux et ne tombent pas malades. Mieux, se sont eux qui repartent vers le vieux Continent où ils instaurent le culte du Soleil et rejouent en profondeur l’Histoire de notre monde.

J’étais bien inspirée par le synopsis, on m’avait promis que c’était bien plus lisible que la Septième fonction du langage (que je n’avais pas lu, ceci dit), donc, allons-y, c’était parti pour cette uchronie haute en couleur. Le roman est divisé en 4 parties, avec chacune un style bien différent. Tout d’abord la geste épique des vikings, menés par une femme qui ne se laisse pas faire ; puis le journal de Christophe Colomb ; ensuite l’histoire de la colonisation et enfin, Cervantès qui vient clôturer ce roman.

Et on voit que l’auteur a travaillé sur ce roman ! les faits se tiennent, il a repris les style des écrits de l’époque, il a travaillé sur la façon dont la religion se mêle à l’histoire, la manière dont les grands de ce monde seraient impactés par ce changement, ainsi que les peintres, entre autre, etc. Une grande fresque historique, tout à fait réaliste. Mais comme a noté marionagostini qui m’a devancée pour écrire cette critique « Aussi pénible que les relations de voyage de Marco Polo ou Colomb, bref une réussite ennuyeuse au possible » et je peux difficilement lui donner tort ! en effet, écrit comme un essai, on ne s’attache à aucun personnage alors que certains sont pourtant assez extraordinaires, avec entre autre une place donnée aux femmes plus importante que dans notre vraie Histoire !

Mais dans l’ensemble, si j’ai été intéressée, il m’a manqué le côté passion, c’est quand même triste de lire des romans historiques tirés de faits réels qui ne me passionnent pas que je vais dévorer et de rester sur ma fin alors que celui-ci est une fiction.

Bref, Civilization trouvera malgré tout son public, mais il manquait de dynamisme et de personnages attachants pour moi !

13ème livre de la Rentrée Littéraire

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La Fuite en héritage

Paula McGrath

En 2012, une gynécologue hésite entre rester à Dublin pour s’occuper de sa mère malgré les tensions de plus en plus fortes ou à partir à Londres.

Dans le Maryland, Ali est une adolescente en fuite. Sa mère vient de mourir et elle a été confié aux parents du père qu’elle n’a jamais connu, mais cette existence ne lui convient pas, elle préfère s’enfuir sur les routes avec des bikers.

En 1982, en Irlande Jasmine s’enfuit également de chez elle pour espérer faire sa vie à Londres, mais la route est semée d’embûches, même si elle se trouvera une passion interdite pour les filles : la boxe.

Je vais commencer par le gros défaut de ce roman, qui m’a gêné d’un bout à l’autre : la distinction entre les personnages. On reste un long moment avec Jasmine, du coup on oublie les deux autres, on ne comprend pas facilement les liens entre elles et il faut vraiment longtemps pour recoller les morceaux. Du coup, je me suis perdue plusieurs fois et l’alternance entre les personnages n’étant pas régulière, j’avais finalement juste envie de lire l’histoire de Jasmine. L’histoire d’Ali commence fort, mais ensuite, il n’y a plus grand-chose, et pour la gynécologue, c’est tellement anecdotique, qu’on ne s’attache pas vraiment à elle.

D’autre part, le roman est présenté ainsi « Avant que la loi sur l’avortement, votée par référendum en 2018, ne fasse sauter la dernière digue qui retenait l’Irlande dans le conservatisme, d’innombrables femmes ont été contraintes d’abandonner leur enfant à la naissance, ou bien de s’exiler pour avorter. » Je m’attendais donc à un livre qui parle de l’avortement, un peu comme Une Étincelle de vie, de Jodi Picoult, alors que le sujet est abordé de façon assez lointaine, ce n’est donc pas forcément ce qu’il fallait mettre en avant.

En revanche, l’histoire de Jasmine est superbement écrite et passionnante. Assez crue aussi, puisque la jeune fille connaît de sévères désillusions à Londres, avec des expériences sordides. Mais elle découvre la boxe et un homme qui va lui apprendre et son parcours, sa vie, va radicalement changer.

