Une Histoire des abeilles

Maja Lunde

Merci à Babelio et Les Presses de la Cité pour ce roman de la rentrée littéraire 2017 !

En Angleterre, au milieu du XIXe siècle, William est en pleine dépression. Ayant réalisé que sa vie de famille (avec 8 enfants) et de petit commerçant l’ont éloigné de ses rêves, il refuse de quitter le lit. Jusqu’à ce que son fils viennent enfin le voir et lui apporte un livre sur l’apiculture, réveillant sa passion pour les insectes. Il fera alors tout pour impressionner son fils.

En 2007, aux USA, George est apiculteur, issu d’une longue tradition familiale. Pourtant, des rumeurs inquiétantes se propagent de mort subites d’essaim complet d’abeille, ravageant les ruches. De plus, son fils lui apprend qu’il souhaite devenir écrivain et ne pas reprendre la tradition.

En 2098, en Chine, les insectes, et surtout les abeilles, ont totalement disparu. Pour survivre, les humains doivent polliniser à la main des champs gigantesques d’arbres fruitiers. Mais Tao espère pouvoir épargner ce destin de dur labeur à son fils. Pourtant, un accident arrive qui remettra tout en question.

Les voix des trois narrateurs se succèdent en chapitres courts et dynamiques. Même si le rapport aux abeilles est au début plus ou moins longtemps, leur incidence est au moins sous-jacente et permet de voir la façon dont le monde a dû faire face à leur disparition, dressant un tableau plutôt effrayant.

William, le premier personnage est peut-être celui que j’ai le moins apprécié des trois, puisqu’il fait passer avant tout son unique fils (classique pour l’époque), alors que ses filles ne font que graviter autour de lui, sauf évidemment Charlotte dont il ne remarque pas l’importance. Malgré son caractère orgueilleux et un peu vaniteux, malgré ses échecs répétés; on finit par s’attacher à lui.

Georges quant à lui est bourru, mais il est vite attachant. Encore une fois, c’est son fils (unique pour le coup) qui est son moteur et celui-ci, du point de vue de son père, reste mystérieux, assez flemmard en apparence et malheureusement pas intéressé par les bonnes choses.

Tao a elle aussi un fils. Mais s’il passe avant tout pour elle aussi, on est plus rapidement touché par son attitude, parce qu’au début c’est pour lui assurer un meilleur avenir, puis tout simplement sa souffrance au moment de l’accident, et non l’envie de transmettre un patrimoine. Si les deux sont également compréhensible, l’amour maternel est fort bien exprimé et on ne peut que souffrir avec elle.

Ce roman est donc très prenant. Le sujet fort intéressant et d’actualité, puisque la vie de misère de Tao pourrait se rapprocher de celle que nous aurons si les abeilles continuent à disparaître ainsi. Même si la fin est un douce-amère et se traîne un peu plus, j’ai été accrochée par les chapitres dynamiques, les coupures et le suspens bien mené, l’humanité des personnages et la conscience qu’il s’agit d’un problème actuel.

Un bon roman, que je vous conseille très vivement !

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3 commentaires pour Une Histoire des abeilles

  1. J’ai vu ce livre en libraire il y a quelques jours et j’avais bien apprécié le résumé. Ton avis ne fait que me conforter dans mon choix de l’acheter.

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