Comme je disais, lorsqu’on est avec Jasmine, l’histoire se lit toute seule et nous montre des réalités qu’on oublie facilement. L’Irlande des années 80 est assez sordide alors que ce n’était il y a pas si longtemps, les discriminations étaient nombreuses, etc. Autre petit reproche, j’ai trouvé que l’auteur survolait parfois certains détails pourtant intéressants et qu’elle n’allait pas au bout des choses. Puisqu’elle nous dit que la boxe féminine était interdite et que son roman se passe sur deux époques, pourquoi ne pas nous dire brièvement lorsqu’elle a été autorisée ? en effet la boxe qui est un des éléments central du roman, disparaît totalement (à part 1 seule référence) en 2012.

Mais malgré ces défauts, j’ai bien aimé ce roman. Ça ne peut pas être un coup de cœur à cause de la structure un peu maladroite, mais ça reste un beau roman, qui aborde pleins de sujets d’actualité, avec des portraits féminins forts et qui restent en mémoire !

12ème roman de la Rentrée littéraire

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La Chaleur

Victor Jestin

Léonard, 17 ans, passe 15 jours au camping avec ses parents. Adolescent, tout le monde lui dit de profiter, mais il se sent en constant décalage avec l’ambiance légère. Un soir, alors qu’il rentre de la fête, il voit Oscar, un autre jeune, pendu aux cordes d’une balançoire. Choqué, il le regarde mourir sans rien faire, et sans savoir vraiment pourquoi non plus, il va l’enterrer sous la plage.

Ce premier roman, très court, fait resurgir beaucoup de sensations et d’impressions. Certes je l’ai lu lors de la canicule, mais même sans cette aide, je pense que ça fait vite venir à l’esprit toutes ces sensations de moiteur, de chaleur estival, de sable sous les pieds, de touffeur sous la toile de tente, les cris de joie qu’on ne partage pas (à la fois en tant que lecteur et puisque le personnage se sent en retrait). Léonard est un adolescent comme les autres. Mal dans sa peau, il aimerait éprouver la même chose que les autres, mais ne se sent pas légitime, ce qui l’empêche de profiter des amours compliquées de vacances.

La mort s’invite au milieu de cette ambiance joyeuse. Comme le personnage, le lecteur ne comprend pas le geste du héros, qui va plomber l’ambiance évidemment. Cette impuissance, l’apparente apathie de Léonard, nous englue sur cette plage dont on aimerait profiter, nous.

Ce mélange étrange donne un livre surprenant, à peine plus long qu’une novella, qui laisse un goût étrange d’inachevé et de remords adolescent.

A lire en été, sans s’attendre à de l’exceptionnel, mais il suffit de se laisser glisser et de replonger dans ce cerveau adolescent. Avant peut-être de reprendre une vie plus saine et plus heureuse qui serait la nôtre ?

11ème livre de la Rentrée littéraire

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La Petite conformiste

Ingrid Seyman

Esther est la fille de deux drôles de numéros, un père pied-noir juif, adepte des listes et redoutant un second holocauste et une mère anticapitaliste qui est restée en Mai 68. Mais lorsqu’Esther est scolarisée dans une école catholique, l’adolescente se rend compte qu’une autre vie est possible, sans qu’on passe ses journées nus, sans qu’un père déclame la liste des choses à faire et qu’un petit frère hyper actif se casse quelque chose ou morde quelqu’un.

Le synopsis autant que la couverture m’ont donné envie de lire ce livre, qu’on peut facilement comparer à En attendant Bojangles, puisque la douce folie des parents (surtout du père ici), entraîne petit à petit toute la famille. Certaines scènes sont donc cocasses, d’autres plus acerbes, en une critique où tout le monde en prend pour son grade. Esther est par moment attachante, parfois plus casse-pied, mais son rapport conflictuel avec son père est assez drôle, puisqu’elle l’a compris très vite, pour que sa mère (et donc son frère et elle) puissent être véritablement libres et heureux (l’être pour de vrai et non se le faire croire en étant anticonformiste), il faut que ses parents divorce ou que son père meurt !

La fin du roman, volontairement abrupte, ne m’a pas plût. J’ai trouvé qu’elle sortait de nulle part, ne résolvait rien et n’apportait rien, ce qui est vraiment dommage. Du coup, j’en ressors en demi-teinte, j’ai passé une bonne lecture, mais sans être transcendée et je ne pense pas qu’il restera très longtemps dans ma mémoire.

10 ème livre de la Rentrée littéraire

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La Calanque de l’aviateur

Annabelle Combes

Leena a hérité d’une forte somme d’argent à la mort de son père. Cette jeune femme quasiment mutique décide d’acheter une ancienne mercerie perdue au milieu de nulle part pour la transformer en librairie et redonner vie au village et à ses habitants. Son frère, Jeep, est quant à lui parti en Amérique, sur les traces de leur mère qui y a disparu sans donner de nouvelles.

Une histoire de libraire, d’amoureux des mots, une histoire de famille et de passé, tous les ingrédients étaient présents pour faire un bon livre, lumineux, avec un côté feel good parfait pour ne pas plomber la rentrée littéraire.

Les personnages sont plutôt attachants, avec leurs failles et leurs forces. Même si la librairie n’est pas vraiment conventionnelle et certainement utopique, l’essentiel est plus dans les personnages que va rencontrer Leena et la façon dont elle va reprendre goût à la vie. J’ai un peu moins accroché avec Jeep, peut-être parce que l’Amérique et le jazz sont moins mes trucs, mais sa quête reste pertinente.

Malgré tout, j’ai eu dû mal avec l’écriture. Les poèmes en plein milieu, remplaçant le texte en prose, ont plus été pour moi une gêne qu’autre chose et n’apportait pas beaucoup au texte. Je n’ai pas été transportée par l’histoire, alors que rétrospectivement, en écrivant cette critique, elle m’apparaît plutôt sous un bon jour. Alors soit j’étais dans une mauvaise phase pour lire ce roman, soit l’écriture pose soucis, mais j’ai trouvé ça dommage de me forcer à avancer dans ma lecture alors que j’aurais pu bien plus en profiter !

A vous de me dire ce que vous en avez pensé !

9ème livre de la Rentrée littéraire

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Les Choses humaines

Karine Tuil

Jean Farel tient un journal politique à la télévision depuis de nombreuses années. A l’âge où beaucoup aimerait le voir prendre sa retraire, il s’accroche, refusant le passage du temps et le jeunisme de la télévision. Sa femme Claire, plus jeune que lui, est également journaliste et essayiste, investie dans la cause féministe. Leur mariage de façade ne tient que pour leur fils, déjà grand, à la fac, mais fragile psychologiquement. Mais tout va s’effondrer lorsqu’une plainte pour viol va être déposée.

Il y a 3 ans, j’avais adore l’Insouciance, un livre assez difficile à rentrer dedans, plutôt long et pas facile à conseiller, mais qui m’avait transporté. Celui-ci est plus court, même si la mise en place n’est également pas très rapide. Comme dans l’Insouciance, l’auteure parle de sujets d’actualité, dans une France très réaliste et très contemporaine. Les personnages sont forts, bien travaillés, humains, avec leurs qualités, mais aussi leurs énormes défauts. Le procès qui se tient pour l’affaire de viol est très bien décrit, on rentre vraiment dans la machine judiciaire française. Même si on est plus du côté de l’accusé et de sa famille, ça n’empêche pas d’avoir les deux côtés de l’histoire, avec cette conclusion que dans des affaires pareilles, la vérité est bien difficile à trouver.

J’ai passé un bon moment avec ce roman, la lecture est immersive, prenante, la situation comme les personnages sont réalistes. J’ai peut-être été un peu scotchée que lors de l’Insouciance, mais ça reste un très bon livre !

8ème livre de la rentrée littéraire

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